L’art de la Lutherie

L’art de la Lutherie

Avant d’être des instruments utilisés par le talent des musiciens, le Violon, l’Alto ou même le Violoncelle passent par les mains prodigieuses d’un Luthier. Métier fascinant mais peu connu, certaines questions peuvent se poser : Qu’est-ce que la Lutherie ? Quelles sont les étapes de fabrication des instruments à cordes frottées ? Dans cet article, nous vous dirons tout sur la Lutherie : Toutes les techniques, pratiques et matériaux utilisés pour la fabrication, ne seront plus un secret pour vous.

 

Le métier de luthier

Le luthier, grâce à sa haute expertise, fabrique, restaure et accorde des instruments de musique à cordes frottées tels que par exemple le Violon, l’Alto ou le Violoncelle. Ils sont également experts dans l’entretien et la restauration de ces instruments.

Dans un atelier, le luthier va progressivement façonner, et ce, pièce par pièce, un instrument. Il possède une excellente oreille musicale et il sait façonner le son de l’instrument qu’il crée ou répare. Dans de nombreux cas, il est très doué pour jouer des instruments dont il est devenu un expert. C’est donc un artisan passionné, mélomane, possédant de solides connaissances en musique et en acoustique et faisant appel à tous ses sens : la vue, le toucher, l’ouïe et l’odorat.

À l’origine, le luthier était le fabricant du “Luth”. Mais le temps passant, le terme de “Luthier“ s’est étendu pour désigner aujourd’hui le fabricant des instruments du Quatuor à cordes.

Actuellement, l’industrie du luthier offre de nombreux aspects :

  • L’entretien d’un instrument. C’est l’activité la plus courante destinée à conserver un instrument dans un état de fonctionnement optimal pour le musicien
  • Les réparations. Elles peuvent être assez complexes et nécessitent une très bonne expérience, la capacité de construire un plan d’intervention ainsi qu’un haut degré de respect pour le travail d’origine
  • La création. C’est la base de l’apprentissage pour tout jeune étudiant se formant en école de Lutherie. La fabrication d’un Violon est en quelques sorte un passage “obligé”
  • L’expertise. Elle nécessite une compréhension très profonde de l’histoire du Violon et une mémoire parfaite. Les grands experts en Lutherie ont développé leur expertise via les générations anciennes qui leur ont transmis leur savoir.

    Saviez-vous que le Violon était parmi les instruments les plus appréciés des Français ? Découvrez dans cet article la liste des autres instruments

    L’art de la Lutherie
    Violon en pleine fabrication dans un atelier

Les formations à suivre

En réalité, le métier de luthier ne nécessite pas de suivre une formation “ obligatoire ”. Pour certains, seuls quelques outils et beaucoup de passion leur ont permis d’exercer ce métier. Toujours est-il, qu’il existe quelques études vous permettant d’être formé au métier de luthier. En voici quelques exemples :

Niveau CAP

  • CAP lutherie et CAP ouvrier archetier en alternance
  • CAP assistant technique instrument de musique

Niveau baccalauréat

  • BMA technicien en facture instrumentale option guitare : 2 ans après le CAP

Niveau bac + 2

  • DMA (diplôme des métiers d’arts) lutherie 2 ou 3 ans après le baccalauréat

À la suite de ces études, vous aurez les compétences et les connaissances pour devenir luthier. Et qui sait… peut-être même créer votre propre atelier?

Les qualités du luthier de demain

Comme tout autre métier, un bon luthier doit posséder quelques qualités, telles que le goût prononcé pour le travail du bois mais aussi la patience qui est sans doute l’une des plus importantes.

Un luthier se doit d’avoir également de la persévérance, de la précision et un goût prononcé pour le perfectionnisme. Parler l’anglais est aussi assurément un grand avantage : bon nombre de spécialistes du métier viennent de pays bien différents et pouvoir échanger avec eux assurera un savoir faire immense.

 

L’art de la Lutherie
Début de fabrication d’un Violon

La fabrication, l’entretien et la restauration

Grâce au luthier, des morceaux de bois sont transformés en véritables œuvres d’art visuelles et sonores. S’offre à lui le choix de les vendre directement aux particuliers ou aux professionnels. Pour la fabrication d’un instrument, un luthier commence par dessiner la forme de l’instrument. Ensuite, le luthier sélectionne lui même ses bois qui, par la suite, sont taillés, sculptés, façonnés pour en faire différentes pièces (touche, sillets, chevilles, âme, chevalet, bouton, cordier), à l’aide d’outils à main traditionnels.
Chaque pièce finit par être assemblée par un collage. Après les retouches finales, l’instrument recevra une préparation appelée fond en bois (couche de protection), avant l’application d’un vernis fabriqué par le luthier.

À côté de la maîtrise du geste et des techniques qui sont indispensables, c’est la recherche de la qualité sonore qui guide le travail à chaque étape de la fabrication.

L’entretien

Outre le montage, l’entretien constitue également une part importante, voire majeure, de l’activité de lutherie, puisque les musiciens ont besoin d’avoir des instruments de musique bien entretenus.

Le luthier est là pour optimiser les performances sonores du Violon, de l’Alto ou du Violoncelle. L’entretien consiste à empêcher la dégradation des performances de l’instrument, à restaurer ou restituer les principales caractéristiques et fonctions de l’instrument. Ce travail est effectué en relation étroite avec le musicien.

La restauration et la réparation

La réparation et la restauration ont un objectif commun qui est de remettre en état un instrument de musique. La restauration consiste à restituer à un instrument ses caractéristiques fonctionnelles et esthétiques, tout en respectant le travail de l’auteur d’origine. Cette activité nécessite des compétences très strictes et solides, basées sur une compréhension indispensable de l’histoire et des styles des instruments de musique traditionnels.

Certains instruments ayant une forte valeur, nécessitent parfois une intervention intensive à l’aide de techniques précises. C’est pour cela que ces opérations doivent être effectuées par des experts afin d’éviter toute dégradation.

Le réglage de sonorité

Il s’agit d’optimiser le son et la qualité de jeu des instruments de musique par rapport aux musiciens.

Ce travail nécessite que le luthier soit à l’écoute des instruments et des volontés des musiciens, mais aussi qu’il sache bien analyser et comprendre le fonctionnement des instruments en sa possession.

 

L’art de la Lutherie
Outils pour fabriquer des instruments du quatuor

Guillaume Kessler : Luthier du quatuor

Voici l’exemple d’un luthier talentueux, Guillaume Kessler, spécialisé dans la lutherie du quatuor, qui avec beaucoup de passion, a créé son propre atelier de Lutherie à Strasbourg. Guillaume Kessler propose un service sur mesure, capable de répondre à tous les besoins des instruments à cordes frottées, quel que soit le niveau de l’utilisateur. Guillaume Kessler a accompagné plus de 894 musiciens de niveaux et âges différents dans près de 27 pays.

En plus de son atelier de luthier à Strasbourg, Guillaume Kessler vous propose aussi une boutique en ligne contenant la plupart de ses produits et services. Où que vous soyez, vous pourrez bénéficier des avantages d’un atelier de lutherie hautement qualifié et entièrement attentif à vos besoins.
Comme il a été dit plus haut, Guillaume Kessler est spécialisé dans les instruments du quatuor et leurs archets. Mais vous pourrez également retrouver dans son catalogue des accessoires et des cordes spécialement sélectionnées.

 

Guillaume Kessler en pleine création d’un Violon dans son atelier.

 

Conclusion

Ceux qui exercent le métier de Luthier, qui nécessite de fabriquer, de restaurer et de réparer des instruments, sont des personnes possédant plusieurs qualités dont, entre autre, une grande polyvalence. Leur objectif principal est de créer un objet unique et parfait, mais aussi de fournir aux musiciens un instrument qui leur permettra de mettre tout leur talent en lumière.

 

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La musique de la période Classique

la musique de la période classique

La période musicale dite “Classique” débuta pendant la seconde moitié du XVIIIe siècle. Partant de la fin de la période Baroque, elle s’étend jusqu’au tout début du XIXe siècle, à savoir avant le commencement de la musique Romantique. La musique de la période Classique se caractérise par la domination des instruments à claviers comme instruments phares de la composition et l’arrivée des compositeurs légendaires tels que Mozart et Beethoven. La structure des orchestres était initialement la même que dans la période de la musique Baroque. En ce qui concerne les compositeurs, ils se libèrent un peu plus de l’influence des commanditaires et mécènes . Et commencent également à exprimer plus de passion humaine, de résistance et de violence émotionnelle.

 

Introduction à la musique Classique

De nos jours, quand nous parlons de musique classique, nous pensons souvent à la musique orchestrale ou à l’Opéra. Par opposition à la « diversité » de la musique populaire. En musique, le classicisme représente une manière spécifique d’écrire la musique, un style dont les compositeurs les plus emblématiques, Haydn, Mozart et Beethoven sont les principaux représentants.

Le Classicisme est le terme généralement utilisé pour désigner la période qui débute en 1750 (mort de Jean-Sébastien Bach). Et ce jusqu’à la mort de Beethoven, même si ce dernier peut être également considéré comme le père de l’époque suivante : le Romantisme. Entre 1750 et 1770 il y’a eu une phase dite “préparatoire” ou “préclassique”, la période suivante étant considérée comme point culminant du mouvement, qui voit s’épanouir le Classicisme viennois avec la maturité de Haydn, Mozart et Beethoven.

L’âge Baroque a vu le règne de l’Opéra et de l’Oratorio. Le passage de l’ère Baroque au Classicisme fût un processus compliqué. Dès 1730, une nouvelle esthétique a commencé à apparaître. Mais durant plus d’un demi-siècle, diverses tendances vont coexister, tels que le style Galant, the Rococo, l’Empfindsamkeit et le Sturm und Drang.

Envie de vous projeter quelques années avant le Classicisme ? Découvrez dans cet article, l’histoire de la musique Baroque

 

la musique de la période classique
Joseph Haydn

La composition et l’écriture

Le XVIIIe siècle a été influencé par la poursuite des changements dans le flux des idées. Notamment dans le domaine de la musique. Les compositeurs recherchent de nouveaux styles pour modifier les règles et créer de nouvelles surprises et effets émotionnels auprès du public.
À l’époque classique, les rôles d’interprète et de compositeur se sont démarqués. Le compositeur peut écrire des œuvres qui ne seront pas interprétées par lui.
Le processus du pastiche est couramment utilisé dans l’écriture : il s’agit d’un procédé qui consiste à réutiliser la matière d’une œuvre pour une autre

L’écriture musicale de la période classique est plus ingénieuse et précise. Les œuvres interprétées et composées tendent d’avantage vers la perfection que pendant la période précédente, où les compositeurs étaient souvent dépendants d’une lutherie peu standardisée et de la qualité fluctuante des interprètes. À l’ère Classique, ce seront les méthodes d’Antonio Vivaldi, de George Philipp Telemann ou de Bach qui influenceront la création. Mais aussi la pratique de la musique dans les établissements scolaires.

Le système du Contrepoint est délaissé dans sa forme la plus pure au profit de nouvelles méthodes développant une mélodie soutenue par une harmonie formée d’accords en quête d’autonomie. La musique Classique utilise des techniques musicales plus fines et diversifiées et enregistre un plus grand répertoire. Les partitions sont notées avec précision afin qu’elles puissent être transmises aux futures générations. C’est à cette époque qu’est né le terme “répertoire“ : un recueil de plusieurs œuvres.

la musique de la période classique
Antonio Vivaldi

 

Les compositeurs et leurs œuvres

La période classique voit l’apparition de grands compositeurs tels que les autrichiens Wolfgang Mozart et Joseph Haydn, ainsi que l’allemand Ludwig van Beethoven et les fils de Jean-Sebastien Bach : Wilhelm Friedman Bach, Karl Philip Emanuel Bach et Johann Christian Bach.
Luigi Boccherini est l’un des plus reconnus des compositeurs Italiens.

Le compositeur Christoph Gluck, qui officia longtemps en France, réforma l’Opéra. Johann Stamitz quant à lui, fonda l’école de Mannhein où il perfectionna la Symphonie que nous connaissons aujourd’hui. Les fils de Bach associent le style Baroque de l’œuvre de leur père à la musique Classique des compositeurs Haydn et Mozart. L’italien Luigi Boccherini fût particulièrement reconnu pour la composition de son Quintette à cordes avec deux Violoncelles.

Les œuvres qui ont marqué la période Classique :

  • Les Opéras de Christoph Gluck : Orphée et Eurydice , Iphigénie en Aulide , Iphigénie en Tauride, Armide et, La Rencontre Imprévue
  • Les Symphonies de Haydn : n°6 Le Matin, n°7 Le Midi , n°8 Le Soir, n°51 Les Adieux, n°85 La Reine de France et Symphonie no 92 Oxford…
  • Les Concertos pour Piano de Mozart : n°9 « Jeunes Hommes », n°20, n°21. Ainsi que les Opéras Idoménée, L’Enlèvement au Sérail, Les Noces de Figaro, Don Giovanni et Cosi Fan Tutte…
  • Les Concertos de Beethoven : n°3, n°4, n°5. Ainsi que les 9 symphonies, 32 Sonates pour Piano, 10 Sonates pour Piano et Violon et 17 Quatuors

 

la musique de la période classique
Luigi Boccherini

 

Les genres musicaux de la période Classique

À l’époque Classique, des genre tels que le Concerto Grosso ou les Suites de Danse sont délaissés. Tandis que d’autres styles seront été privilégiés comme la Sonate
Les genres musicaux Classique ayant également vu le jour :

  • Le Concerto Classique est différent du concerto Baroque : “soliste” et non “grosso”
  • Le Quatuor à Cordes, un genre de musique de chambre joué à l’époque en privé et souvent par des musiciens amateurs de bons niveaux. Les instruments : deux Violons, un Alto et un Violoncelle
  • La Symphonie est une forme de musique qui fait appel aux ressources de l’orchestre symphonique. La différence avec le Concerto est que tout l’orchestre de la Symphonie exécute le discours musical et non plus le soliste contre l’orchestre
  • Le Trio avec Piano est une œuvre musicale composée pour Piano, Violon et Violoncelle
  • L’Opéra a évolué pour se transformer en Opéra Seria. Son format est plus sérieux que celui de l’Opéra-Bouffe et répond à des règles musicales dramatiques très particulières. Il existe également l’Opéra-Comique français et sa version allemande : Singspiel
  • Le style Galant ou Rococo est une composition musicale conçue principalement pour divertir et émerveiller l’ouïe du public
  • Empfindsamkeit est une réponse à la mondanité du style Galant. C’est une forme qui évolue en Allemagne et qui essaye de toucher la sensibilité du public avec de fortes émotions sentimentale
  • Sturm und drang qui signifie “orage et passion”, est en même temps un mouvement politique, littéraire et musical Viennois. Ce style est né entre 1760 et 1770. En musique, sa forme exprime la passion, la douleur, la colère ou la résistance qui la contraste avec les Symphonie au ton plus joyeux. Il se caractérise également par des pauses et des moments silencieux au milieu de la musique. C’est une forme mal comprise et peu appréciée à l’époque
  • La Tragédie est un dialogue musical se passant entre deux ou trois personnages, accompagnés d’un chœur et d’un orchestre, qui interprètent des thèmes mythologiques

 

la musique de la période classique

Conclusion

Dans le Classicisme, la pensée rationnelle, la recherche de la perfection formelle et de la vie sociale n’apparaissent plus comme des sphères séparées. Le Classicisme n’est pas seulement un mouvement esthétique. Mais est aussi une vraie vision du monde, où tout n’est qu’ordre et beauté. Les leçons, la perfection formelle, harmonique et compositionnelle des plus grands de cette époque sera transmise par Beethoven à Carl Maria von Weber, Schubert, Berlioz puis Mendelssohn entre autres, qui prendront également à coeur l’entité propre qu’est l’orchestre afin d’en magnifier le langage.

 

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François-Joseph Gossec : l’ami français méconnu de Mozart

François-Joseph Gossec : l’ami français méconnu de Mozart

Jusqu’en 1789, François-Joseph Gossec fit rapidement parler de lui en tant que compositeur et connut une grande ascension. Mais sous le règne du consulat de l’Empire, on le considère comme dépassé hors des modes de son temps. L’évolution irrésistible du compositeur est très intéressante et témoigne des goûts musicaux de l’époque. Découvrez qui est François Joseph Gossec.

 

Jeunesse musicale

François-Joseph Gossec, né en 1734 à Vergnies, est non seulement compositeur mais aussi violoniste, directeur d’opéra, et pédagogue français.
Né sous Louis XV, François Joseph Gossec naquit deux ans après Joseph Haydn. Il a 16 ans quand il apprend la mort de Jean-Sébastien Bach et 22 ans à la naissance de Mozart, qui deviendra plus tard, son ami. La mort de Jean-Philippe Rameau est annoncée alors que Gossec est âgé de 30 ans.

À l’âge de six ans, François-Joseph Gossec est placé à la maîtrise de Saint-Aldéconde de Maubeuge. Il y apprend le Clavecin, le Violon, la Composition sous la direction de Jean Vanderbelen. En 1742, alors élève d’André-Joseph Blavier, il intègre la maîtrise de la cathédrale Notre-Dame d’Anvers.
À 17 ans, il est engagé comme violoniste par l’Orchestre de La Pouplinière. Il est reçu à la franc-maçonnerie et devient membre de la loge parisienne “La réunion des Arts“.

Entre 1762 et 1770, en tant que maître de la musique, il dirige le théâtre du prince de Condé à Chantilly. Puis, a servi deux autres princes : le Prince du Sang et le Prince de Conti, en tant qu’intendant de la musique.
En 1780, il devient directeur adjoint de l’Opéra. Après la démission d’Antoine Dauvergne en 1782, François-Joseph Gossec devient directeur général. Cependant, ses pouvoirs et attributions sont limités car ils entrent en conflit avec les pouvoirs du secrétaire d’État à la maison du Roi et du comité des artistes.

En 1784, il quitte la direction du comité et dirige la nouvelle École royale de chant et de Déclamation, fondée par le baron de Breteuil, et qui par la suite, deviendra le CNSMD de Paris, dont il est membre du directoire.

Nommé compositeur officiel pendant la Révolution française, il fut aussi le musicien le plus respecté sous Napoléon Ier.

Le CNSMD de Paris a connu bien des changements et des évolutions. Découvrez maintenant l’histoire d’un des conservatoires de France les plus reconnus.

 

François Joseph Gossec : l’ami français méconnu de Mozart
François Joseph Gossec

Ses débuts parisien

En 1751, Gossec quitte Anvers pour Paris, dans l’espoir de trouver une place dans le monde musical de la capitale. Il rencontre Jean-Philippe Rameau, dont il devient le protégé, et rejoint l’Orchestre du fermier général de Paris, Alexandre Le Riche de La Pouplinière, dont il sera le directeur en 1756 jusqu’à la disgrâce de son protecteur en 1762.

François-Joseph Gossec progressa en tant que compositeur, en particulier dans le domaine de la symphonie naissante. On lui doit 48 symphonies et 6 symphonies concertantes, dont la Symphonie “périodique” qui paraît comme un feuilleton. Gossec est considéré comme le « père » de la Symphonie Française.

En plus des œuvres symphoniques, Gossec a également tenté l’Opéra-Comique. Si les scènes de la Comédie-Italienne lui ont apporté un certain succès, trop d’échecs l’ont finalement fait abandonner ce genre musical. D’autant plus que la concurrence est rude face à des compositeurs tels que Philidor, Monsigny ou Grétry.

Toutefois, la musique religieuse semble avoir plus de succès pour lui : sa Missa pro defunctis, composée en 1760, aura beaucoup de succès et présente quelques similitudes avec le Requiem de Mozart. Ce qui indique que la Missa de Gossec aurait pu influencer le jeune compositeur Mozart. Cela est encore plus vrai depuis que les deux compositeurs ont noué une amitié sincère lors de la visite de Mozart à Paris en 1778.

François Joseph Gossec : l’ami français méconnu de Mozart
Wolfgang Amadeus Mozart

 

Le compositeur de la Révolution Française

À côté de son travail de compositeur, François Joseph Gossec débute une carrière rythmée par l’occupation de postes importants : la direction du Concerts des Amateurs, où il monte ses propres oeuvres mais aussi celles de ses amis. Puis il dirige le Concert Spirituel, dans lequel, il organise et programme des oeuvres provenant de compositeurs étrangers, telles que des motets de Jean-Sébastien Bach et des Symphonies de Joseph Haydn. En 1775, on le nomme Maître de Musique à l’Opéra dont il deviendra le directeur adjoint en 1780.

À partir de 1789, Gossec participe à la Révolution Française. Il a écrit plus d’une vingtaine d’œuvres patriotiques, dont l’Offrande à la liberté en 1792, qui contient la première orchestration de l’hymne nationale, la « Marseillaise ». L’Oeuvre rencontra un énorme succès. Un an plus tard, il crée Le Triomphe de la République pour commémorer la bataille de Valmy en France. Il a écrit la dernière symphonie consacrée à la cause révolutionnaire pour célébrer le 20ème anniversaire de la prise de la Bastille : la “Symphonie à 17 parties en fa majeur”.

Dans ces œuvres, Gossec utilise un langage musical qui peut enflammer des idées révolutionnaires et susciter la ferveur populaire. Comme exemple, avec son Te Deum, composé pour la fête de la Fédération, interprété par 4000 chanteurs, 300 instrumentistes à Vent de la Garde nationale et 300 tambours. l’Oeuvre Te Deum a eu lieu au Champ de Mars à Paris devant 300 000 personnes réunies.

Au centre de la tourmente révolutionnaire, François Joseph Gossec continue d’occuper des postes hauts et importants : en 1790, il est instituteur de musique à la Garde nationale et est nommé à l’Institut National de Musique, puis devient professeur de composition au Conservatoire de Paris.

 

François Joseph Gossec : l’ami français méconnu de Mozart
François Joseph Gossec

Conclusion

Après les années turbulentes de la Révolution, l’heure n’est plus aux fêtes nationales. Depuis, François Joseph Gossec a partagé son temps entre la composition et le Conservatoire, où il enseigna à de jeunes talents prometteurs, comme Ferdinand Hérold, qui reçut en 1812, le Premier prix à Rome. François Joseph Gossec, tomba progressivement dans l’oubli et mourut en 1829 à l’âge de 95 ans. Gossec fût inhumé au cimetière du Père-Lachaise et repose près de son ami, le compositeur Étienne Nicolas Méhul.

 

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La musique Baroque

la musique baroque

Le mot Baroque dérive du mot portugais “Barroco“. Le terme faisait à l’origine référence aux caractéristiques des œuvres et de l’architecture apparue du mouvement artistique portant le même en Italie à cette époque. Ce n’est que vers 1950 que le nom fut aussi attribué à l’esthétique musicale de la même période. Le mouvement artistique Baroque, commence en Italie et s’est ensuite étendu vers les autres pays européens. Il se caractérise par un délaissement des contrepoints et polyphonies sous leurs formes héritées de la Renaissance, pour évoluer vers un style plus riche et plus expressif, marquant les prémices de l’harmonie classique.

Introduction à la musique Baroque

La période Baroque est née en Italie et s’étend environ de 1600 à1750. En partant de 1600 avec les premiers opéras italiens (L’Orféo de Monteverdi), passant par le Traité d’Harmonie de J-P Rameau (marquant la maturité de la période, 1722) pour prendre fin en 1750, date symbolique de la mort de Jean-Sébastien Bach.

Vers 1600, les changements opérés à cette période furent considérablement ressentis. Le passage de la musique de la Renaissance au style Baroque se remarque car le style de musique de l’ancienne école tombe rapidement dans l’oubli. Le terme Baroque s’applique à tous les styles spécifiques de l’histoire de l’art entre 1600 et 1750.

Avant la période Baroque, se trouve celle de la Renaissance, comportant plusieurs particularités musicales. Découvrez-les 

 

Le style de musique Baroque apparaît avec la monodie accompagnée et l’invention de la Basse Continue, opposant le Stile Moderno au Stile Antico de la Renaissance. Certains appellent cette époque « ère de la Basse Continue « ou « style concertant“.

D’un point de vue esthétique, le début du XVIIe siècle connaît un divorce brutal dans l’histoire de l’art et des concepts. Contrairement aux hommes de la Renaissance, les hommes du Baroque ne se voient plus comme crées uniquement à l’image de Dieu. Ils cultivent le luxe et le charme, aiment la plénitude et les excès, et repoussent les limites de la réalité au moyen d’illusions. L’art Baroque est dramatique et très théâtral.

Ainsi, pour la musique Baroque, la musique est classée selon différents styles, ce qui montre clairement la disparition de l’unité de style : musique d’église, musique de chambre et musique de théâtre. Ces termes classent la musique en fonction de son rôle social, indépendamment des compétences compositionnelles.

Avec Monteverdi, l’un des aspects fondamentaux de la musique baroque sera établi : l’expression du texte par la musique. Et cette expression passe notamment par la mise en musique des affetti -des sentiments- , qui sont alors classés et ordonnés en “passions”, représentant chacune un état psychique.

La musique Baroque

La musique instrumentale

Au XVIIe siècle, l’histoire de la musique instrumentale était liée à la musique vocale. En Italie, en France ou en Allemagne, la particularité de la musique écrite pour les instruments n’était pas une évidence, car l’écriture des “voix” des instruments s’apparentait à l’écriture d’une “voix” vocale. Cependant, à la fin du XVIe siècle, en raison de l’avènement de l’instrument principal de la période, le Luth, une écriture particulière a tendance à apparaître pour chaque instrument. L’Italie, domine la première partie du style Baroque avec ses Sonates, Concerti et Toccate. Ensuite, la France de Louis XIV innovera avec ses Ouvertures à la Française et ses Suites de Danses, qui deviendront la marque française d’excellence.

La Sonate et le style concertant

L’un des principaux genre de musiques de chambre Baroque est la Sonate en trio. Elle est écrite pour trois voix, toutefois, elle se joue à quatre : deux dessus (Violon, Viole et/ou Hautbois), une basse, et un instrument polyphonique (Clavecin ou Orgue) qu’on ajoute à la basse, communément appelé Basse continue. La Sonate en trio vient de la Canzone, de la Sonate et Sinfonia. Et les œuvres des compositeurs Marcantonio Negri et Giovanni Paolo Cima, témoignent de la popularité de ce nouveau genre.

Néanmoins, c’est avec les “Sonate a due violoni e violone” de G. Legrenzien 1655, que ce nouveau genre se lance réellement, et grâce à l’émergence du violoncelliste Giovanni Bononcini, deux Sonates se démarques : la Sonate d’église en quatre mouvements, qui utilisent l’Orgue pour la Basse continue, et la Sonate de chambre en plusieurs mouvements tout droit issus des Suites de Danse.

 

La musique Baroque

L’opéra

À la fin de la Renaissance italienne, à la même époque, on assiste au début de la période baroque et une nouvelle façon de chanter apparaît: la monodie. Une voix avec texte clair, accompagné d’un ou plusieurs instruments de musique. D’une part, cela a produit l’Oratorio pour répondre aux besoins de l’Eglise. De plus, ce fait la création de l’opéra soutenu par les princes et développé par des intellectuels et humanistes de l’époque.

Ils prônent un retour aux valeurs et à l’esthétique anciennes de l’Antiquité. Ils ont inventé des opéras basés sur des tragédies anciennes dont on savait qu’elle était interprétée en étant mêlée à des chœurs et de la danse.
interprétés avec des chœurs et des danses.

Ainsi, en 1597, nous assistons au premier opéra connu avec La Dafne de Jacopo Peri. Cependant, le premier chef-d’œuvre du genre était L’Orfeo, qui a été créé à Mantoue en 1607 par Claudio Monteverdi.

Envie d’en savoir plus sur l’Opéra ? Découvrez maintenant ses origines

 

La musique baroque

 

La diffusion de la musique

C’est pendant la période Baroque que les écoles ont commencé à émettre les traités et les théories de la musique. Ces théories devaient être strictement respectées par les musiciens et allaient devenir les premières règles de base de l’harmonie occidentale.

À cette époque, le Contrepoint se développa grandement. Un style complètement différent de celui célébré durant la Renaissance. Ce style sortait de l’ordinaire et avait de nombreux adeptes. Notons son emblématique représentant, Jean-Sébastien Bach, qui amena le Contrepoint à des niveaux de perfection technique et esthétique rarement égalés.

Le Contrepoint est la superposition de plusieurs lignes mélodiques qui, une fois exécutées ensemble, forme un tout harmonique plus ou moins riche selon la qualité du compositeur. Le Contrepoint est un art à haute technicité qui contient nombre de procédés. L’un d’eux, l’Ornement, était très répandu dans le système de notation. Il s’agit d’une sorte d’agrément, également appelé “notes secondaires”, principalement utilisée comme accompagnement de la note principale. À d’autres égards, c’est une variation des notes appartenant à l’accord principal, utilisé pour l’harmonisation.

La diffusion des techniques musicales et de composition ont donc particulièrement stimulé la diffusion de la musique Baroque dans toute l’Europe.

Les compositeurs de l’époque

De nombreux compositeurs de l’époque Baroque ont écrit des œuvres à la demande de leurs mécènes : rois, nobles ou encore hommes d’église.

  • Les Français: Marc Antoine Charpentier, Jean-Philippe Rameau, Jean Baptiste Lully et François Couperin

 

  • Les Allemands : George Philipp Telemann, Johann Pachelbel et Jean-Sébastien Bach, ce dernier dont les oeuvres sont admirées et représentées tout au long de la période Classique. Il est l’auteur de « La Passion de Saint Matthieu »

 

  • Les Italiens : Giuseppe Tartini, Arcangelo Corelli, Alessandro Scarlatti, Antonio Vivaldi et Claudio Monteverdi qui fut l’un des premiers promoteurs de l’art Baroque.

 

  • Les Anglais : Henry Purcell, Georg Friedrich Haendel (allemand, mais anglais d’adoption) qui a écrit entre autre « Le Messie ». Il est connu pour avoir assimilé les différents styles du Baroque et les avoir inséré dans ses compositions
La musique Baroque
Georg Friedrich Haendel

 

Les styles de musique Baroque

Le style Baroque se caractérise par la sophistication. Ses formes s’enrichissent progressivement, avec des embellissements ou des ornementations, avec des techniques d’improvisation et d’accompagnement, et enfin avec l’introduction de solistes dans l’orchestre. C’est précisément grâce à ces diversifications que les différents styles du Baroque sont nés et ont été classés selon le genre de musique : instrumentale, lyrique ou religieuse. Citons quelques uns des styles emblématiques de la période Baroque:

  • Le Concerto est la technique de dialogue qui oppose le soliste au reste de l’orchestre
  • L’Opéra est une oeuvre musicale mettant en scène des personnages chantant leurs propre rôle. C’est la forme musicale ayant obtenu le plus de succès et ceci poursuivra au-delà de la période baroque.
  • La Toccata est un genre de composition rythmique et virtuose pour les instruments à clavier
  • La Fugue est une forme d’écriture musicale qui utilise les méthodes du contrepoint et de l’imitation
  • La Sinfonia est une composition instrumentale qui se traduit par Symphonie, mais qui est antérieure à celle-ci
  • La Sonate est une composition instrumentale à plusieurs mouvements pour un instrument soliste accompagné par exemple d’un instrument à clavier.
  • La Suite de Danses est un ensemble ordonné de pièces instrumentales extraites d’un Opéra, d’un Ballet ou d’une pièce de Théâtre

 

La musique Baroque

Conclusion

On retient du Baroque la naissance des formes et genres musicaux qui feront l’attrait des compositeurs sur les siècles suivants : Sonate, Concerto, Symphonies et surtout l’Opéra. Les pièces inégalables de Monteverdi, Vivaldi, Rameau, Bach ou Haendel, marquent avant tout l’apogée de chaque genre. Et ce, en contribuant naturellement au passage de l’époque Baroque vers l’époque Classique qui suivra. La mort du célèbre compositeur Jean-Sébastien Bach marque la fin d’un période riche et foisonnante.

 

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L’histoire du CNSMD de Paris

L’histoire du CNSMD de Paris

Le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (CNSMD de Paris) est un établissement public administratif chargé de la formation professionnelle en musique, en danse et en sciences et techniques du son. Le conservatoire fait partie des membres associés de l’Université Paris sciences et lettres. Comme de nombreux conservatoires de France, le CNSMD de Paris dispose d’une riche histoire. Découvrons-la ensemble.

 

Origine et acte de naissance

Louis XIV crée le Conservatoire Royal de Musique par un brevet délivré le 28 juin 1669. L’académie est reliée à la maison du roi. En outre, conformément à l’ordonnance du Conseil d’État du roi du 3 janvier 1784, l’École Royale de Chant et de Déclamation a été créée et prit place dans l’hôtel des Menus-Plaisirs. L’école se place  sous la houlette de François-Joseph Gossec. Ces deux institutions ont été parmi les premiers signes de la volonté de structurer et de formaliser l’enseignement du théâtre et de l’art musical en France.

Sous l’impulsion de Bernad Sarette, la Révolution ajoute l’École de Musique Municipale, en juillet 1792, à l’École Royale de Chant. Et ce, à partir du corps de musique de la Garde Municipale. Les deux entités ont réussi à établir, le 8 novembre 1793, la première ébauche d’une institution unique dédiée à la formation des musiciens. En plus de former des musiciens, la mission du Conservatoire est de concevoir une méthode pour chaque discipline. Mais aussi de participer aux fêtes nationales. L’Institut National de Musique, créé par décret de la Convention Nationale est doté d’un budget distinct. Et sera dirigé par François-Joseph Gossec.

Seulement deux ans plus tard, par une loi du 3 Août 1795 et selon le rapport d’un ami de Bernard Sarrette, Marie-Joseph Chénier, la Convention sous la présidence de Jean-Marie Heurtault de Lammerville décide de créer l’établissement du Conservatoire de Musique, en lieu et place de l’Institut National de Musique. La nouvelle structure est gérée par un comité de direction. Principalement composé de François-Joseph Gossec, Étienne Nicolas Méhul, André Grétry et Luigi Cherubini.

L’enseignement se limite aux disciplines instrumentales, en particulier les Cordes et les Vents. Dès la première année, le nombre d’étudiants est de 600.

Vous souhaitez apprendre la musique ? Découvrez dans cet article, les différents cursus musicaux en France qui ont pour but de former les musiciens amateurs.

 

L’histoire du CNSMD de Paris
François-Joseph Gossec

L’Empire du CNSMD de Paris

Bernard Sarrette est nommé directeur en 1800 et occupe ce poste durant tout l’Empire.

La mission de l’établissement s’est étendue et assure dorénavant la formation des futurs résidents de l’Opéra-Comique, du Théâtre-Italien et de la Comédie-Française. Une École de Déclamation est ainsi fondée le 3 mars 1806. Et ce, au sein du Conservatoire de Musique et porte le nom de Conservatoire de Musique et de Déclamation. Des cours de danse, de déclamation lyrique et dramatique, de “maintien théâtral” et de “mouvement du corps” viennent s’ajouter et compléter le plan d’enseignement.

En 1806, François-Antoine Habeneck fonde l’orchestre des étudiants avec lequel, jusqu’en 1815, il interprétera de nombreuses représentations lors des célèbres « exercices d’élèves », dont les premières auditions françaises de multiples symphonies de Beethoven. Le Grand Prix de Rome et la Bibliothèque sont également établis durant le directorat de Bernard Sarette.

 L’histoire du CNSMD de Paris
François-Antoine Habeneck

En temps de guerre

Suite aux précédents directeurs, ayant renforcé les disciplines et enseignements, Henri Rabaud, succédant à Gabriel Fauré, ouvre de nouvelles classes. Il fait appel à des personnalités de l’époque pour en prendre la direction : Paul Dukas, Marcel Moyse, Yves Nat et Charles Munch (ce dernier pour la direction d’orchestre, en 1939).

Plus tard, Claude Delvincourt se voit confier la difficile tâche de diriger l’établissement pendant l’occupation allemande et les troubles d’après-guerre. Afin d’éviter l’embrigadement d’élèves appelés au service du travail obligatoire, le nouveau directeur a créé l’Orchestre des Cadets en 1943. Et qui resta après la guerre l’un des fleurons de l’école.

De nombreux cours, s’ouvrent sous sa direction : Le cours de Saxophone en 1942, le cours élémentaire d’Histoire de la Musique en 1946, celui de Percussions en 1947, Pédagogie, Culture Générale et Esthétique (1947), Musique de Chambre et bien d’autres cours.

Delvincourt a également nommé des professeurs renommés, dont Pierre Fournier et André Navarra, Norbert Dufourcq, Lucette Descaves et Olivier Messiaen.

En 1946, Delvinvourt, mène à bien la séparation de la musique et de l’art dramatique, créant ainsi le Conservatoire National d’Art Dramatique. Le Conservatoire de Musique prend alors le titre de CNSMD de Paris, Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris.

 

L’histoire du CNSMD de Paris

Le CNSMD de Paris aujourd’hui

En 1945, Delvincourt souligne que l’étroitesse des locaux de la rue de Madrid devient de plus en plus sensible chaque année. C’est donc Marc Bleuse qui se charge de préparer, 40 ans plus tard, l’implantation du CNSMD de Paris. Dans le projet de Cité de la Musique, conjuré par le président Mitterrand en 1984. Et c’est Alain Louvier, qui a assuré le déménagement et l’installation de l’établissement à la Villette.

De Marc Bleuse et Alain Louvier à Xavier Darasse et Marc-Olivier Dupin, l’enseignement du CNSMD de Paris a continué à se diversifier durant cette période. Ce qui entraîna la division de l’organisation en neuf départements. Pour la plupart de création récente : Musique ancienne, Son, études chorégraphiques, Jazz et musiques improvisées, Pédagogie.

Cette rénovation pédagogique se traduit également par la création de nouveaux cours. Notamment : Nouvelles technologies, Direction de chœur grégorien, Polyphonie de la Renaissance, écriture du XXe siècle, Culture musicale, Ethnomusicologie et Musique de film. La création du Diplôme de Formation Supérieur en 1994 en est un autre exemple. Alain Poirier, mettra en œuvre de nombreux projets. Notamment la mise en place des trois cycles de LMD (licence-master-doctorat), afin de se conformer au plan défini dans la Déclaration de Bologne. Tout en conservant ses valeurs, le CNSMD de Paris a su se développer de façon remarquable. Et ce, tout au long de son histoire. La mise en place d’un programme d’enseignement supérieur européen au CNSMD de Paris est l’une des plus récentes preuves de cette adaptabilité, mise au service d’une meilleure reconnaissance des diplômes, d’une plus grande mobilité européenne des élèves et de la valorisation de la recherche. Après un bref passage de Pascal Dumay, nommé directeur du Conservatoire en 2009, Bruno Mantovani prit la relève de 1oût 2010 à Juillet 2019. Emilie Delorme lui succède le 1er janvier 2020.

En 1980, le deuxième Conservatoire National Supérieur apparait à Lyon. De nouvelles dispositions statutaires consolidées en 2009 concernant les deux établissements publics à caractère administratif de Lyon et de Paris, placés sous la tutelle du ministère de la Culture et de la Communication. 

 

 L’histoire du CNSMD de Paris
Conservatoire National Supérieur Musique et Danse de Lyon

Conclusion

Le CNSMD de Paris est né avec deux institutions très différentes : l’École Royale de Chant et de Déclamation et l’École de Musique Municipale. Au fur et à mesure, l’établissement a fini par se diversifier. Mais a surtout évolué pour arriver au Conservatoire que nous connaissons aujourd’hui. Le but premier du CNSMD de Paris aura toujours été de dispenser un enseignement musical de haut niveau. Cela en fait donc l’un des établissement de formation de la musique le plus sélectif de France.

 

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Apprendre la musique : Les différents cursus musicaux en France

Formation dans la musique : Les différents cursus musicaux

Les écoles de musique et conservatoires français offrent aujourd’hui une éducation musicale très diversifiée : musiques “classiques”, contemporaines, traditionnelles, anciennes, actuelles et jazz. Ces institutions sont la principale source de développement de la pratique amateur, tout en assurant également la formation des futurs professionnels. Dans le cadre de l’enseignement musical public, les cursus musicaux sont répartis en 3 cycles, représentant un total de 8 à 14 ans d’apprentissage initial. Parmi les 3 cycles, les deux premiers cycles constituent une étape commune d’initiation et de développement pour tous les musiciens. Enfin, le dernier cycle vous permet de développer un projet artistique personnel et se termine par l’obtention du Certificat d’Études Musicale (CEM). Vous souhaitez apprendre la musique? Détaillons ensemble les différents cursus musicaux en France qui ont pour but de former des musiciens amateurs.

 

Le 1er CYCLE

Les élèves entrent en premier cycle dès l’âge de 6 ans environ. Juste après la phase d’éveil ou d’initiation, qui elle, dure 1 à 4 ans. Le premier cycle va durer 3 à 5 ans. Il va construire et renforcer la motivation et les méthodes des élèves autour de la pratique d’une discipline instrumentale. La pratique collective, l’apprentissage de l’oreille musicale ainsi que la découverte de l’instrument jouent un rôle important dans ce premier acte de l’apprentissage.

Tous les acquis du premier cycle constituent une formation cohérente, le temps pour l’élève d’acquérir des bases solides et une première expérience dans l’expression musicale. Ces deux caractéristiques sont cruciales pour la construction de sa personnalité ainsi que pour aborder les Cycle suivants avec de bonnes bases. Ce premier cycle permet donc à l’élève de découvrir l’environnement musical en groupe et seul, avec son instrument et avec sa voix, tout en apprenant les premiers fondamentaux théoriques.

Les objectifs :

  • Développer la motivation, la curiosité musicale, le goût pour l’invention et l’interprétation
  • Avoir une base musicale saine, grâce aux combinaisons de l’oralité musicale et du langage écrit
  • Le développement d’un lien entre les méthodes sensorielles et corporelles des différents éléments du langage musical et du vocabulaire spécifique
  • Aborder une variété de répertoires : monodiques et polyphoniques, vocaux et instrumentaux
  • L’acquisition des premiers réflexes basés sur la qualité du geste, de la lecture, de l’écoute intérieure et de l’écoute des autres dans la pratique collective
  • Une première approche des différents langages musicaux par l’écoute d’œuvres, l’étude des partitions appropriées et des activités inventives tout en recherchant un équilibre entre approche du détail et perception globale

Disciplines et évaluations : 

Ce premier cycle est constituer de plusieurs disciplines telles que : La Formation et Culture Musicale du musicien, Instruments et Musique d’ensemble, ayant pour durée de 30 minutes à 1 heure par discipline dans la semaine. Les élèves sont évalués en contrôle continu puis en contrôle ponctuel, qui prend la forme d’une évaluation départementale de fin de premier cycle (fin de 4e année).

Le premier cycle peut être une fin en lui-même : il constitue alors la première expérience de la musique, qui joue un rôle décisif dans la construction de la personnalité. Cependant, il est fortement recommandé de suivre le deuxième cycle de formation pour obtenir une véritable expression musicale autonome.
Les étudiants qui réussiront l’évaluation du premier cycle, entreront automatiquement au deuxième cycle.

Saviez-vous que l’histoire du Solfège remonte à des siècles ? Toutefois, il est encore au programme dans les conservatoires. Découvrez maintenant les origines du Solfège. 

 

Formation dans la musique : Les différents cursus musicaux

Le 2ème CYCLE

Cette deuxième phase, durant de 3 à 5 ans, contribue au développement personnel approfondi de l’apprenti musicien. Tout en favorisant l’ouverture culturelle, l’utilisation du langage musical, les fondamentaux de la pratique autonome et la capacité d’occuper une place dans la pratique collective.

Le deuxième cycle prolonge et approfondit les acquis du premier cycle dans une perspective d’équilibre entre les différentes disciplines et en même temps, encourage et pousse les élèves à acquérir une autonomie musicale.

Les objectifs :

Les objectifs de ce deuxième cycle sont de pousser les élèves à approfondir leurs connaissances antérieures. Notamment en termes de maîtrise instrumentale et de connaissances linguistiques et culturelles musicale. Les élèves développent progressivement une méthode de travail, s’ouvrent à différentes formes de musique d’ensemble pour devenir des musiciens capables d’intégrer un ensemble d’amateur.

D’autre part, les objectifs sont :

  • Acquérir des méthodes de travail personnelles, favorisant la pensée critique et la prise d’initiative
  • Réaliser une première synthèse entre pratique et théorie, entre approche sensible et bagage technique grâce à l’aisance de lecture des partitions à difficulté moyenne
  • La prise de conscience structurée du langage musical à travers la mise en œuvre de méthodes analytiques

Disciplines et évaluation :

Ce deuxième cycle est constitué de plusieurs disciplines telles que : la Formation et Culture musicale du musicien, Instruments et Orchestre. Chaque discipline dure en moyenne 30 minutes à 1 heure par semaine. Les élèves sont évalués en contrôle continu et en contrôle ponctuel lors d’une évaluation départementale de fin de second cycle ou lors d’une évaluation globale départementale de fin de second cycle intégrant un projet personnel.

Le deuxième cycle termine une étape de la formation. Il permet d’assimiler tous les éléments nécessaires à une bonne pratique musicale dans un ensemble amateur.

 

Formation dans la musique : Les différents cursus musicaux

Le 3ème CYCLE

Le troisième cycle permet aux étudiants de développer des projets artistiques personnels, d’obtenir une pratique autonome et d’acquérir des connaissances structurées pour ainsi s’intégrer dans le domaine de la pratique musicale amateur. Le troisième cycle s’étale sur 2 à 4 années et il est sanctionné par le Certificat d’Études Musicale (CEM), qui confirme le niveau exceptionnel des musiciens amateurs.

Ce cycle peut être suivi par une “ formation continue ou complémentaire“. Ce cursus propose un parcours libre et personnalisé basé sur le projet de l’élève, en dehors des cycles constitués et sans certification finale.

Les objectifs

Le troisième cycle a plusieurs objectifs. Le troisième cycle prolonge et approfondit les acquisitions des précédents cycles, en vue d’une pratique autonome. L’approfondissement des techniques vocales ou des outils instrumentaux, permettent une interprétation convaincante, une maitrise des fondamentaux de l’interprétation selon les principaux styles et la capacité à expliciter ses options d’interprétation.

Disciplines et évaluation

Ce troisième cycle est constitué de plusieurs disciplines fondamentales. En prolongeant notamment celle du deuxième cycle : la Formation et Culture musicale du musicien, Instruments et Orchestre. Chacune de ses matières dures 30 minutes à 2 heures par semaine. Par conséquent, les élèves sont évalués en contrôle continu et en contrôle ponctuel. Le contrôle ponctuel est l’examen départemental de fin de troisième cycle sous forme de récital.

 

Formation dans la musique : Les différents cursus musicaux

Le cycle spécialisé et le DEM

Dans le schéma directeur d’organisation pédagogique de l’école de musique et de danse publiée en 1992, le cycle départemental spécialisé et sanctionné par le DEM (Diplôme d’Études Musicales) a été introduit dans les cursus des Conservatoires.

Le DEM ne peut être délivré qu’après avoir terminé les études conduites en CRR et CRD. Et ce sous la responsabilité d’un professeur titulaire. De plus, l’emploi du temps hebdomadaire est d’au moins 5 heures (1 heure pour la dominante instrumentale ou vocale, 2 heures pour la formation musicale et 2 heures pour la musique de chambre). À partir de la deuxième année, selon le choix de la spécialisation de l’étudiant, l’horaire de formation peut atteindre 9 heures par semaine.

Pour obtenir le DEM, les étudiants doivent respecter leurs engagements et atteindre leurs objectifs. Ceux-ci concernent trois domaines d’étude :

  • Les multiples disciplines majeures
  • L’approfondissement de la formation musicale générale
  • La réalisation de travaux personnels

Actuellement, le troisième cycle de la formation est réparti sur 3 ou 4 unités de valeur (UV), selon les établissements, la durée maximale est de 3-4 ans. L’admission est soumise à un examen d’entrée.

 

Formation dans la musique : Les différents cursus musicaux

Conclusion

Apprendre la musique en France se fait de manière globale. Elle inclut une discipline dominante, généralement instrumentale ou vocal, mais aussi une discipline de culture musicale, accompagnée d’une pratique continue et nuancé de la musique d’ensemble. Cette formation peut être enrichie par une ou plusieurs disciplines complémentaires.
Tout comme la formation, l’évaluation des étudiants est globale et déterminante. Elle couvre tous les contenus d’apprentissage. D’une part, celle-ci est effectuée en continu par l’équipe pédagogique. Et d’une autre part, elle peut prendre la forme d’examens à la fin de différents cycles. Pour évoluer vers une professionnalisation, l’apprenti musicien s’orientera ensuite vers les cycles supérieurs des conservatoires régionaux ou nationaux.
Apprendre la musique en France pour un amateur éclairé est donc tout a fait accessible et même fortement conseillé ! Il ne reste plus qu’à trouver le conservatoire le plus proche de chez vous et de vous lancer.

 

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La musique de la Renaissance

La musique de la Renaissance

Le développement des échanges économiques et culturels, l’imprimerie, les nouveaux genres musicaux, la reconnaissance des compositeurs et de leurs œuvres, sont quelques unes des caractéristiques qui ont modelé la musique de la Renaissance. N’oublions pas également le développement important de l’organologie, soit les avancées et développements liés aux instruments de musique. Découvrez les particularités de la musique de la Renaissance.

 

Introduction de la musique dans la Renaissance

La période de la Renaissance s’étend du XVe au XVIIe siècle. Elle est marquée tout d’abord par la musique Médiévale à son commencement, puis ensuite par l’arrivée de la musique Baroque à la fin de la période. La musique de la Renaissance se définit par un soin de la mélodie : un type d’écriture bien particulier et sa prosodie caractéristique dans le cas de compositions vocales. Mais aussi par l’échelle et le tempérament des compositions.

Pendant cette période, la musique était plus largement diffusée dans les écoles ainsi que dans ce qu’on pouvait appeler des conservatoires. Différents styles de musique coexistaient, contrairement à ce qu’on peut parfois penser. À la Renaissance, divers instruments de musique ont été créés pour compléter ceux hérités du Moyen-Âge.
Dans la musique Médiévale, les accords étaient composés à partir des seules combinaisons des quartes, quintes et octaves. À la Renaissance, d’autres intervalles commencent à s’étendre : les tierces et les sixtes viendront élargir la palette harmonique des compositeurs.

Dans la création musicale, de nouvelles formes émergèrent alors et furent introduites en Italie : le contrepoint et la diminution ou l’ornementation improvisée. Le contrepoint est la superposition organisée de lignes mélodiques uniques avec des dissonances contrôlées. La diminution ou l’ornement improvisé est un processus d’écriture polyphonique qui consiste à raccourcir le chant et à orner la mélodie.

 

La musique de la renaissance
Musiciennes de la Renaissance

Paroles et système de notation

À la Renaissance, la musique était influencée par les chants religieux mais aussi profanes. La musique religieuse de cette période était dominée par des cantiques populaires et des chants grégoriens. Toutefois, la tendance humaniste de l’époque influença grandement les textes mis en musique.

C’est en Italie, en quittant progressivement le domaine du sacré, que le Madrigal, une forme de musique vocale, fit son apparition. C’est à ce moment-là que les chants se sont diversifiés avec des incursions humoristiques ou anecdotiques, où se mêlent histoires de danse et d’amour.

Le système de portée était différent de celui utilisé aujourd’hui, les notes étaient écrites en formes carrées, ovales ou de losanges. Cette notation est l’héritière des Neumes Grégoriennes. La notation blanche, un type d’écriture musicale inventée sous la Renaissance, fut utilisée pour écrire des œuvres contemporaines de l’époque : le Madrigal et les musiques mondaines, qui elles, n’étaient donc pas religieuses.

Pendant la Renaissance, pour enseigner et apprendre la musique, différentes écoles ont développé leurs propres systèmes d’écriture. Lorsque la musique instrumentale commence à devenir “tendance”, de nouvelles méthodes d’apprentissage s’imposent. Par exemple, c’est au XVIe siècle que les première tablatures apparaissent, afin, entre autre, de faciliter l’apprentissage.

Les instrumentistes à cordes sont ceux qui utilisent le système des tablatures. Cela leur permet de pouvoir jouer plus simplement et rapidement des œuvres, sans pour autant recourir à l’apprentissage complet à la théorie musicale. Chacune des lignes des tablatures représentent les cordes de l’instrument. Les tablatures facilitaient la lecture des partitions et contribuaient également à la réalisation d’œuvres polyphoniques novatrices pour l’époque.

 

La musique de la Renaissance
Système de notation de la Renaissance

 

Les compositeurs de la Renaissance

À la Renaissance, les œuvres musicales se diffusent plus qu’auparavant et la période a connu un grand nombre de compositeurs notables :

  • Josquin des Prés : compositeur né en Picardie vers 1440. Son œuvre a plu et a ébahi un grand nombre de personnes, jusqu’aux célèbres Palestrina ou Roland de Lassus. Toutefois, Josquin des Prés tomba dans l’oubli pendant des siècles, jusqu’à ce que les compositeurs Charles Burney et François-Joseph Fétis n’attirent à nouveau l’attention sur lui vers la fin du XVIIIe siècle. Son style était très varié et expressif. Il composa des chansons profanes, des messes et des motets, mais son œuvre comporte aussi des pièces plus graves comme le Lamento sur la mort du compositeur Johannes Ockeghem.
  • Diego Ortiz : compositeur né vers 1510 à Tolède en Espagne. Ortiz est l’auteur du Tratado de Glosas, un recueil de Viole de gambe et de Clavecin, publié en espagnol et en italien en 1553. Ce recueil est d’une grande importance pour la technique d’ornementation et d’improvisation de la Renaissance. Et c’est aussi la première œuvre créée pour la Viole de gambe. À l’époque, ce recueil a connu un grand succès, qui vaut à son auteur la protection du Pape Jule III. Ortiz a également composé un recueil de 69 pièces de musique religieuse polyphonique.

La Viole Gambe est un des différents modèles de la Viole, un instrument du Moyen-Âge. Découvrez les autres instruments médiévaux.

 

  • Guillaume Dufay : compositeur belge né à Cambrai en 1474. En mars 1436, il interprète sa ballade Nuper rosarum flores. De là, Il acquiert une réputation incontestée et possède une autorité musicale reconnue et bénéfique sur toute l’Europe. Dufay a beaucoup servi au Vatican et dans multiples diocèses. Dufay fut l’un des plus grands musiciens de la première moitié du XVe siècle et l’un des premiers compositeurs de l’école Franco-Flamande.

 

  • Johannes Ockeghem : Ockeghem est compositeur Franco-Flamand né vers 1410. Ockeghem a apporté différents styles à ses œuvres profanes et religieuses. Il donne la priorité à la musique religieuse, essayant de transmettre une véritable impression de grandeur et de puissance. Nous gardons de lui 13 messes, le plus vieux requiem (ayant survécu), un credo isolé, une dizaine de motets et une vingtaine de chansons. Sa réputation traverse rapidement les frontières.

 

La musique de la Renaissance
Guillaume DUFAY

Les instruments de musique de la Renaissance

Bien que nombreux instruments de musique aient été hérités du Moyen Âge, bon nombre ont aussi été créés à la Renaissance :

Les Cordes

Il existait de nombreux types d’instruments à cette période de la Renaissance :

  • la Viole de gambe, la Lyre, la Arpa doppia qui est une invention de la Renaissance, le Luth qui à l’époque était l’instrument phare, la Cithare, Vihuela, et le Violon qui est apparu à Milan

Les Bois

  • la Flûte à bec, Flûte traversière, Chalemie, Bombarde, lui aussi innové à cette époque, la Cornemuse, the Graïl également appelé Hautbois occitan or Gralla.

Les Claviers

Leur succès était de renommée mondiale, mais ce sont les compositeurs de musique sacrée de cette époque qui préféraient les instruments à Clavier. Il y avait donc le Clavecin, the Varginal, l’Orgue et l’Orgue de Barbarie.

Les Cuivres et Percussions

Les Cuivres et Percussions étaient peu nombreux à l’époque. Toutefois, il en existait quelques-uns : le Cornet à bouquin, Saqueboute and the Trompette pour les Cuivres et le Tambourin pour les Percussions.

 

La musique de la Renaissance

Conclusion

La Renaissance a marqué la fin de l’époque Médiévale et du Moyen Âge, elle se traduisait également par une renaissance artistique. Le style de la Renaissance s’est essentiellement développé dans quatre pays ou régions d’Europe : au sud-ouest en Espagne, au nord-ouest en Angleterre, au sud en Italie et au nord dans les Pays-Bas franco-bourguignons où s’est développée l’École Franco-Flamande.

 

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Les différents types d’orchestre

Les différents types d'orchestre

Le terme “orchestre philharmonique“ vous a-t-il déjà interpellé? En connaissez-vous réellement la signification? Pour y répondre, intéressons-nous d’abord aux termes “symphonie“, “orchestre“ et “philharmonique“. Premièrement, le terme orchestre renvoie simplement à un groupe de musiciens instrumentaux. Dans la musique classique, il désigne spécifiquement un groupe de musiciens utilisant des instruments à cordes, bois, cuivres, percussions et parfois un chœur qui interprète des symphonies, des opéras, de la musique populaire ou d’autres compositions.
Il existe plusieurs orchestres à travers le monde qui se différencient en premier lieu par leur prestige mais aussi par leur taille. Un “orchestre “ fait également référence à un endroit particulier du théâtre où des musiciens se produisent sur scène. Quant aux termes “philharmonique“ et “symphonique“, les deux signifient “musique harmonieuse“ et s’utilisent comme des homonymes pour qualifier les différents orchestres.

 

 

Un peu d’histoire

Depuis des milliers d’années, les hommes assemblent différentes combinaisons d’instruments. Les origines des orchestres remontent à l’Égypte ancienne. Cependant, ce n’est qu’au cours des 400 dernières années que les musiciens ont commencé à former des groupes importants, plus connus aujourd’hui sous le nom d’orchestres.

Au temps de Mozart, vers 1770, les orchestres ont subi un changement radical. Pour la première fois, les compositeurs ont commencé à écrire pour des combinaisons d’instruments spécifiques. Pendant cette période, le Violon solo dirigeait la représentation depuis sa chaise (et parfois debout, tout comme l’orchestre) mais au fur et à mesure que les orchestres grandissaient, le chef d’orchestre a pris le pas sur le Violon solo.

Les chefs d’orchestres se tiennent debout et sont la plupart du temps sur un podium au milieu de l’orchestre afin qu’ils soient vus par tous les musiciens. Parmi les familles d’instruments et au sein de chaque groupe d’instruments, il existe une hiérarchie déterminée. Chaque groupe ou section instrumentale a un “chef” qui se charge de diriger et de jouer les solos. Les Violons sont divisés en deux groupes : premier Violon et second Violon. Le premier Violon principal est appelé Violon solo et est considéré comme le leader, non seulement de la section des cordes, mais aussi de tout l’orchestre, subordonné uniquement du chef d’orchestre.

Il est intéressant de noter que le Cor d’harmonie, bien que techniquement un instrument de la famille des Cuivres, joue parfois un rôle dans des ensemble de Bois. Comme quoi, c’est sur l’harmonie des sons et non pas sur des normes rigides concernant les familles d’instruments que les compositeurs et musiciens se sont accordés.

 

Les différents types d'orchestre
Chef d’orchestre coordonnant le jeu des instrumentistes

L’orchestre symphonique

“Symphonie“ signifie “sonner ensemble“, et pendant des siècles, ce terme avait pour signification “des sons mélangés qui sonnent bien ensemble“. Un orchestre symphonique peut être composé de plus de 100 musiciens, qui sont divisés en plusieurs familles : cordes, bois, cuivres et percussions. Le mot “symphonique” et le nombre de musiciens prédisposent ces ensembles à interpréter des pièces imposantes.

Ce type d’orchestre se défini comme un grand ensemble composé d’instruments à vent, à cordes, à cuivres et à percussion. Le tout est organisé pour interpréter de la musique dite “classique” mais également de la musique de film.

  • Les Bois comprennent la plupart du temps la Flûte, le Hautbois, la Clarinette et le Basson. Le Piccolo, le Cor Anglais, les Clarinettes en Mib ou Basse et le Contrebasson peuvent également y être ajouté.
  • Les instruments à Cordes comprennent la Harpe, le Violon, l’Alto, le Violoncelle et la Contrebasse.
  • Les Percussions comprennent un très grand nombre d’instruments. Mais citons entre autre les Timbales, la Caisse claire, la Grosse caisse, les Cymbales, le Triangle, le Célesta et le Piano quand il n’est pas soliste. Ces deux derniers instruments appartiennent à la sous famille des instruments à Clavier.
  • Les Cuivres sont la plupart du temps composés du Cor, de la Trompette, du Trombone et du Tuba.

    Saviez-vous que la Flûte fait partie des instruments de musique les plus accessibles à tous ? Découvrez les autres instruments 

Le nombre de musiciens par instrument peut varier et se calibre surtout à partir des Bois. On parle d’un orchestre “Bois par 2”, “Bois par 3” et même “Bois par 4”. Chaque instrument de la famille des bois se verra doté de deux musiciens, ou trois, ou quatre. Ces types de dimensionnement d’orchestre symphonique caractérisent généralement l’époque des oeuvres composées. À l’époque de Mozart par exemple, on utilisait des orchestres plus réduits, la plupart du temps “Bois par 2”. Chez Wagner, les dimensions des orchestres explosent et il n’est pas rare de voir des oeuvres “Bois par 4”.

 

Les différents types d'orchestre
Les différents instruments d’un orchestre Symphonique

L’orchestre philharmonique

Le mot philharmonique se compose des mots grecs “philos“ et “harmonikos“, désignant essentiellement l’ami ou l’amour de l’harmonie au sens musical du terme. Le mot “philharmonique“ a été utilisé par de nombreuses sociétés de musique. C’est principalement au cours du XIXe siècle que les philharmoniques ont été créées à travers le monde. Les sociétés musicales étaient des réels lieux d’échange (et parfois de conflits) pour les personnes érudites et férues de musique. Organiser des concerts était une activité essentielle des sociétés. Si un orchestre était formé sous le drapeau d’une société, il était naturel de donner à l’orchestre le nom de la société.

Au fil du temps, le terme philharmonique est apparu pour décrire un orchestre, et n’était pas nécessairement associé à une société philharmonique. Il est également couramment utilisé pour décrire de grands ensembles multi-instruments. Ainsi, un orchestre “ philharmonique “ complet compte 80 à 100 musiciens.

Vous aurez donc compris qu’il n’existe pas réellement de différences entre les types d’orchestres symphoniques et philharmoniques. Tout est question d’étymologie et d’histoire.

 

Les différents types d'orchestre
Photo d’un orchestre philarmonique

L’orchestre de chambre

Les orchestres de chambre emploient la plupart du temps moins de 40 musiciens. L’équilibre des sonorités étant parfois plus délicat, les compositeurs et musiciens doivent faire preuve d’une grande maîtrise. Comme son nom l’indique, l’orchestre de chambre joue…de la musique de chambre ! Des compositions écrites à l’origine pour des lieux réduits, qui accueillaient des représentations parfois confidentielles, à la cour ou dans des salons aristocratiques (ou…dans une chambre, souvent royale et de taille plus imposante que la moyenne !).

Les compositeurs contemporains ont toujours créé de la musique de chambre, mais le style a atteint son apogée au cours des 17ème et 18ème siècles alors que des compositeurs comme Haydn, Mozart et Vivaldi occupaient la scène. Les orchestres de chambre, en revanche, sont adaptés aux œuvres moins amples où l’accent n’est pas mis sur la puissance de l’orchestre, mais plutôt sur l’interaction des lignes et les délicats changements de timbre.

 

Les différents types d'orchestre
Photo d’un orchestre de chambre

L’orchestre d’harmonie

Un Orchestre d’Harmonie est un ensemble musical rassemblant trois familles d’instruments : les Cuivres, les Percussions et les Bois. L’Orchestre d’Harmonie se confond souvent avec l’Orchestre Symphonique ou Philharmonique qui eux accueillent une quatrième famille : les Cordes. On peut dire que dans l’Orchestre d’harmonie, la Flûte, la Clarinette, le Hautbois et le Saxophone sont utilisés à la place des instruments à Cordes.

Au départ, le répertoire de l’Orchestre d’harmonie était principalement constitué de musique militaire. Ensuite, il s’est enrichi de musique classique: ouverture d’opéra, concerto, messe. Avec plus d’un siècle d’expérience et une volonté de satisfaire un public diversifié, l’Orchestre d’Harmonie a élargi son répertoire pour inclure le Jazz, né à la Nouvelle-Orléans au début du XXe siècle, qui est une musique militaire mixte revisité par les Afro-Américains et les Créole.

Les musiques de films dans le répertoire de l’Orchestre d’harmonie ont fait une entrée remarquable et ce grâce à ces dramaturges du son, qui établissent un lien entre l’image et le sentiment. Enfin, au cours des dernières années, l’Orchestre d’Harmonie a élargi son style musical à des œuvres originales créé spécifiquement pour cette formation, qui mettent en évidence les caractéristiques de ces ensembles.

En France, la plupart des Orchestres d’Harmonie se compose d’amateurs de statut associatif. Toutefois, ils ont parfois composé de musiciens professionnels tels que les professeurs et les instrumentistes.

Les différents types d'orchestre
Saxophonistes

Conclusion :

Vous connaissez maintenant la plupart des différents types d’orchestre. Certains orchestres imposants peuvent ne comporter qu’une seule famille d’instrument. Par exemple l’orchestre à cordes, qui peut aller jusqu’à une soixantaine de musiciens! La beauté de ces différents types d’orchestres, réside dans la diversité des couleurs et des répertoires qui les composent. Rendez-vous au concert, appréciez les différences de timbres et de masses, ce qu’elles vous procurent comme émotions. Rien n’est meilleur que d’écouter un orchestre vivre sur scène, les respirations, les mouvements et la puissance de la musique, créée à quelques mètres de vous par des musiciens d’exception.

 

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Séniors : les bienfaits de jouer d’un instrument de musique

Jouer d’un instrument de musique quand on est sénior : les bienfaits

Dans la plupart des cas, l’apprentissage de la musique débute à un jeune âge. Toutefois, certains ne se lancent jamais dans l’apprentissage d’un instrument de musique et finissent par le regretter… C’est très souvent arrivé proche de la retraite que le besoin d’apprendre la musique refait surface. Néanmoins certaines questions se posent : Est-ce possible pour les séniors d’apprendre la musique ? Quelles sont les chances de réussite ? Quels sont les bienfaits ? D’après des études scientifiques, apprendre la musique à partir de 50 ans présente de nombreux avantages. Découvrez-les.

 

Apprendre la musique après un certain âge, c’est possible !

La cinquantaine est l’âge idéal pour commencer de nouvelles aventures, pratiquer de nouveaux loisirs et réaliser vos rêves. Avec plus de temps libre, les personnes âgées peuvent désormais pratiquer toutes les activités qui les intéressent. Bien que l’on dise souvent qu’il faut commencer la musique dès son plus jeune âge, il n’est pas impossible de commencer même après 60 ans ! Il est vrai qu’un enfant a une meilleure capacité d’apprentissage qu’une personne plus âgée, mais les séniors font des progrès plus rapidement que les enfants car ils ont le temps de se former et ont plus de connaissances, de patience et de persévérance.

La patience pour apprendre un instrument est primordiale car en musique il faut savoir prendre du temps pour que son cerveau assimile bien ce qu’il voit et ce qu’il entend. Selon l’instrument que vous voulez jouer, la théorie musicale n’est plus obligatoire mais peut être nécessaire. Si vous êtes plus sensible à la guitare, l’avantage de cette dernière est que vous pouvez apprendre à en jouer sans théorie musicale, mais uniquement grâce au système de tablature.

Quel que soit l’âge, le cerveau peut toujours acquérir de nouvelles connaissances et les personnes âgées ont de solides compétences analytiques. La capacité du cerveau à se remodeler en fonction de son environnement ne se perd pas avec l’âge, contrairement à ce que l’on pense. Cela signifie que le cerveau peut apprendre et s’adapter tout au long de sa vie.

La concentration et les défis de l’apprentissage, inciteront vos compétences cognitives à s’adapter. Cela pourra générer de nouvelles connexions qui viendront alors compenser le possible déclin dû au vieillissement.

 

Jouer d’un instrument de musique quand on est sénior : les bienfaits
Jouer de la musique à tout âge, c’est possible ! Et présente de nombreux bienfaits pour les Séniors

Le déroulement de l’apprentissage

Ce n’est un secret pour personne qu’apprendre à maîtriser un instrument de musique prend des années. Mais après quelques mois, vous pourrez peut-être déjà jouer deux ou trois morceaux et vous faire plaisir. C’est une question de cohérence, de régularité et de persévérance. Vous avancerez également plus vite si vous vous projetez et vous fixez des objectifs. Par exemple, imaginez-vous pouvoir intégrer un petit orchestre dès votre deuxième année d’apprentissage. Vous ferez certainement beaucoup d’efforts avant de pouvoir jouer un morceau compliqué, mais si vous persévérez, vous y arriverez.

La première chose à faire est de choisir votre instrument. Pour les personnes âgées qui apprennent la musique depuis l’enfance, le choix est simple. Il en va de même pour les personnes passionnées par des instruments spécifiques.
Il ne faut pas oublier que tous les instruments de musique sont différents et maîtriser le Violon peut être plus compliqué que de jouer du Piano. Par conséquent, choisissez un instrument qui vous ressemble et qui vous plaît. Le plaisir de jouer est essentiel et c’est lui qui vous fera avancer. Il est donc indispensable que vous aimiez sans ambiguïté votre instrument.

Une formation régulière peut en effet assurer de meilleurs progrès. Idéalement, vous pouvez consacrer environ 45 minutes par jour à la pratique et aux exercices. Cet apprentissage nécessite également une assiduité.
S’enregistrer lors des sessions est une bonne idée si vous voulez constater votre évolution et analyser vos progrès.

 

Jouer d’un instrument de musique quand on est sénior : les bienfaits
Le Violon est l’un des instrument favoris des Français

Vous souhaitez vous lancez dans la pratique d’un instrument ? Découvrez dans cet article la liste des instruments les plus faciles à adopter pour les séniors 

Apprendre la musique : les bienfaits chez les séniors

La musique et ses nombreux bienfaits sont bien connus. Sa pratique peut être d’une aide précieuse pour les séniors.

Un moyen d’entretenir et de développer ses capacités cognitives

La pratique d’un instrument a un effet bénéfique sur le cerveau. En outre, les médecins recommandent aux séniors de jouer d’un instrument de musique, notamment le Piano qui est fortement recommandé. Cela permet de maintenir des capacités cognitives, de conserver la mémoire et de maintenir la mobilité. En effet, selon les recherches scientifiques, la pratique de la musique favorise le développement des zones cérébrales liées à la motricité.
Il stimule également les zones du cerveau liées au langage, au plaisir et à la mémoire. C’est pourquoi il est, par exemple, fortement recommandé aux patients victimes d’un AVC de pratiquer la musique. Cela leur permet, en outre, de retrouver rapidement leur capacité à s’exprimer. La musique peut également aider les personnes atteintes de la maladie de Parkinson à résister à la raideur musculaire.

Un moyen d’améliorer son audition

En plus d’améliorer l’audition, vous pouvez également améliorer les capacités d’écoute et la vitesse de reconnaissance des sons grâce à la pratique d’un instrument de musique. Selon les chercheurs de l’Université de Toronto, les personnes qui jouent ou pratiquent la musique ont une meilleure capacité à reconnaître et décoder les sons environnants et ce avec plus de précision et de rapidité que les personnes qui ne pratiquent aucun instrument.

Apprendre à jouer peut également vous apprendre à mieux contrôler votre corps. En apprenant à mieux ressentir les gestes et la mélodie générée, vous apprendrez à lâcher prise et à vous écouter. Par conséquent, cela ressemble en quelque sorte à une thérapie…

Lutter contre la dépression et l’anxiété

Pratiquer de la musique est une véritable source de plaisir, car le but est de pouvoir jouer vos morceaux préférés. De plus, s’engager dans une nouvelle activité motive beaucoup. Au fur et à mesure que vous enregistrez vos progrès, vous gagnez en estime de soi. Cela aide à combattre l’anxiété et la dépression causées par l’âge et le vieillissement.

De plus, jouer de la musique peut vous soulager du stress car cela peut favoriser la relaxation. Cette discipline artistique a permis la création d’une thérapie douce, telle que la musicothérapie qui est utilisée pour traiter de nombreuses maladies, dont la maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson.

Un moyen de lutter contre l’isolement et l’ennui

Jouer de la musique à un âge avancé est également un bon moyen de lutter contre l’isolement. De nombreux séniors passent beaucoup de temps dans des endroits clos. Toutefois, pratiquer un instrument permet de rencontrer de nouvelles personnes qui partagent les mêmes centres d’intérêt. De plus, c’est un excellent moyen de surmonter l’ennui. Pour garder la bonne humeur au quotidien, il est nécessaire de varier ses activités. Jouer d’un instrument de musique est donc l’idéal.

 

Séniors : les bienfaits de jouer d'un instrument de musique
Les bienfaits que la musique procure au cerveau

Conclusion

Il n’est jamais trop tard pour essayer la musique. Avec de la persévérance, le résultat ne peut être que gratifiant. Surtout quand on pense qu’apprendre à jouer d’un instrument apporte de nombreux bienfaits. Après 50 ans, il est donc tout à fait possible et même bénéfique de commencer à apprendre un instrument pour la première fois. Avec de la patience et de la diligence, vous pourriez même vous trouver un talent caché. De nombreux amateurs empruntent cette voie.

 

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La musique du Moyen-Âge

La musique du Moyen-âge

Avant et pendant une grande partie du Moyen-Âge, la musique se transmettait principalement à l’oral de génération en génération. L’émergence de “codes” musicaux a été fortement favorisée par les difficultés de diffusion des mélodies, des chants et de la mémorisation. La sophistication croissante des oeuvres a également été déterminante. Ces codes musicaux vont permettre de conserver une trace : c’est le début des premières partitions. La musique, au cours du Moyen-Âge, évoluera, en passant par des formes simples puis beaucoup plus complexes.

 

Introduction de la musique au Moyen-Âge

L’appellation “Médiévale“ qui a pour signification “âge intermédiaire“, vient des auteurs italiens des XIVe et XVe siècles, qui étaient convaincus que leur époque n’était autre qu’une nouvelle Antiquité. Le Moyen-Âge ou période Médiévale illustrent une période qui les séparait donc, de l’Antiquité.

L’étude de la musique médiévale est difficile avant 400 à 500 après JC, car il n’en existe aucun témoignage exploitable. Avec le grand écart périodique qui sépare le début du christianisme de la fin du XIVème siècle, il est difficile, voire impossible de recenser tous les événements majeurs qui ont orienté le cours de l’histoire de la musique.

Le berceau de la musique occidentale se situe dans le Moyen-Age chrétien, puisqu’il commença par l’avènement du christianisme. Dès l’an 313, l’édit de Milan donna à la Chrétienté un statut de religion officielle à la Réforme protestante. Les pères de l’Église accordaient la pensée médiévale à dominante religieuse car ils considéraient que le chant se prêtait à la louange de Dieu.

La musique du Moyen-Âge comprend la musique religieuse et profane et se développe sur plus de 800 ans, dépassant même le Moyen-Âge pour aller jusqu’à la Renaissance. C’est pendant cette période de l’histoire que les notations musicales apparaissent pour la première fois.

Les premiers livres écrits manuellement comportant une écriture musicale, datent du VIIIème et IXème siècles. Les moines, qui seuls à l’époque, disposaient du savoir de la notation musicale, dessinaient au-dessus des textes pour chants, des silhouettes de mélodies nommées neumes. Les neumes ont petit à petit pris la forme de carrés ou de losanges.

De là, pour être de plus en plus précis au niveau de la hauteur du son, ils ont progressivement ajouté des lignes, allant d’une ligne jusqu’à quatre.

Curieux d’en savoir plus sur l’origine des partitions de musique ? Lisez notre article sur le sujet. 

 

La musique du Moyen-Âge
Système de notation du Moyen Âge

La musique religieuse Chrétienne : Le chant Grégorien

Le chant grégorien se définit comme un chant monodique (à une seule voix), chanté sans accompagnement ni soutien harmonique. Il est avant tout un chant de prière. À ce temps, les notation musicales n’existent pas encore, les mélodies doivent donc être apprises par cœur. 

L’arrivée des neumes changea cela et ces dernières servaient à indiquer les inflexions vocales et pouvaient être différentes selon les régions. La notation diastématique (l’utilisation de lignes pour positionner les notes) s’imposa peu à peu, puisqu’il fallut indiquer la hauteur et la valeur des neumes. De là, s’ajoutèrent peu à peu différentes clés selon l’ambitus de l’instrument utilisé.

Contrairement à l’utilisation des modes majeurs et mineurs d’aujourd’hui, il existait à l’époque huit modes caractérisés par :

  • l’ambitus : dans lequel se développe la musique
  • La teneur : autour de laquelle s’organise la mélodie
  • La finale : La note conclusive

Il existe deux styles parmi les caractéristiques du chant grégorien : le récitatif qui est le chant qui se rapproche des inflexions ascendantes ou descendantes et les compositions libres qui possèdent chacune sa propre mélodie.

Le récitatif et les compositions libres peuvent être de style syllabique (une note pour une syllabe), neumatique (une syllabe correspondant à un neume) ou mélismatique (passages chantés sur une seule syllabe).

Citons les psaumes, les répons et les antiennes (les formules de récitation diffèrent à chaque fois). Il existe également la psalmodie directe (versets chantés successivement sans ajout), psalmodie antiphonale (versets chantés alternativement par le chœur qui est divisé) et la psalmodie responsoriale (psaumes chantés par un soliste suivi du chœur)

 

La musique du Moyen-Âge
Dessin de religieux

Les instruments du Moyen-Âge

Au Moyen-Âge, les instruments étaient très populaires dans la musique profane mais quelques-uns étaient plus utilisés que d’autres par les Troubadours. A contrario, la musique religieuse était principalement vocale.

La Viole

La Viole est un instrument à cordes frottées qui se joue avec un archet. Comparé au Violon, la Viole à quelques différences qui se jouent au niveau du nombre de cordes mais aussi à la façon dont le joueur la tient : La Viole possède 6 cordes et se tient entre ou sur les genoux.
Il existe différents modèles de Violes nommés en fonction de leur taille : la Viole de Gambe alto, la Viole de Gambe ténor, la Contrebasse de Viole de Gambe etc…

La Chalemie

La Chalemie est un instrument à vent et à anche double, appartenant à la famille des Hautbois. Cet instrument était très utilisé à cette époque. Sa popularité était due à son timbre puissant qui accompagnait idéalement la Cornemuse. La combinaison de ces deux instruments produisait un son riche en harmoniques, c’est pourquoi ils étaient souvent combinés.

La Chalemie émet un son fort et est jouée selon la technique de la respiration circulaire. Les Troubadours et les autres musiciens en jouaient les plus fréquemment à l’extérieur, car leur son puissant accompagnait les festivals et les fêtes organisées en plein air.

La Guiterne

La Guiterne, un instrument à cordes pincées, avait un corps très peu profond et était fait de la même pièce que le manche. Il avait la forme d’une demi-poire sur laquelle trois ou quatre cordes généralement faites de boyaux étaient attachées. Les Guiternes avaient une richesse harmonique élevée et pouvaient généralement offrir des frappes directes et précises.

Au Moyen-Âge, elle était utilisée et considérée comme instrument de sérénade mais possédait tout de même un côté noblesse. En effet, des personnes de haut rang telles que les princes, avaient à leurs dispositions, leurs propres joueurs de Guiterne qu’ils jouaient lorsque les princes recevaient de la visite.

Le Bendir

Le Bendir est un instrument à percussion qui est toujours d’actualité. Il s’agit d’un tambour sur cadre mesurant environ 400 mm de diamètre. Le cadre fait de bois et recouvert de peau de chèvre, était frappé par la force des doigts et des paumes des Troubadours.

Le Bendir possède aussi un timbre de cordes en boyau fixé tout le long de la peau qui diffuse un son bourdonnant. Le joueur doit placer l’instrument à l’horizontale et peut ainsi le jouer debout ou assis.

 

La musique du moyen-âge
Instrument du Moyen-Âge

Guiddo d’Arezzo : l’inventeur de la notation musicale moderne

Guiddo d’Arezzo est un moine bénédictin italien né en 992. Il est l’inventeur du système de notation musicale sur portée que nous utilisons aujourd’hui.

Nous connaissons peu de choses à son sujet, mais nous savons qu’il était moine et professeur de musique à l’école de la Cathédrale d’Arezzo en Italie.

Guido d’Arezzo est une légende du monde musical de l’époque. Un grand nombre de manuscrits conservés ont tendance à affirmer l’importance qu’on lui portait. Pédagogue reconnu et axé sur la pratique, il a essayé d’étendre l’usage des lignes, notamment par l’adjonction de couleurs. De plus, il critiquait l’habitude de placer plusieurs neumes par interligne.

À cette distinction des hauteurs du son, dont il n’est pas l’auteur mais qui le préoccupe, il ajouta un nouveau procédé technique. Il donna un nom à chacune des notes de l’hexacorde inspiré par l’hymne à Jean-Baptiste (ut, ré, mi, fa, sol, la). Aujourd’hui DO remplace UT.

 

La musique du Moyen-Âge
Guiddo d’Arezzo

 

Conclusion

Le Moyen-âge, considéré comme « l’origine » de notre musique occidentale est une période très vaste, allant du Vème au XVème siècle. Cette période a conduit à la mise en place d’idées, de structures et d’institutions qui dureront des siècles. Ici se sont créées et développées de nouvelles formes de la musique. Au cours des derniers siècles, l’ensemble du système musical est mis en place avec la phonologie, les symboles et le rythme.

 

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