Comment trouver l’inspiration pour composer de la musique ?

Comment trouver l’inspiration pour composer de la musique ?

D’une manière générale, la recherche d’inspiration est le fondement principal de l’art. Mais il est vrai que celle-ci est un concept abstrait, et malheureusement il n’y a pas de mode d’emploi ! Chaque artiste a ses propres méthodes pour trouver de l’inspiration. Cependant, en termes de musique, certaines techniques peuvent aider les musiciens à s’inspirer et à composer de la musique. Voici quelques-unes d’entre-elles.

 

Choisir un bon environnement

Habituellement, pour composer de la musique, il est nécessaire de s’installer dans un endroit confortable, qui favorisera la créativité. Une pièce calme offrant une vue agréable est un choix idéal. Vous pouvez également vous asseoir dans un jardin entre plusieurs arbres, car il est dit que la nature est très inspirante.

En fait, face à des situations inconnues, le cerveau a tendance à être plus actif, ce qui entraîne une augmentation de la créativité. Par conséquent, découvrir de nouveaux endroits, de nouvelles personnes et de nouvelles cultures est un excellent moyen de générer de l’inspiration. Et c’est exactement de cette manière que le compositeur Mozart trouvait son inspiration. Sa grande productivité était due aux nombreux voyages qu’il a pu faire. Par conséquent, tous ces stimuli lui ont fourni beaucoup de matière pour être inspiré à composer.
C’est pour cela qu’il est important de bien choisir son environnement.

Stimuler sa créativité

Pour booster sa créativité, la lecture est un moyen assez efficace, mais l’écoute de musique de toutes sortes reste la meilleure méthode. En effet, écouter quelques morceaux au préalable peut aider sur la façon de commencer une composition. C’est-à-dire vous concentrer sur un aspect de la musique qui vous plaît particulièrement et l’utiliser comme point de départ pour votre nouvelle création. Dans cette optique, il est important que vous écoutiez toutes sortes de musique, et non seulement celles que vous préférez. Prenez l’habitude d’écouter de tout, en allant des musiques plus connues au moins connues.

Également, pour stimuler votre créativité, nous vous recommandons de pratiquer un exercice très simple : le free-writing.
Le principe est de vous asseoir devant votre ordinateur ou devant une feuille vierge, puis d’écrire tout ce qui vous passe par la tête. C’est-à-dire que chaque mot, chaque idée, chaque pensée qui vous traverse l’esprit doive être notés.
Après relecture, il vous suffit d’effacer les informations superflues et de garder ce qui vous convient. Et enfin, finissez par structurer les pensées qui méritent d’être développées.
À force, une mélodie vous viendra naturellement à l’esprit.

 

Comment trouver l’inspiration pour composer de la musique ?
Le choix de son environnement est une première étape pour trouver l’inspiration

 

S’inspirer d’une expérience personnelle

De nombreux artistes s’inspirent de leur propre expérience pour composer leurs chansons. Le plus important à connaître c’est le « pourquoi » vous composez une musique et surtout, pour faire passer quel message.
Puisque vous maîtrisez n’importe quel sujet qui vous concerne, il vous sera plus facile de placer les mots et de mettre en avant les émotions qui en ressortent. N’hésitez pas à chercher au plus profond de vos souvenirs.
Ou alors, vous pouvez également vous inspirer d’une situation expérimentée par d’autres personnes.

En fait, par les paroles de la chanson, vous devez faire ressentir aux auditeurs toutes les émotions que vous souhaitez partager, que ces émotions soient la tristesse, de la joie ou de la colère.

Écouter d’autres musiques

En cas de manque d’inspiration, la solution la plus facile et la plus adaptée est d’écouter d’autres morceaux de musique. Il ne s’agit pas uniquement d’écouter les textes, mais aussi la mélodie. En effet, la musique doit s’analyser sur tout le plan : tenir compte des accords, de la structure, de la gamme ainsi que des instruments utilisés. Grâce aux cours de musique que certains ont suivis, il leur sera plus aisé de réaliser cette tâche.

Les festivals de musique diffusés en ligne peuvent également être une riche expérience dans ce domaine. Puisque différents musiciens avec différents styles de musique se présentent, il vous sera possible d’écouter de nouveaux sons, d’écouter de nouvelles voix, et de découvrir de nouveaux rythmes. Ces festivals vous permettront éventuellement d’évoluer musicalement. Toutefois, il faut veiller à ne pas trop vous éloigner de ce que vous savez déjà faire.

Prêt à vous lancer dans la composition ? Découvrez dans cet article, les instruments les plus adaptés pour composer. 

 

Comment trouver l’inspiration pour composer de la musique ?
Il est utile d’écouter toutes sortes de musique

 

Exprimez vos rêves et vos passions

Chaque personne a un rêve enfoui. Même si vous pensez qu’il est impossible de le réaliser, sachez que cela peut devenir une source d’inspiration pour votre prochaine composition. Sinon, vous pouvez également parler de ce qui vous passionne. Cela peut être de la musique, de l’art, des animaux ou de l’amour pour le voyage.

Parfois, s’exprimer sur tous sujets avec une personne cultivée est un autre moyen efficace pour trouver de l’inspiration. Juste en l’écoutant, vous pouvez trouver un sujet intéressant qui mérite d’être développé.
Sur YouTube et d’autres plateformes, vous pouvez également trouver des podcasts et des conférences qui parlent de ce qui vous passionne. Et après quelques visionnages, il est possible que vous arriviez à vaincre le syndrome de la page blanche.

Bien choisir la structure

Lors de la composition d’une pièce musicale, la structure est un point important à prendre en compte. En général, elle est employée selon le style de musique.
Il faut savoir qu’une chanson peut contenir différentes parties, dont le refrain et les couplets sont les plus importantes. Il doit y avoir une véritable consistance et cohérence dans leur contenu. Notez également que vous devriez faire attention aux rimes afin que les paroles de musique soient faciles à prononcer.
Et également bien choisir le titre. Il est celui qui se lit en premier, il doit donc être percutant et révéler l’histoire que vous allez raconter.

Se relaxer et prendre son temps

Sachez que les préoccupations, le stress et la fatigue sont des obstacles à l’inspiration. Si vous souhaitez composer de belles chansons, vous devrez prendre votre temps et vous détendre. Mais aussi, éviter la pression. Vous devez attendre d’avoir des idées claires avant de vous mettre au travail. N’hésitez donc pas à vous divertir.

De plus, après avoir rédigé vos premières idées, il est possible que vous soyez coincé sur une partie de votre composition. Dans ce cas-là, laissez-là un instant de côté et retournez-y un peu plus tard. Peut-être qu’une fois les idées claires et après avoir pris un peu de recul, vous arriverez à débloquer la situation. Autre technique, employez vous à composer une autre partie de votre morceau. Vous pourrez revenir à la partie problématique plus tard.

Face à l’improvisation

L’improvisation est aussi l’une des techniques qui aident à trouver une inspiration. Pour faire fonctionner l’improvisation, il est important de penser à s’enregistrer en train de jouer pour pouvoir retravailler cette matière par la suite.
Recherchez une tonalité agréable à écouter et laissez vos mains faire le reste.
D’autre part, cela peut prendre beaucoup de temps avant de trouver un début de mélodie convaincante. Il sera donc nécessaire de s’armer de patience. La composition improvisée sera réécoutée, modifiée, améliorée et reproduite jusqu’à ce qu’elle soit satisfaisante.

Comment trouver l’inspiration pour composer de la musique ?
La technique de l’improvisation est l’une des meilleures méthodes pour trouver de l’inspiration

Conclusion

Avec toutes ces techniques, il est possible que vous trouviez l’inspiration que vous recherchiez. Mais n’oubliez pas que dans toutes les disciplines la persévérance est importante. Votre composition parfaite ne se fera peut-être pas dès la première fois. Mais continuez d’exercer sans vous arrêter. Un travail régulier et constant ne fera que vous faire progresser.

 

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La musique : Une aide contre l’Alzheimer ?

La musique : Une aide contre l’Alzheimer ?

La musique est une composante clé de toutes les civilisations. Les chercheurs ont longtemps soupçonné ses effets thérapeutiques sur la santé humaine, mentale ou physique. Mais l’étude de son impact sur le cerveau n’a démarré que depuis environ une quinzaine d’années et fait partie du domaine d’exploration des Neuroscientifiques du monde entier (plus particulièrement aux États-Unis et au Canada). Ces différentes études s’efforcent de montrer que la musique calme la douleur ou soulage les symptômes de troubles telles que la maladie d’Alzheimer, Parkinson et même l’Autisme. Dans cet article nous verrons les bienfaits qu’a la musique sur la maladie neurologique la plus répandue dans notre société : l’Alzheimer.

L’origine de l’Alzheimer

La maladie d’Alzheimer, décrite pour la première fois par Aloïs Alzheimer en 1907, est une “maladie cérébrale qui détériore progressivement les facultés intellectuelles et les capacités d’adaptation“. C’est une maladie neurodégénérative qui provoque la détérioration puis la mort des neurones. Il s’ensuit une atrophie du cerveau qui peut être importante -jusqu’à 25% de perte de volume dans les stades avancés-. Toutefois, nous n’en connaissons toujours pas la cause avec précision.

La maladie d’Alzheimer est une maladie assez répandue en France. Elle concerne particulièrement la population des plus de 65 ans. Elle touche une femme sur quatre et un homme sur cinq parmi les plus de 85 ans. Plus le patient est âgé, plus les risques d’Alzheimer augmentent. Il existe actuellement deux types de médicaments : ceux qui visent à ralentir la progression de la maladie et ceux qui essaient d’en diminuer les symptômes. Cependant, aucun médicament actuel ne guérit la maladie d’Alzheimer.

Puisque l’efficacité des traitements actuels est très limitée et leurs effets secondaires indésirables assez nombreux, la musicothérapie prend une très grande place et devient donc une alternative intéressante, non pour guérir la maladie, mais améliorer la vie quotidienne des patients. Les chercheurs ont fait quelques hypothèses sur les effets de la musicothérapie sur les patients atteints de la maladie d’Alzheimer, qui sont à confirmer, car les études sur le sujet sont encore trop récentes : contrairement aux autres activités cérébrales, telles que le langage, qui se trouve dans une zone spécifique du cerveau, la musique, elle, n’a pas de centre défini. Les souvenirs qui lui sont associés sont donc encodés dans différentes zones. Par conséquent, les neuroscientifiques pensent que grâce à la musique, le patient arrive parfois à retrouver un souvenir dû au fait que celui-ci le soit ancré à la fois dans une zone endommagée et dans une zone saine.

Envie d’en savoir plus sur les bienfaits que procure la musique en général ? Lisez notre article sur la Musicothérapie !

 

 La musique : Une aide contre l’Alzheimer ?
La musicothérapie améliore la vie des patients atteints de l’Alzheimer

La musique stimule le cerveau

Les chercheurs de l’Université McGill à Montréal ont montré que la musique avait un impact sur notre cerveau en se concentrant directement sur notre système de récompenses. Ils ont ainsi découvert que la musique affecte également le système cognitif des personnes atteintes d’Alzheimer en faisant raviver des souvenirs.

En effet, la musique agit sur les hormones de plaisir, l’endorphine et la dopamine en favorisant leur production. La musique joue sur notre comportement, notre humeur et peut même ranimer certaines émotions.

La musique stimule toutes les zones du cerveau. Elle permet de :

  • Raviver certains sentiments et émotions : la musique agit sur les pensées et les émotions positives
  • Augmenter l’estime de soi
  • Stimuler la créativité et la mémoire
  • Réduire l’anxiété, les angoisses et l’agitation
  • De mieux communiquer avec les personnes qui nous entourent et par conséquent réduire l’isolement social
  • Renforcer l’intérêt et l’attention lors d’activités
 La musique : Une aide contre l’Alzheimer ?
La musique stimule toutes les zones du cerveau

 

La musique agit sur le bien-être mental et physique des patients

Il est confirmé que la Musicothérapie est donc très bénéfique pour les patients atteints de la maladie d’Alzheimer ou de pertes de mémoire. Lors de la perte du langage, des souvenirs et du sens de soi, la musique est toujours présente dans les parties du cerveau restées actives. Elle peut également aider à la re-connexion à des parties du cerveau dont les patients ont précédemment perdus l’usage.

Dans le cas de la maladie d’Alzheimer, la thérapie musicale peut réduire la préoccupation et l’agitation des patients, tout en essayant de stimuler leur mémoire et leurs souvenirs réceptifs. Comme chaque thérapie, il s’agit principalement d’un moyen efficace de créer une relation entre le patient et le soignant, mais aussi entre les patients eux-mêmes car lorsqu’ils bougent, jouent des instruments et font de la musique ensemble, augmente le partage et les sentiments de connexion et de bien-être. Le moral comme à remonter et ainsi l’anxiété se libère.

En 2020, le Royaume-Uni a introduit une campagne nationale portant le nom de « Music for Dementia 2020 », faisant la promotion des bienfaits des activités musicales auprès des personnes touchées par la maladie d’Alzheimer. Cette campagne vise à inviter le personnel de santé à rendre la musique accessible à tous les patients. De nombreux conseils et outils sont recommandés sur le site Web de la campagne pour mettre en place des activités musicales.

 

 La musique : Une aide contre l’Alzheimer ?
La musicothérapie a de nombreux bienfaits sur les patients atteints d’Alzheimer

Les moments en musique à partager

La musique peut être écoutée sans aucune contre-indication et les activités musicales vous permettent d’offrir et de partager de nouvelles expériences.
Voici quelques conseils pour passer un bon moment en musique :

  • Adaptez le style musical en fonction des goûts et des préférences de la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer. Mais vous pouvez aussi lui faire écouter différents morceaux puis observer ses réactions
  • Si vous connaissez bien les goûts de la personne , essayez de lui faire écouter des chansons qu’elle appréciait avant, afin de favoriser le rappel d’un souvenir ou d’un moment passé
  • Que ce soit en écoutant la radio, sur YouTube, une chorale ou un concert, assurez-vous que le volume sonore est approprié afin que tout le monde puisse profiter de ce moment
  • Créez une playlist personnalisée, comprenant tous les morceaux préférés de la personne atteinte de la maladie, afin de pouvoir vraiment profiter de ce moment d’échange et de partage

 

 La musique : Une aide contre l’Alzheimer ?
La musique permet de partager de bonnes expériences

Conclusion

Il est clair que la Musicothérapie ne permet pas de guérir la maladie d’Alzheimer dans le sens littéral. Mais elle contribue énormément à l’amélioration de la qualité de vie des patients. À son échelle, la musique peut apporter énormément aux personnes atteintes d’Alzheimer. Les souvenirs sont très importants, notamment pour une personne âgée. Or si la maladie lui enlève cette capacité, que lui reste-t-il ? Par la musique, les souvenirs peuvent lui revenir et la ramener à son histoire passée. Apporter de la joie à ces personnes, ça n’a pas de prix. Comme le dit Mikaela Halvarsson, une spécialiste des troubles cognitifs : “Si nous avons pu leur apporter du bonheur pendant une heure, alors c’est toujours cela de gagné“.

 

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Romantic music

la musique romantique

Le XIXe siècle marque le début d’une nouvelle période connue sous le nom de Romantisme. Ce mouvement, qui s’étend d’environ 1800 aux années 1890, est incarné en Europe dans tous les domaines de l’art (poésie, peinture, musique, architecture, etc.). Le terme Romantisme est issu de la tendance littéraire allemande de 1800-1830, qui évoque entre autre l’irrationalité, les rêves, les sentiments, la sensibilité. Dès la période Classique, le mouvement allemand « Sturm und Drang » traduit par tempête et passion, montre le début de cette musique tumultueuse et passionnée. Les compositeurs de la période Romantique se sont initiés à ce style en grande partie grâce à l’influence de Ludwig van Beethoven et ses oeuvres « absolues ».

 

Introduction à la musique Romantique

La musique Romantique est avant tout un mouvement révolutionnaire. Cependant, les mentalités des périodes passées restaient bien présentes et des compositeurs tels que Schubert, Schumann ou Brahms ne pouvaient pas complètement rompre avec leur héritage. La musique Romantique recherche l’intimité dans les émotions musicales et les salons, tandis qu’en même temps, le développement de la facture instrumentale pousse paradoxalement à la virtuosité et à l’évolution de la matière sonore : l’orchestre est devenu de plus en plus important, et le piano acquiert un nouveau volume sonore.

Les statuts des musiciens évoluent également, ce qui les rend indépendants au XIXe siècle. Depuis des siècles, les musiciens tiennent leur subsistance d’un mécène ou d’une organisation dont la plus importante était l’Eglise. Jusque-là, la plupart des œuvres créées étaient des commandes, avec un seul objectif clair : faire briller leur commanditaire.
Bach était « soumis » à des cours ; Haydn était au service du prince Esterházy ; Mozart bien que devenu un musicien libre ne dépendant plus d’aucune organisation, voyait la plupart de ses œuvres être des commandes. Beethoven est l’héritier de tout cela. En mettant la noblesse à son service, au lieu de l’inverse, il devient un musicien libre et indépendant.

Saviez-vous que dans la période Baroque, Jean-Sébastien Bach composait ses œuvres à la demande de ses mécènes?

 

Les musiciens romantiques excellent également dans des domaines autres que la composition : interprètes (Chopin, Liszt), écrivains (Berlioz, Schumann, Wagner), théoriciens et chefs d’orchestre.

Suite au différents évènements politiques du XIXe siècle accompagné du déploiement d’un nationalisme exacerbé, les artistes s’isolent et se réfugient dans leurs propres valeurs nationales. Les style et genres s’opposent régulièrement d’un pays à l’autre. Le cas le plus parlant est celui de l’opéra Wagnérien, qui “écrasera” toute l’Europe pendant une grande partie de la seconde moitié du siècle. Un grand nombre de compositeurs européens auront bien du mal à se défaire de l’emprise stylistique du compositeur allemand. La fin de cette domination arrivera avec le courant impressionniste Français, porté par Claude Debussy.

On peut distinguer plusieurs phases dans la musique du XIX° siècle :

  • 1800/1830 : les débuts du romantisme
  • 1830/1850 : apogée
  • 1850/1890 : le romantisme tardif

 

La musique romantique
Ludwig Van Beethoven

 

Le style de musique et le langage musical

La musique Romantique reprend tous les genres et styles de la période Classique, en les adaptant aux valeurs de la révolution Romantique. La « Symphonie » créée à l’époque classique a évolué dans des formes plus riches et plus raffinées en raison de l’avancement du système harmonique et tonal. De plus, l’Opéra, transcende les frontières de l’Italie pour s’importer dans d’autres pays européens, parfois dans des formes plus légères (Opérette). De nouveaux genre apparaissent, tels que le Lied, les Poèmes Symphoniques et les Drames musicaux.

Dans le langage musical, les récits racontent l’amour, la passion et la tourmente de l’humanité. De plus, es compositeurs s’inspirent alors des grandes œuvres littéraires de l’époque et utilisent d’avantage un instrument qui deviendra l’un des emblèmes de ce siècle : le Piano.
Le langage musical se complexifie et les compositeurs, grâce à des instruments en plein développement, façonnent les sons qui imitent ceux de la nature et de son imaginaire. Autre point important, l’époque Romantique fait la part belle à la virtuosité instrumentale.

 

La musique romantique
Richard Wagner

 

Les formes musicales évoluées

Ces genres introduits à partir de la période Classique, furent considérablement développés et magnifiés tout au long du XIXe siècle.

  • La Symphonie Romantique a remplacé le Concerto Grosso. Beethoven en fait l’une des formes de musique les plus populaires de son répertoire (mais pas que). La Symphonie se développa jusqu’au début du XXe siècle. Elle deviendra l’un des genre les plus prestigieux de la musique Romantique et l’un des plus populaires auprès des compositeurs
  • La Symphonie vocale est une variation de la Symphonie. Il s’agit d’une oeuvre instrumentale exécutée par un soliste sur un fond lyrique et poétique. L’un de ses compositeurs emblématiques est Gustav Mahler
  • La Symphonie pour instrument soliste est une autre évolution musicale de la Symphonie quand les compositeurs écrivent des symphonies sur un seul instrument. À l’époque, c’était le Piano et l’Orgue. Citons la Symphonie N°3 de Camille Saint-Saëns
  • Le Concerto hérité de l’ère Classique, évolue dans son thème et son esthétique. Il permettra aux compositeurs de repousser les limites de la virtuosité instrumentale
  • L’Opéra Romantique dont le foyer est d’abord Paris, puis Bayreuth, grand fief de l’Opéra Wagnérien.

 

la musique romantique
Robert Schumann

 

Les nouvelles formes musicales

Elles sont issue de l’imagination affranchie des compositeurs.

  • La Musique Absolue ou musique pure, est une musique instrumentale jouée dans sa forme la plus pure, pour exprimer les émotions du compositeur

 

  • À l’inverse de à la musique absolue, la Musique à Programme. Elle est censée illustrer une thématique ou une histoire qui est souvent présentée en amont au public, à l’aide d’un Programme. La Symphonie Fantastique d’Hector Berlioz est une des oeuvres fondatrices du genre

 

  • La Musique de Chambre est une forme de représentation très prisée durant la période Romantique, à travers laquelle les artistes peuvent transmettre des émotions plus intimes au public, mais aussi innover de manière plus libre et radicale. Les derniers Quatuors à Cordes de Ludwig van Beethoven en sont une parfaite illustration

 

  • Le Poème Symphonique est un genre musical accompagné d’un orchestre symphonique. Ce genre porte principalement sur des sujets littéraires, philosophiques, descriptifs ou même picturaux. Il est peut être accompagné d’un chœur ou d’une voix de soliste. Plus tard, le poème symphonique fut quelque peu rejeté, surtout dans la volonté de séparer l’œuvre musicale de l’influence littéraire. Stéphane Mallarmé était opposé à la mise en musique de ses poèmes, jusqu’au jour où il tomba en admiration du “Prélude à l’après midi d’un Faune” de Claude Debussy

 

  • Le Lied, traduit de l’allemand par « chant », est un poème que l’on chante  en compagnie d’un Piano ou d’autres instruments de musique. D’origine allemande, le Lied fait partie du genre de la “petite forme”, à contrario de la Symphonie, qui elle, fait partie du genre de la “grande forme”. Le Lied se compose sur plusieurs thèmes : l’amour, les voyages ou encore la nuit. Le Lied apparaît avec le développement du Piano forte, qui l’accompagne souvent

 

  • Les formes de Piano Romantique : le Piano était au cœur de la création des compositeurs de l’ère Romantique. Les formes dites du “Piano Romantique” sont : la Sonate, le Prélude, les Études, la Ballade, le Nocturne, le Scherzo, la Fantaisie, la Fugue, l’Impromptu et les pièces de danse

 

la musique romantique
Frédéric Chopin

 

Conclusion

Les différents nationalismes européens ont porté avec passion le foisonnement créatif de la musique du XIXe siècle. Le Romantisme se terminera sur une opposition avec le Classicisme, qui s’évertuait à se placer au-dessus des nations et à tenir un langage universel. Le Romantisme reste l’une des périodes les plus riches et les plus passionnantes de l’histoire de la musique occidentale, et plus largement celle de l’histoire de l’art.

 

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La Musicothérapie : se soigner par la musique

La Musicothérapie : se soigner par la musique

En plus d’adoucir les moeurs et certains comportements, la musique apporterait du courage, calmerait la dépression et favoriserait la relaxation. Depuis des siècles, la musique est même utilisée comme traitement de certains maux. La musique peut nous aider à contrôler nos émotions, à les calmer, à participer ou à encourager la prise de décision. Elle s’avère d’ailleurs particulièrement bénéfique pour les enfants et les bébés. De nombreuses études ont prouvé ses bienfaits pour la santé physique et mentale. Voyons dans cet article comment la Musicothérapie peut aider à se soigner grâce à la musique.

 

La Musicothérapie : qu’est-ce que c’est ?

La Musicothérapie, très prisée ces dernières années, a la particularité d’utiliser la musique comme méthode de traitement.

La Musicothérapie est une forme thérapie qui utilise la musique comme moyen de traiter, de soigner ou de répondre à un problème donné. Parce que la musique atteint le « cœur » de l’individu, c’est un moyen d’expression privilégié, qui lui permet d’exprimer sa douleur et ses émotions. Par conséquent, en Musicothérapie, le son et le rythme deviennent des outils pour augmenter la créativité, renouer avec soi-même et traiter divers problèmes de santé. En tant qu’outil de croissance personnelle, la musique peut augmenter et améliorer la vitalité mais aussi améliorer les capacités cognitives, les capacités psychomotrices ainsi que les capacités sociales et émotionnelles. Bien que la musicothérapie ne fût à l’origine utilisée que pour la psychothérapie, son objectif thérapeutique a été considérablement élargi.

La Musicothérapie peut-elle fonctionner pour tout le monde ? En effet, les sensations provoquées par l’écoute de musique ou de sons varient d’une personne à l’autre. Certaines personnes sont plus sensibles que d’autres. Les musicothérapeutes utilisent deux méthodes :

  • La Musicothérapie active qui nécessite la participation du patient. En effet, le principe est de l’encourager à s’exprimer en chantant ou en improvisant sur des instruments
  • La méthode “réceptive”. Cette fois, le patient n’a besoin que d’écouter de la musique

 

La Musicothérapie : se soigner par la musique
Dessin de notes de musique

Jouer d’un instrument après 50 ans présente de nombreux avantages. Découvrez lesquels dans cet article. 

 

Les bienfaits de la Musicothérapie

Il existe de nombreuses applications thérapeutiques de la Musicothérapie. Cependant, il peut être difficile de savoir exactement dans quelle mesure les effets qui en découlent lui sont directement attribuables. D’une étude à l’autre, les interventions (choix de la musique, durée de la rencontre, intensité, etc.) et les mesures varient fortement. Cela étant dit, les principales applications thérapeutiques de la musicothérapie ont été évaluées à travers la recherche scientifique. Il convient de mentionner ici les bienfaits de la Musicothérapie. En voici une liste non exhaustive :

La musique pour vaincre l’anxiété et le stress

La musique est un excellent allié dans le traitement des maladies mentales. En raison de son effet relaxant, il aide à réduire le niveau de cortisol, une hormone du stress. D’autre part, il stimule la libération d’endorphines qui ont des effets sédatifs et analgésiques. C’est pourquoi la Musicothérapie est de plus en plus courante dans les hôpitaux.

Cette forme de traitement est principalement utilisée pour calmer les patients souffrant de maladies respiratoires ou cardiaques. Avec l’aide de la musique, ils pourront contrôler leurs émotions et retrouver la sérénité. De plus, des essais cliniques ont montré qu’ils pouvaient en effet lutter plus efficacement contre l’anxiété et les mauvaises émotions.

La musique améliore l’humeur

Un certain nombre d’études ont montré que la Musicothérapie peut aider à améliorer l’humeur de divers groupes de personnes. Par conséquent, en rendant l’hospitalisation plus agréable pour les malades et leurs familles, un impact positif direct sur les patients sera évident. Il en découlera également l’amélioration de l’humeur des soignants sur le long terme.< /P>

La Musicothérapie : se soigner par la musique
Image sur les points que la musique améliore

La musique améliore le sommeil

L’effet apaisant de la musique – qu’elle soit instrumentale ou chantée, enregistrée ou en direct – a été observée sur tous les âges. Selon les résultats d’études cliniques chez les personnes âgées, la Musicothérapie peut faciliter l’endormissement, réduire le nombre de réveils, améliorer la qualité du sommeil et en augmenter sa durée et son efficacité.

La musique peut vaincre la douleur

La musique peut avoir le même effet que la morphine, les analgésiques, les anxiolytiques et autres tranquillisants. Écouter de la musique peut réduire la sensation de douleur grâce à la sécrétion d’endorphine.
Selon certaines recherches, la Musicothérapie peut soulager la souffrance des patients en réduisant les symptômes et la douleur associés à diverses maladies. C’est le cas de la polyarthrite rhumatoïde, de l’arthrose et des maladies musculo-squelettiques.
En cas de douleurs chroniques telles que maux de tête ou maux de dos, il est également judicieux d’utiliser cette technique de traitement. Enfin, de nombreux médecins l’utilisent pour aider les patients ayant subi des traitements majeurs tels que la chirurgie ou la chimiothérapie.

La musique pour traiter la dépression

Quelle que soit la cause de la dépression, la Musicothérapie est un moyen efficace de la soulager et de l’atténuer. La musique peut en soulager tous les symptômes et améliorer l’humeur. Bien entendu, le choix du registre doit être effectué avec soin. En général, la musique riche en harmoniques ou la musique contenant des paroles positives sont celles à privilégier.

 

La Musicothérapie : se soigner par la musique
Dessin d’un arbre avec pour feuille des notes de musique

 

Le choix de musique ?

Pour que la Musicothérapie fonctionne vraiment, il est nécessaire de prendre en compte les goûts du patient en matière de musique. C’est pourquoi les musicothérapeutes réalisent le premier entretien, au cours duquel ils tentent de découvrir le style de musique qui a fait réagir le patient de manière positive. C’est aussi l’occasion de déterminer l’approche à adopter. Par conséquent, un test de réceptivité musicale est donc au programme.

Citons que les oeuvres de Jean-Sébastien Bach, font partie des plus utilisées. Cependant, le cas échéant, rien n’empêche d’utiliser le rock, le métal, le hip-hop ou toute autres musiques rythmées pour traiter certains troubles ou maux.

S’adresser à un musicothérapeute est le choix le plus adéquat, car la prise en charge d’un professionnel est toujours préférable à une démarche personnelle, surtout lorsque la maladie à traiter est suffisamment grave.

La Musicothérapie : se soigner par la musique
Photo d’enceintes de musique

 

Une pratique accessible à tous

Clémence Bostnavaron, musicothérapeute diplômée de l’Université Paris Descartes et membre affiliée à la Fédération Française de Musicothérapie :

“ Je trouve que la Musicothérapie est une formidable pratique qui s’adresse tout à chacun car l’être humain possède une nature musicale innée et acquise à travers la culture.

La Musicothérapie dépasse la représentation que l’on peut avoir de prime abord et est vécue par les participants comme un enrichissement plus vaste et étonnant. Par exemple, il n’est pas nécessaire d’être musicien pour pouvoir rencontrer un musicothérapeute. Autre exemple, la Musicothérapie n’est pas de l’animation musicale mais a toujours un ou plusieurs objectifs thérapeutiques avec un professionnel formé à cela.

En revanche, grâce à cette pratique, on apprend par les sons et la musique à se connaître d’avantage et à dépasser les limitations que nous nous mettons. La Musicothérapie s’apparente à une psychothérapie non verbale, dans une organisation musicale ou non. Elle peut être aussi le moyen révélateur de se connecter, par l’émotionnel, à la mémoire de chacun et ainsi faire resurgir des besoins individuels.

En effet, de nombreux secteurs sont désormais investis par les musicothérapeutes, tel que le soin aux personnes âgées (diverses démences et pathologies), les troubles autistiques, le milieu carcéral, les troubles du comportement alimentaire, les services de néonatalogie et plus généralement la plupart des troubles psychologiques en complément d’un suivi avec un expert en psychologie. Elle s’inscrit ainsi parfaitement dans l’ensemble des processus de soins.

Enfin, la Musicothérapie s’adresse également à toute personne ayant la volonté de s’apporter un bien-être quotidien et voit ainsi les entreprises de plus en plus faire appel aux musicothérapeutes pout leurs salariés”.

Son site : http://clemence-bostnavaron.fr/


Conclusion

Depuis de nombreuses années, la musique est bel et bien considérée comme ayant de grands effets thérapeutiques. C’est d’autant plus évident si l’on rappel quelques uns de ses rôles originels : la communication, les rites, et la transmission, pour bon nombre de civilisations. L’effet bénéfique et curatif de la Musicothérapie pour l’humanité en devient évident.

 

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L’art de la Lutherie

L’art de la Lutherie

Avant d’être des instruments utilisés par le talent des musiciens, le Violon, l’Alto ou même le Violoncelle passent par les mains prodigieuses d’un Luthier. Métier fascinant mais peu connu, certaines questions peuvent se poser : Qu’est-ce que la Lutherie ? Quelles sont les étapes de fabrication des instruments à cordes frottées ? Dans cet article, nous vous dirons tout sur la Lutherie : Toutes les techniques, pratiques et matériaux utilisés pour la fabrication, ne seront plus un secret pour vous.

 

Le métier de luthier

Le luthier, grâce à sa haute expertise, fabrique, restaure et accorde des instruments de musique à cordes frottées tels que par exemple le Violon, l’Alto ou le Violoncelle. Ils sont également experts dans l’entretien et la restauration de ces instruments.

Dans un atelier, le luthier va progressivement façonner, et ce, pièce par pièce, un instrument. Il possède une excellente oreille musicale et il sait façonner le son de l’instrument qu’il crée ou répare. Dans de nombreux cas, il est très doué pour jouer des instruments dont il est devenu un expert. C’est donc un artisan passionné, mélomane, possédant de solides connaissances en musique et en acoustique et faisant appel à tous ses sens : la vue, le toucher, l’ouïe et l’odorat.

À l’origine, le luthier était le fabricant du “Luth”. Mais le temps passant, le terme de “Luthier“ s’est étendu pour désigner aujourd’hui le fabricant des instruments du Quatuor à cordes.

Actuellement, l’industrie du luthier offre de nombreux aspects :

  • L’entretien d’un instrument. C’est l’activité la plus courante destinée à conserver un instrument dans un état de fonctionnement optimal pour le musicien
  • Les réparations. Elles peuvent être assez complexes et nécessitent une très bonne expérience, la capacité de construire un plan d’intervention ainsi qu’un haut degré de respect pour le travail d’origine
  • La création. C’est la base de l’apprentissage pour tout jeune étudiant se formant en école de Lutherie. La fabrication d’un Violon est en quelques sorte un passage “obligé”
  • L’expertise. Elle nécessite une compréhension très profonde de l’histoire du Violon et une mémoire parfaite. Les grands experts en Lutherie ont développé leur expertise via les générations anciennes qui leur ont transmis leur savoir.

    Saviez-vous que le Violon était parmi les instruments les plus appréciés des Français ? Découvrez dans cet article la liste des autres instruments

    L’art de la Lutherie
    Photo d’un Violon en pleine fabrication dans un atelier

Les formations à suivre

En réalité, le métier de luthier ne nécessite pas de suivre une formation “ obligatoire ”. Pour certains, seuls quelques outils et beaucoup de passion leur ont permis d’exercer ce métier. Toujours est-il, qu’il existe quelques études vous permettant d’être formé au métier de luthier. En voici quelques exemples :

Niveau CAP

  • CAP lutherie et CAP ouvrier archetier en alternance
  • CAP assistant technique instrument de musique

Niveau baccalauréat

  • BMA technicien en facture instrumentale option guitare : 2 ans après le CAP

Niveau bac + 2

  • DMA (diplôme des métiers d’arts) lutherie 2 ou 3 ans après le baccalauréat

À la suite de ces études, vous aurez les compétences et les connaissances pour devenir luthier. Et qui sait… peut-être même créer votre propre atelier?

Les qualités du luthier de demain

Comme tout autre métier, un bon luthier doit posséder quelques qualités, telles que le goût prononcé pour le travail du bois mais aussi la patience qui est sans doute l’une des plus importantes.

Un luthier se doit d’avoir également de la persévérance, de la précision et un goût prononcé pour le perfectionnisme. Parler l’anglais est aussi assurément un grand avantage : bon nombre de spécialistes du métier viennent de pays bien différents et pouvoir échanger avec eux assurera un savoir faire immense.

 

L’art de la Lutherie
Début de fabrication d’un Violon

La fabrication, l’entretien et la restauration

Grâce au luthier, des morceaux de bois sont transformés en véritables œuvres d’art visuelles et sonores. S’offre à lui le choix de les vendre directement aux particuliers ou aux professionnels. Pour la fabrication d’un instrument, un luthier commence par dessiner la forme de l’instrument. Ensuite, le luthier sélectionne lui même ses bois qui, par la suite, sont taillés, sculptés, façonnés pour en faire différentes pièces (touche, sillets, chevilles, âme, chevalet, bouton, cordier), à l’aide d’outils à main traditionnels.
Chaque pièce finit par être assemblée par un collage. Après les retouches finales, l’instrument recevra une préparation appelée fond en bois (couche de protection), avant l’application d’un vernis fabriqué par le luthier.

À côté de la maîtrise du geste et des techniques qui sont indispensables, c’est la recherche de la qualité sonore qui guide le travail à chaque étape de la fabrication.

L’entretien

Outre le montage, l’entretien constitue également une part importante, voire majeure, de l’activité de lutherie, puisque les musiciens ont besoin d’avoir des instruments de musique bien entretenus.

Le luthier est là pour optimiser les performances sonores du Violon, de l’Alto ou du Violoncelle. L’entretien consiste à empêcher la dégradation des performances de l’instrument, à restaurer ou restituer les principales caractéristiques et fonctions de l’instrument. Ce travail est effectué en relation étroite avec le musicien.

La restauration et la réparation

La réparation et la restauration ont un objectif commun qui est de remettre en état un instrument de musique. La restauration consiste à restituer à un instrument ses caractéristiques fonctionnelles et esthétiques, tout en respectant le travail de l’auteur d’origine. Cette activité nécessite des compétences très strictes et solides, basées sur une compréhension indispensable de l’histoire et des styles des instruments de musique traditionnels.

Certains instruments ayant une forte valeur, nécessitent parfois une intervention intensive à l’aide de techniques précises. C’est pour cela que ces opérations doivent être effectuées par des experts afin d’éviter toute dégradation.

Le réglage de sonorité

Il s’agit d’optimiser le son et la qualité de jeu des instruments de musique par rapport aux musiciens.

Ce travail nécessite que le luthier soit à l’écoute des instruments et des volontés des musiciens, mais aussi qu’il sache bien analyser et comprendre le fonctionnement des instruments en sa possession.

 

L’art de la Lutherie
Outils pour fabriquer des instruments du quatuor

Guillaume Kessler : Luthier du quatuor

Voici l’exemple d’un luthier talentueux, Guillaume Kessler, spécialisé dans la lutherie du quatuor, qui avec beaucoup de passion, a créé son propre atelier de Lutherie à Strasbourg. Guillaume Kessler propose un service sur mesure, capable de répondre à tous les besoins des instruments à cordes frottées, quel que soit le niveau de l’utilisateur. Guillaume Kessler a accompagné plus de 894 musiciens de niveaux et âges différents dans près de 27 pays.

En plus de son atelier de luthier à Strasbourg, Guillaume Kessler vous propose aussi une boutique en ligne contenant la plupart de ses produits et services. Où que vous soyez, vous pourrez bénéficier des avantages d’un atelier de lutherie hautement qualifié et entièrement attentif à vos besoins.
Comme il a été dit plus haut, Guillaume Kessler est spécialisé dans les instruments du quatuor et leurs archets. Mais vous pourrez également retrouver dans son catalogue des accessoires et des cordes spécialement sélectionnées.

 

Guillaume Kessler en pleine création d’un Violon dans son atelier.

 

Conclusion

Ceux qui exercent le métier de Luthier, qui nécessite de fabriquer, de restaurer et de réparer des instruments, sont des personnes possédant plusieurs qualités dont, entre autre, une grande polyvalence. Leur objectif principal est de créer un objet unique et parfait, mais aussi de fournir aux musiciens un instrument qui leur permettra de mettre tout leur talent en lumière.

 

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La musique de la période Classique

la musique de la période classique

La période musicale dite “Classique” débuta pendant la seconde moitié du XVIIIe siècle. Partant de la fin de la période Baroque, elle s’étend jusqu’au tout début du XIXe siècle, à savoir avant le commencement de la musique Romantique. La musique de la période Classique se caractérise par la domination des instruments à claviers comme instruments phares de la composition et l’arrivée des compositeurs légendaires tels que Mozart et Beethoven. La structure des orchestres était initialement la même que dans la période de la musique Baroque. En ce qui concerne les compositeurs, ils se libèrent un peu plus de l’influence des commanditaires et mécènes . Et commencent également à exprimer plus de passion humaine, de résistance et de violence émotionnelle.

 

Introduction à la musique Classique

De nos jours, quand nous parlons de musique classique, nous pensons souvent à la musique orchestrale ou à l’Opéra. Par opposition à la « diversité » de la musique populaire. En musique, le classicisme représente une manière spécifique d’écrire la musique, un style dont les compositeurs les plus emblématiques, Haydn, Mozart et Beethoven sont les principaux représentants.

Le Classicisme est le terme généralement utilisé pour désigner la période qui débute en 1750 (mort de Jean-Sébastien Bach). Et ce jusqu’à la mort de Beethoven, même si ce dernier peut être également considéré comme le père de l’époque suivante : le Romantisme. Entre 1750 et 1770 il y’a eu une phase dite “préparatoire” ou “préclassique”, la période suivante étant considérée comme point culminant du mouvement, qui voit s’épanouir le Classicisme viennois avec la maturité de Haydn, Mozart et Beethoven.

L’âge Baroque a vu le règne de l’Opéra et de l’Oratorio. Le passage de l’ère Baroque au Classicisme fût un processus compliqué. Dès 1730, une nouvelle esthétique a commencé à apparaître. Mais durant plus d’un demi-siècle, diverses tendances vont coexister, tels que le style Galant, the Rococo, l’Empfindsamkeit et le Sturm und Drang.

Envie de vous projeter quelques années avant le Classicisme ? Découvrez dans cet article, l’histoire de la musique Baroque

 

la musique de la période classique
Portrait de Joseph Haydn

La composition et l’écriture

Le XVIIIe siècle a été influencé par la poursuite des changements dans le flux des idées. Notamment dans le domaine de la musique. Les compositeurs recherchent de nouveaux styles pour modifier les règles et créer de nouvelles surprises et effets émotionnels auprès du public.
À l’époque classique, les rôles d’interprète et de compositeur se sont démarqués. Le compositeur peut écrire des œuvres qui ne seront pas interprétées par lui.
Le processus du pastiche est couramment utilisé dans l’écriture : il s’agit d’un procédé qui consiste à réutiliser la matière d’une œuvre pour une autre

L’écriture musicale de la période classique est plus ingénieuse et précise. Les œuvres interprétées et composées tendent d’avantage vers la perfection que pendant la période précédente, où les compositeurs étaient souvent dépendants d’une lutherie peu standardisée et de la qualité fluctuante des interprètes. À l’ère Classique, ce seront les méthodes d’Antonio Vivaldi, de George Philipp Telemann ou de Bach qui influenceront la création. Mais aussi la pratique de la musique dans les établissements scolaires.

Le système du Contrepoint est délaissé dans sa forme la plus pure au profit de nouvelles méthodes développant une mélodie soutenue par une harmonie formée d’accords en quête d’autonomie. La musique Classique utilise des techniques musicales plus fines et diversifiées et enregistre un plus grand répertoire. Les partitions sont notées avec précision afin qu’elles puissent être transmises aux futures générations. C’est à cette époque qu’est né le terme “répertoire“ : un recueil de plusieurs œuvres.

la musique de la période classique
Antonio Vivaldi

 

Les compositeurs et leurs œuvres

La période classique voit l’apparition de grands compositeurs tels que les autrichiens Wolfgang Mozart et Joseph Haydn, ainsi que l’allemand Ludwig van Beethoven et les fils de Jean-Sebastien Bach : Wilhelm Friedman Bach, Karl Philip Emanuel Bach et Johann Christian Bach.
Luigi Boccherini est l’un des plus reconnus des compositeurs Italiens.

Le compositeur Christoph Gluck, qui officia longtemps en France, réforma l’Opéra. Johann Stamitz quant à lui, fonda l’école de Mannhein où il perfectionna la Symphonie que nous connaissons aujourd’hui. Les fils de Bach associent le style Baroque de l’œuvre de leur père à la musique Classique des compositeurs Haydn et Mozart. L’italien Luigi Boccherini fût particulièrement reconnu pour la composition de son Quintette à cordes avec deux Violoncelles.

Les œuvres qui ont marqué la période Classique :

  • Les Opéras de Christoph Gluck : Orphée et Eurydice , Iphigénie en Aulide , Iphigénie en Tauride, Armide et, La Rencontre Imprévue
  • Les Symphonies de Haydn : n°6 Le Matin, n°7 Le Midi , n°8 Le Soir, n°51 Les Adieux, n°85 La Reine de France et Symphonie no 92 Oxford…
  • Les Concertos pour Piano de Mozart : n°9 « Jeunes Hommes », n°20, n°21. Ainsi que les Opéras Idoménée, L’Enlèvement au Sérail, Les Noces de Figaro, Don Giovanni et Cosi Fan Tutte…
  • Les Concertos de Beethoven : n°3, n°4, n°5. Ainsi que les 9 symphonies, 32 Sonates pour Piano, 10 Sonates pour Piano et Violon et 17 Quatuors

 

la musique de la période classique
Luigi Boccherini

 

Les genres musicaux de la période Classique

À l’époque Classique, des genre tels que le Concerto Grosso ou les Suites de Danse sont délaissés. Tandis que d’autres styles seront été privilégiés comme la Sonate
Les genres musicaux Classique ayant également vu le jour :

  • Le Concerto Classique est différent du concerto Baroque : “soliste” et non “grosso”
  • Le Quatuor à Cordes, un genre de musique de chambre joué à l’époque en privé et souvent par des musiciens amateurs de bons niveaux. Les instruments : deux Violons, un Alto et un Violoncelle
  • La Symphonie est une forme de musique qui fait appel aux ressources de l’orchestre symphonique. La différence avec le Concerto est que tout l’orchestre de la Symphonie exécute le discours musical et non plus le soliste contre l’orchestre
  • Le Trio avec Piano est une œuvre musicale composée pour Piano, Violon et Violoncelle
  • L’Opéra a évolué pour se transformer en Opéra Seria. Son format est plus sérieux que celui de l’Opéra-Bouffe et répond à des règles musicales dramatiques très particulières. Il existe également l’Opéra-Comique français et sa version allemande : Singspiel
  • Le style Galant ou Rococo est une composition musicale conçue principalement pour divertir et émerveiller l’ouïe du public
  • Empfindsamkeit est une réponse à la mondanité du style Galant. C’est une forme qui évolue en Allemagne et qui essaye de toucher la sensibilité du public avec de fortes émotions sentimentale
  • Sturm und drang qui signifie “orage et passion”, est en même temps un mouvement politique, littéraire et musical Viennois. Ce style est né entre 1760 et 1770. En musique, sa forme exprime la passion, la douleur, la colère ou la résistance qui la contraste avec les Symphonie au ton plus joyeux. Il se caractérise également par des pauses et des moments silencieux au milieu de la musique. C’est une forme mal comprise et peu appréciée à l’époque
  • La Tragédie est un dialogue musical se passant entre deux ou trois personnages, accompagnés d’un chœur et d’un orchestre, qui interprètent des thèmes mythologiques

 

la musique de la période classique
Violon et partition de musique

Conclusion

Dans le Classicisme, la pensée rationnelle, la recherche de la perfection formelle et de la vie sociale n’apparaissent plus comme des sphères séparées. Le Classicisme n’est pas seulement un mouvement esthétique. Mais est aussi une vraie vision du monde, où tout n’est qu’ordre et beauté. Les leçons, la perfection formelle, harmonique et compositionnelle des plus grands de cette époque sera transmise par Beethoven à Carl Maria von Weber, Schubert, Berlioz puis Mendelssohn entre autres, qui prendront également à coeur l’entité propre qu’est l’orchestre afin d’en magnifier le langage.

 

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François-Joseph Gossec : l’ami français méconnu de Mozart

François-Joseph Gossec : l’ami français méconnu de Mozart

Jusqu’en 1789, François-Joseph Gossec fit rapidement parler de lui en tant que compositeur et connut une grande ascension. Mais sous le règne du consulat de l’Empire, on le considère comme dépassé hors des modes de son temps. L’évolution irrésistible du compositeur est très intéressante et témoigne des goûts musicaux de l’époque. Découvrez qui est François Joseph Gossec.

 

Jeunesse musicale

François-Joseph Gossec, né en 1734 à Vergnies, est non seulement compositeur mais aussi violoniste, directeur d’opéra, et pédagogue français.
Né sous Louis XV, François Joseph Gossec naquit deux ans après Joseph Haydn. Il a 16 ans quand il apprend la mort de Jean-Sébastien Bach et 22 ans à la naissance de Mozart, qui deviendra plus tard, son ami. La mort de Jean-Philippe Rameau est annoncée alors que Gossec est âgé de 30 ans.

À l’âge de six ans, François-Joseph Gossec est placé à la maîtrise de Saint-Aldéconde de Maubeuge. Il y apprend le Clavecin, le Violon, la Composition sous la direction de Jean Vanderbelen. En 1742, alors élève d’André-Joseph Blavier, il intègre la maîtrise de la cathédrale Notre-Dame d’Anvers.
À 17 ans, il est engagé comme violoniste par l’Orchestre de La Pouplinière. Il est reçu à la franc-maçonnerie et devient membre de la loge parisienne “La réunion des Arts“.

Entre 1762 et 1770, en tant que maître de la musique, il dirige le théâtre du prince de Condé à Chantilly. Puis, a servi deux autres princes : le Prince du Sang et le Prince de Conti, en tant qu’intendant de la musique.
En 1780, il devient directeur adjoint de l’Opéra. Après la démission d’Antoine Dauvergne en 1782, François-Joseph Gossec devient directeur général. Cependant, ses pouvoirs et attributions sont limités car ils entrent en conflit avec les pouvoirs du secrétaire d’État à la maison du Roi et du comité des artistes.

En 1784, il quitte la direction du comité et dirige la nouvelle École royale de chant et de Déclamation, fondée par le baron de Breteuil, et qui par la suite, deviendra le CNSMD de Paris, dont il est membre du directoire.

Nommé compositeur officiel pendant la Révolution française, il fut aussi le musicien le plus respecté sous Napoléon Ier.

Le CNSMD de Paris a connu bien des changements et des évolutions. Découvrez maintenant l’histoire d’un des conservatoires de France les plus reconnus.

 

François Joseph Gossec : l’ami français méconnu de Mozart
François Joseph Gossec à la composition

Ses débuts parisien

En 1751, Gossec quitte Anvers pour Paris, dans l’espoir de trouver une place dans le monde musical de la capitale. Il rencontre Jean-Philippe Rameau, dont il devient le protégé, et rejoint l’Orchestre du fermier général de Paris, Alexandre Le Riche de La Pouplinière, dont il sera le directeur en 1756 jusqu’à la disgrâce de son protecteur en 1762.

François-Joseph Gossec progressa en tant que compositeur, en particulier dans le domaine de la symphonie naissante. On lui doit 48 symphonies et 6 symphonies concertantes, dont la Symphonie “périodique” qui paraît comme un feuilleton. Gossec est considéré comme le « père » de la Symphonie Française.

En plus des œuvres symphoniques, Gossec a également tenté l’Opéra-Comique. Si les scènes de la Comédie-Italienne lui ont apporté un certain succès, trop d’échecs l’ont finalement fait abandonner ce genre musical. D’autant plus que la concurrence est rude face à des compositeurs tels que Philidor, Monsigny ou Grétry.

Toutefois, la musique religieuse semble avoir plus de succès pour lui : sa Missa pro defunctis, composée en 1760, aura beaucoup de succès et présente quelques similitudes avec le Requiem de Mozart. Ce qui indique que la Missa de Gossec aurait pu influencer le jeune compositeur Mozart. Cela est encore plus vrai depuis que les deux compositeurs ont noué une amitié sincère lors de la visite de Mozart à Paris en 1778.

François Joseph Gossec : l’ami français méconnu de Mozart
Wolfgang Amadeus Mozart

 

Le compositeur de la Révolution Française

À côté de son travail de compositeur, François Joseph Gossec débute une carrière rythmée par l’occupation de postes importants : la direction du Concerts des Amateurs, où il monte ses propres oeuvres mais aussi celles de ses amis. Puis il dirige le Concert Spirituel, dans lequel, il organise et programme des oeuvres provenant de compositeurs étrangers, telles que des motets de Jean-Sébastien Bach et des Symphonies de Joseph Haydn. En 1775, on le nomme Maître de Musique à l’Opéra dont il deviendra le directeur adjoint en 1780.

À partir de 1789, Gossec participe à la Révolution Française. Il a écrit plus d’une vingtaine d’œuvres patriotiques, dont l’Offrande à la liberté en 1792, qui contient la première orchestration de l’hymne nationale, la « Marseillaise ». L’Oeuvre rencontra un énorme succès. Un an plus tard, il crée Le Triomphe de la République pour commémorer la bataille de Valmy en France. Il a écrit la dernière symphonie consacrée à la cause révolutionnaire pour célébrer le 20ème anniversaire de la prise de la Bastille : la “Symphonie à 17 parties en fa majeur”.

Dans ces œuvres, Gossec utilise un langage musical qui peut enflammer des idées révolutionnaires et susciter la ferveur populaire. Comme exemple, avec son Te Deum, composé pour la fête de la Fédération, interprété par 4000 chanteurs, 300 instrumentistes à Vent de la Garde nationale et 300 tambours. l’Oeuvre Te Deum a eu lieu au Champ de Mars à Paris devant 300 000 personnes réunies.

Au centre de la tourmente révolutionnaire, François Joseph Gossec continue d’occuper des postes hauts et importants : en 1790, il est instituteur de musique à la Garde nationale et est nommé à l’Institut National de Musique, puis devient professeur de composition au Conservatoire de Paris.

 

François Joseph Gossec : l’ami français méconnu de Mozart
François Joseph Gossec

Conclusion

Après les années turbulentes de la Révolution, l’heure n’est plus aux fêtes nationales. Depuis, François Joseph Gossec a partagé son temps entre la composition et le Conservatoire, où il enseigna à de jeunes talents prometteurs, comme Ferdinand Hérold, qui reçut en 1812, le Premier prix à Rome. François Joseph Gossec, tomba progressivement dans l’oubli et mourut en 1829 à l’âge de 95 ans. Gossec fût inhumé au cimetière du Père-Lachaise et repose près de son ami, le compositeur Étienne Nicolas Méhul.

 

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La musique Baroque

la musique baroque

Le mot Baroque dérive du mot portugais “Barroco“. Le terme faisait à l’origine référence aux caractéristiques des œuvres et de l’architecture apparue du mouvement artistique portant le même en Italie à cette époque. Ce n’est que vers 1950 que le nom fut aussi attribué à l’esthétique musicale de la même période. Le mouvement artistique Baroque, commence en Italie et s’est ensuite étendu vers les autres pays européens. Il se caractérise par un délaissement des contrepoints et polyphonies sous leurs formes héritées de la Renaissance, pour évoluer vers un style plus riche et plus expressif, marquant les prémices de l’harmonie classique.

Introduction à la musique Baroque

La période Baroque est née en Italie et s’étend environ de 1600 à1750. En partant de 1600 avec les premiers opéras italiens (L’Orféo de Monteverdi), passant par le Traité d’Harmonie de J-P Rameau (marquant la maturité de la période, 1722) pour prendre fin en 1750, date symbolique de la mort de Jean-Sébastien Bach.

Vers 1600, les changements opérés à cette période furent considérablement ressentis. Le passage de la musique de la Renaissance au style Baroque se remarque car le style de musique de l’ancienne école tombe rapidement dans l’oubli. Le terme Baroque s’applique à tous les styles spécifiques de l’histoire de l’art entre 1600 et 1750.

Avant la période Baroque, se trouve celle de la Renaissance, comportant plusieurs particularités musicales. Découvrez-les 

 

Le style de musique Baroque apparaît avec la monodie accompagnée et l’invention de la Basse Continue, opposant le Stile Moderno au Stile Antico de la Renaissance. Certains appellent cette époque « ère de la Basse Continue « ou « style concertant“.

D’un point de vue esthétique, le début du XVIIe siècle connaît un divorce brutal dans l’histoire de l’art et des concepts. Contrairement aux hommes de la Renaissance, les hommes du Baroque ne se voient plus comme crées uniquement à l’image de Dieu. Ils cultivent le luxe et le charme, aiment la plénitude et les excès, et repoussent les limites de la réalité au moyen d’illusions. L’art Baroque est dramatique et très théâtral.

Ainsi, pour la musique Baroque, la musique est classée selon différents styles, ce qui montre clairement la disparition de l’unité de style : musique d’église, musique de chambre et musique de théâtre. Ces termes classent la musique en fonction de son rôle social, indépendamment des compétences compositionnelles.

Avec Monteverdi, l’un des aspects fondamentaux de la musique baroque sera établi : l’expression du texte par la musique. Et cette expression passe notamment par la mise en musique des affetti -des sentiments- , qui sont alors classés et ordonnés en “passions”, représentant chacune un état psychique.

La musique Baroque
Dessin inspiré de l’époque Baroque

La musique instrumentale

Au XVIIe siècle, l’histoire de la musique instrumentale était liée à la musique vocale. En Italie, en France ou en Allemagne, la particularité de la musique écrite pour les instruments n’était pas une évidence, car l’écriture des “voix” des instruments s’apparentait à l’écriture d’une “voix” vocale. Cependant, à la fin du XVIe siècle, en raison de l’avènement de l’instrument principal de la période, le Luth, une écriture particulière a tendance à apparaître pour chaque instrument. L’Italie, domine la première partie du style Baroque avec ses Sonates, Concerti et Toccate. Ensuite, la France de Louis XIV innovera avec ses Ouvertures à la Française et ses Suites de Danses, qui deviendront la marque française d’excellence.

La Sonate et le style concertant

L’un des principaux genre de musiques de chambre Baroque est la Sonate en trio. Elle est écrite pour trois voix, toutefois, elle se joue à quatre : deux dessus (Violon, Viole et/ou Hautbois), une basse, et un instrument polyphonique (Clavecin ou Orgue) qu’on ajoute à la basse, communément appelé Basse continue. La Sonate en trio vient de la Canzone, de la Sonate et Sinfonia. Et les œuvres des compositeurs Marcantonio Negri et Giovanni Paolo Cima, témoignent de la popularité de ce nouveau genre.

Néanmoins, c’est avec les “Sonate a due violoni e violone” de G. Legrenzien 1655, que ce nouveau genre se lance réellement, et grâce à l’émergence du violoncelliste Giovanni Bononcini, deux Sonates se démarques : la Sonate d’église en quatre mouvements, qui utilisent l’Orgue pour la Basse continue, et la Sonate de chambre en plusieurs mouvements tout droit issus des Suites de Danse.

 

La musique Baroque
Dessin inspiré de l’époque Baroque

L’opéra

À la fin de la Renaissance italienne, à la même époque, on assiste au début de la période baroque et une nouvelle façon de chanter apparaît: la monodie. Une voix avec texte clair, accompagné d’un ou plusieurs instruments de musique. D’une part, cela a produit l’Oratorio pour répondre aux besoins de l’Eglise. De plus, ce fait la création de l’opéra soutenu par les princes et développé par des intellectuels et humanistes de l’époque.

Ils prônent un retour aux valeurs et à l’esthétique anciennes de l’Antiquité. Ils ont inventé des opéras basés sur des tragédies anciennes dont on savait qu’elle était interprétée en étant mêlée à des chœurs et de la danse.
interprétés avec des chœurs et des danses.

Ainsi, en 1597, nous assistons au premier opéra connu avec La Dafne de Jacopo Peri. Cependant, le premier chef-d’œuvre du genre était L’Orfeo, qui a été créé à Mantoue en 1607 par Claudio Monteverdi.

Envie d’en savoir plus sur l’Opéra ? Découvrez maintenant ses origines

 

La musique baroque
Photo d’un Opéra

 

La diffusion de la musique

C’est pendant la période Baroque que les écoles ont commencé à émettre les traités et les théories de la musique. Ces théories devaient être strictement respectées par les musiciens et allaient devenir les premières règles de base de l’harmonie occidentale.

À cette époque, le Contrepoint se développa grandement. Un style complètement différent de celui célébré durant la Renaissance. Ce style sortait de l’ordinaire et avait de nombreux adeptes. Notons son emblématique représentant, Jean-Sébastien Bach, qui amena le Contrepoint à des niveaux de perfection technique et esthétique rarement égalés.

Le Contrepoint est la superposition de plusieurs lignes mélodiques qui, une fois exécutées ensemble, forme un tout harmonique plus ou moins riche selon la qualité du compositeur. Le Contrepoint est un art à haute technicité qui contient nombre de procédés. L’un d’eux, l’Ornement, était très répandu dans le système de notation. Il s’agit d’une sorte d’agrément, également appelé “notes secondaires”, principalement utilisée comme accompagnement de la note principale. À d’autres égards, c’est une variation des notes appartenant à l’accord principal, utilisé pour l’harmonisation.

La diffusion des techniques musicales et de composition ont donc particulièrement stimulé la diffusion de la musique Baroque dans toute l’Europe.

Les compositeurs de l’époque

De nombreux compositeurs de l’époque Baroque ont écrit des œuvres à la demande de leurs mécènes : rois, nobles ou encore hommes d’église.

  • Les Français: Marc Antoine Charpentier, Jean-Philippe Rameau, Jean Baptiste Lully et François Couperin

 

  • Les Allemands : George Philipp Telemann, Johann Pachelbel et Jean-Sébastien Bach, ce dernier dont les oeuvres sont admirées et représentées tout au long de la période Classique. Il est l’auteur de « La Passion de Saint Matthieu »

 

  • Les Italiens : Giuseppe Tartini, Arcangelo Corelli, Alessandro Scarlatti, Antonio Vivaldi et Claudio Monteverdi qui fut l’un des premiers promoteurs de l’art Baroque.

 

  • Les Anglais : Henry Purcell, Georg Friedrich Haendel (allemand, mais anglais d’adoption) qui a écrit entre autre « Le Messie ». Il est connu pour avoir assimilé les différents styles du Baroque et les avoir inséré dans ses compositions
La musique Baroque
Georg Friedrich Haendel

 

Les styles de musique Baroque

Le style Baroque se caractérise par la sophistication. Ses formes s’enrichissent progressivement, avec des embellissements ou des ornementations, avec des techniques d’improvisation et d’accompagnement, et enfin avec l’introduction de solistes dans l’orchestre. C’est précisément grâce à ces diversifications que les différents styles du Baroque sont nés et ont été classés selon le genre de musique : instrumentale, lyrique ou religieuse. Citons quelques uns des styles emblématiques de la période Baroque:

  • Le Concerto est la technique de dialogue qui oppose le soliste au reste de l’orchestre
  • L’Opéra est une oeuvre musicale mettant en scène des personnages chantant leurs propre rôle. C’est la forme musicale ayant obtenu le plus de succès et ceci poursuivra au-delà de la période baroque.
  • La Toccata est un genre de composition rythmique et virtuose pour les instruments à clavier
  • La Fugue est une forme d’écriture musicale qui utilise les méthodes du contrepoint et de l’imitation
  • La Sinfonia est une composition instrumentale qui se traduit par Symphonie, mais qui est antérieure à celle-ci
  • La Sonate est une composition instrumentale à plusieurs mouvements pour un instrument soliste accompagné par exemple d’un instrument à clavier.
  • La Suite de Danses est un ensemble ordonné de pièces instrumentales extraites d’un Opéra, d’un Ballet ou d’une pièce de Théâtre

 

La musique Baroque
Salle d’Opéra

Conclusion

On retient du Baroque la naissance des formes et genres musicaux qui feront l’attrait des compositeurs sur les siècles suivants : Sonate, Concerto, Symphonies et surtout l’Opéra. Les pièces inégalables de Monteverdi, Vivaldi, Rameau, Bach ou Haendel, marquent avant tout l’apogée de chaque genre. Et ce, en contribuant naturellement au passage de l’époque Baroque vers l’époque Classique qui suivra. La mort du célèbre compositeur Jean-Sébastien Bach marque la fin d’un période riche et foisonnante.

 

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L’histoire du CNSMD de Paris

L’histoire du CNSMD de Paris

Le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (CNSMD de Paris) est un établissement public administratif chargé de la formation professionnelle en musique, en danse et en sciences et techniques du son. Le conservatoire fait partie des membres associés de l’Université Paris sciences et lettres. Comme de nombreux conservatoires de France, le CNSMD de Paris dispose d’une riche histoire. Découvrons-la ensemble.

 

Origine et acte de naissance

Louis XIV crée le Conservatoire Royal de Musique par un brevet délivré le 28 juin 1669. L’académie est reliée à la maison du roi. En outre, conformément à l’ordonnance du Conseil d’État du roi du 3 janvier 1784, l’École Royale de Chant et de Déclamation a été créée et prit place dans l’hôtel des Menus-Plaisirs. L’école se place  sous la houlette de François-Joseph Gossec. Ces deux institutions ont été parmi les premiers signes de la volonté de structurer et de formaliser l’enseignement du théâtre et de l’art musical en France.

Sous l’impulsion de Bernad Sarette, la Révolution ajoute l’École de Musique Municipale, en juillet 1792, à l’École Royale de Chant. Et ce, à partir du corps de musique de la Garde Municipale. Les deux entités ont réussi à établir, le 8 novembre 1793, la première ébauche d’une institution unique dédiée à la formation des musiciens. En plus de former des musiciens, la mission du Conservatoire est de concevoir une méthode pour chaque discipline. Mais aussi de participer aux fêtes nationales. L’Institut National de Musique, créé par décret de la Convention Nationale est doté d’un budget distinct. Et sera dirigé par François-Joseph Gossec.

Seulement deux ans plus tard, par une loi du 3 Août 1795 et selon le rapport d’un ami de Bernard Sarrette, Marie-Joseph Chénier, la Convention sous la présidence de Jean-Marie Heurtault de Lammerville décide de créer l’établissement du Conservatoire de Musique, en lieu et place de l’Institut National de Musique. La nouvelle structure est gérée par un comité de direction. Principalement composé de François-Joseph Gossec, Étienne Nicolas Méhul, André Grétry et Luigi Cherubini.

L’enseignement se limite aux disciplines instrumentales, en particulier les Cordes et les Vents. Dès la première année, le nombre d’étudiants est de 600.

Vous souhaitez apprendre la musique ? Découvrez dans cet article, les différents cursus musicaux en France qui ont pour but de former les musiciens amateurs.

 

L’histoire du CNSMD de Paris
François-Joseph Gossec

L’Empire du CNSMD de Paris

Bernard Sarrette est nommé directeur en 1800 et occupe ce poste durant tout l’Empire.

La mission de l’établissement s’est étendue et assure dorénavant la formation des futurs résidents de l’Opéra-Comique, du Théâtre-Italien et de la Comédie-Française. Une École de Déclamation est ainsi fondée le 3 mars 1806. Et ce, au sein du Conservatoire de Musique et porte le nom de Conservatoire de Musique et de Déclamation. Des cours de danse, de déclamation lyrique et dramatique, de “maintien théâtral” et de “mouvement du corps” viennent s’ajouter et compléter le plan d’enseignement.

En 1806, François-Antoine Habeneck fonde l’orchestre des étudiants avec lequel, jusqu’en 1815, il interprétera de nombreuses représentations lors des célèbres « exercices d’élèves », dont les premières auditions françaises de multiples symphonies de Beethoven. Le Grand Prix de Rome et la Bibliothèque sont également établis durant le directorat de Bernard Sarette.

 L’histoire du CNSMD de Paris
François-Antoine Habeneck

En temps de guerre

Suite aux précédents directeurs, ayant renforcé les disciplines et enseignements, Henri Rabaud, succédant à Gabriel Fauré, ouvre de nouvelles classes. Il fait appel à des personnalités de l’époque pour en prendre la direction : Paul Dukas, Marcel Moyse, Yves Nat et Charles Munch (ce dernier pour la direction d’orchestre, en 1939).

Plus tard, Claude Delvincourt se voit confier la difficile tâche de diriger l’établissement pendant l’occupation allemande et les troubles d’après-guerre. Afin d’éviter l’embrigadement d’élèves appelés au service du travail obligatoire, le nouveau directeur a créé l’Orchestre des Cadets en 1943. Et qui resta après la guerre l’un des fleurons de l’école.

De nombreux cours, s’ouvrent sous sa direction : Le cours de Saxophone en 1942, le cours élémentaire d’Histoire de la Musique en 1946, celui de Percussions en 1947, Pédagogie, Culture Générale et Esthétique (1947), Musique de Chambre et bien d’autres cours.

Delvincourt a également nommé des professeurs renommés, dont Pierre Fournier et André Navarra, Norbert Dufourcq, Lucette Descaves et Olivier Messiaen.

En 1946, Delvinvourt, mène à bien la séparation de la musique et de l’art dramatique, créant ainsi le Conservatoire National d’Art Dramatique. Le Conservatoire de Musique prend alors le titre de CNSMD de Paris, Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris.

 

L’histoire du CNSMD de Paris
Dessin à l’aquarelle d’un saxophoniste

Le CNSMD de Paris aujourd’hui

En 1945, Delvincourt souligne que l’étroitesse des locaux de la rue de Madrid devient de plus en plus sensible chaque année. C’est donc Marc Bleuse qui se charge de préparer, 40 ans plus tard, l’implantation du CNSMD de Paris. Dans le projet de Cité de la Musique, conjuré par le président Mitterrand en 1984. Et c’est Alain Louvier, qui a assuré le déménagement et l’installation de l’établissement à la Villette.

De Marc Bleuse et Alain Louvier à Xavier Darasse et Marc-Olivier Dupin, l’enseignement du CNSMD de Paris a continué à se diversifier durant cette période. Ce qui entraîna la division de l’organisation en neuf départements. Pour la plupart de création récente : Musique ancienne, Son, études chorégraphiques, Jazz et musiques improvisées, Pédagogie.

Cette rénovation pédagogique se traduit également par la création de nouveaux cours. Notamment : Nouvelles technologies, Direction de chœur grégorien, Polyphonie de la Renaissance, écriture du XXe siècle, Culture musicale, Ethnomusicologie et Musique de film. La création du Diplôme de Formation Supérieur en 1994 en est un autre exemple. Alain Poirier, mettra en œuvre de nombreux projets. Notamment la mise en place des trois cycles de LMD (licence-master-doctorat), afin de se conformer au plan défini dans la Déclaration de Bologne. Tout en conservant ses valeurs, le CNSMD de Paris a su se développer de façon remarquable. Et ce, tout au long de son histoire. La mise en place d’un programme d’enseignement supérieur européen au CNSMD de Paris est l’une des plus récentes preuves de cette adaptabilité, mise au service d’une meilleure reconnaissance des diplômes, d’une plus grande mobilité européenne des élèves et de la valorisation de la recherche. Après un bref passage de Pascal Dumay, nommé directeur du Conservatoire en 2009, Bruno Mantovani prit la relève de 1oût 2010 à Juillet 2019. Emilie Delorme lui succède le 1er janvier 2020.

En 1980, le deuxième Conservatoire National Supérieur apparait à Lyon. De nouvelles dispositions statutaires consolidées en 2009 concernant les deux établissements publics à caractère administratif de Lyon et de Paris, placés sous la tutelle du ministère de la Culture et de la Communication. 

 

 L’histoire du CNSMD de Paris
Conservatoire National Supérieur Musique et Danse de Lyon

Conclusion

Le CNSMD de Paris est né avec deux institutions très différentes : l’École Royale de Chant et de Déclamation et l’École de Musique Municipale. Au fur et à mesure, l’établissement a fini par se diversifier. Mais a surtout évolué pour arriver au Conservatoire que nous connaissons aujourd’hui. Le but premier du CNSMD de Paris aura toujours été de dispenser un enseignement musical de haut niveau. Cela en fait donc l’un des établissement de formation de la musique le plus sélectif de France.

 

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Apprendre la musique : Les différents cursus musicaux en France

Formation dans la musique : Les différents cursus musicaux

Les écoles de musique et conservatoires français offrent aujourd’hui une éducation musicale très diversifiée : musiques “classiques”, contemporaines, traditionnelles, anciennes, actuelles et jazz. Ces institutions sont la principale source de développement de la pratique amateur, tout en assurant également la formation des futurs professionnels. Dans le cadre de l’enseignement musical public, les cursus musicaux sont répartis en 3 cycles, représentant un total de 8 à 14 ans d’apprentissage initial. Parmi les 3 cycles, les deux premiers cycles constituent une étape commune d’initiation et de développement pour tous les musiciens. Enfin, le dernier cycle vous permet de développer un projet artistique personnel et se termine par l’obtention du Certificat d’Études Musicale (CEM). Vous souhaitez apprendre la musique? Détaillons ensemble les différents cursus musicaux en France qui ont pour but de former des musiciens amateurs.

 

Le 1er CYCLE

Les élèves entrent en premier cycle dès l’âge de 6 ans environ. Juste après la phase d’éveil ou d’initiation, qui elle, dure 1 à 4 ans. Le premier cycle va durer 3 à 5 ans. Il va construire et renforcer la motivation et les méthodes des élèves autour de la pratique d’une discipline instrumentale. La pratique collective, l’apprentissage de l’oreille musicale ainsi que la découverte de l’instrument jouent un rôle important dans ce premier acte de l’apprentissage.

Tous les acquis du premier cycle constituent une formation cohérente, le temps pour l’élève d’acquérir des bases solides et une première expérience dans l’expression musicale. Ces deux caractéristiques sont cruciales pour la construction de sa personnalité ainsi que pour aborder les Cycle suivants avec de bonnes bases. Ce premier cycle permet donc à l’élève de découvrir l’environnement musical en groupe et seul, avec son instrument et avec sa voix, tout en apprenant les premiers fondamentaux théoriques.

Les objectifs :

  • Développer la motivation, la curiosité musicale, le goût pour l’invention et l’interprétation
  • Avoir une base musicale saine, grâce aux combinaisons de l’oralité musicale et du langage écrit
  • Le développement d’un lien entre les méthodes sensorielles et corporelles des différents éléments du langage musical et du vocabulaire spécifique
  • Aborder une variété de répertoires : monodiques et polyphoniques, vocaux et instrumentaux
  • L’acquisition des premiers réflexes basés sur la qualité du geste, de la lecture, de l’écoute intérieure et de l’écoute des autres dans la pratique collective
  • Une première approche des différents langages musicaux par l’écoute d’œuvres, l’étude des partitions appropriées et des activités inventives tout en recherchant un équilibre entre approche du détail et perception globale

Disciplines et évaluations : 

Ce premier cycle est constituer de plusieurs disciplines telles que : La Formation et Culture Musicale du musicien, Instruments et Musique d’ensemble, ayant pour durée de 30 minutes à 1 heure par discipline dans la semaine. Les élèves sont évalués en contrôle continu puis en contrôle ponctuel, qui prend la forme d’une évaluation départementale de fin de premier cycle (fin de 4e année).

Le premier cycle peut être une fin en lui-même : il constitue alors la première expérience de la musique, qui joue un rôle décisif dans la construction de la personnalité. Cependant, il est fortement recommandé de suivre le deuxième cycle de formation pour obtenir une véritable expression musicale autonome.
Les étudiants qui réussiront l’évaluation du premier cycle, entreront automatiquement au deuxième cycle.

Saviez-vous que l’histoire du Solfège remonte à des siècles ? Toutefois, il est encore au programme dans les conservatoires. Découvrez maintenant les origines du Solfège. 

 

Formation dans la musique : Les différents cursus musicaux
Cours de Piano

Le 2ème CYCLE

Cette deuxième phase, durant de 3 à 5 ans, contribue au développement personnel approfondi de l’apprenti musicien. Tout en favorisant l’ouverture culturelle, l’utilisation du langage musical, les fondamentaux de la pratique autonome et la capacité d’occuper une place dans la pratique collective.

Le deuxième cycle prolonge et approfondit les acquis du premier cycle dans une perspective d’équilibre entre les différentes disciplines et en même temps, encourage et pousse les élèves à acquérir une autonomie musicale.

Les objectifs :

Les objectifs de ce deuxième cycle sont de pousser les élèves à approfondir leurs connaissances antérieures. Notamment en termes de maîtrise instrumentale et de connaissances linguistiques et culturelles musicale. Les élèves développent progressivement une méthode de travail, s’ouvrent à différentes formes de musique d’ensemble pour devenir des musiciens capables d’intégrer un ensemble d’amateur.

D’autre part, les objectifs sont :

  • Acquérir des méthodes de travail personnelles, favorisant la pensée critique et la prise d’initiative
  • Réaliser une première synthèse entre pratique et théorie, entre approche sensible et bagage technique grâce à l’aisance de lecture des partitions à difficulté moyenne
  • La prise de conscience structurée du langage musical à travers la mise en œuvre de méthodes analytiques

Disciplines et évaluation :

Ce deuxième cycle est constitué de plusieurs disciplines telles que : la Formation et Culture musicale du musicien, Instruments et Orchestre. Chaque discipline dure en moyenne 30 minutes à 1 heure par semaine. Les élèves sont évalués en contrôle continu et en contrôle ponctuel lors d’une évaluation départementale de fin de second cycle ou lors d’une évaluation globale départementale de fin de second cycle intégrant un projet personnel.

Le deuxième cycle termine une étape de la formation. Il permet d’assimiler tous les éléments nécessaires à une bonne pratique musicale dans un ensemble amateur.

 

Formation dans la musique : Les différents cursus musicaux
Établissement scolaire

Le 3ème CYCLE

Le troisième cycle permet aux étudiants de développer des projets artistiques personnels, d’obtenir une pratique autonome et d’acquérir des connaissances structurées pour ainsi s’intégrer dans le domaine de la pratique musicale amateur. Le troisième cycle s’étale sur 2 à 4 années et il est sanctionné par le Certificat d’Études Musicale (CEM), qui confirme le niveau exceptionnel des musiciens amateurs.

Ce cycle peut être suivi par une “ formation continue ou complémentaire“. Ce cursus propose un parcours libre et personnalisé basé sur le projet de l’élève, en dehors des cycles constitués et sans certification finale.

Les objectifs

Le troisième cycle a plusieurs objectifs. Le troisième cycle prolonge et approfondit les acquisitions des précédents cycles, en vue d’une pratique autonome. L’approfondissement des techniques vocales ou des outils instrumentaux, permettent une interprétation convaincante, une maitrise des fondamentaux de l’interprétation selon les principaux styles et la capacité à expliciter ses options d’interprétation.

Disciplines et évaluation

Ce troisième cycle est constitué de plusieurs disciplines fondamentales. En prolongeant notamment celle du deuxième cycle : la Formation et Culture musicale du musicien, Instruments et Orchestre. Chacune de ses matières dures 30 minutes à 2 heures par semaine. Par conséquent, les élèves sont évalués en contrôle continu et en contrôle ponctuel. Le contrôle ponctuel est l’examen départemental de fin de troisième cycle sous forme de récital.

 

Formation dans la musique : Les différents cursus musicaux
Cours de Violon

Le cycle spécialisé et le DEM

Dans le schéma directeur d’organisation pédagogique de l’école de musique et de danse publiée en 1992, le cycle départemental spécialisé et sanctionné par le DEM (Diplôme d’Études Musicales) a été introduit dans les cursus des Conservatoires.

Le DEM ne peut être délivré qu’après avoir terminé les études conduites en CRR et CRD. Et ce sous la responsabilité d’un professeur titulaire. De plus, l’emploi du temps hebdomadaire est d’au moins 5 heures (1 heure pour la dominante instrumentale ou vocale, 2 heures pour la formation musicale et 2 heures pour la musique de chambre). À partir de la deuxième année, selon le choix de la spécialisation de l’étudiant, l’horaire de formation peut atteindre 9 heures par semaine.

Pour obtenir le DEM, les étudiants doivent respecter leurs engagements et atteindre leurs objectifs. Ceux-ci concernent trois domaines d’étude :

  • Les multiples disciplines majeures
  • L’approfondissement de la formation musicale générale
  • La réalisation de travaux personnels

Actuellement, le troisième cycle de la formation est réparti sur 3 ou 4 unités de valeur (UV), selon les établissements, la durée maximale est de 3-4 ans. L’admission est soumise à un examen d’entrée.

 

Formation dans la musique : Les différents cursus musicaux
Cours de Cornemuse

Conclusion

Apprendre la musique en France se fait de manière globale. Elle inclut une discipline dominante, généralement instrumentale ou vocal, mais aussi une discipline de culture musicale, accompagnée d’une pratique continue et nuancé de la musique d’ensemble. Cette formation peut être enrichie par une ou plusieurs disciplines complémentaires.
Tout comme la formation, l’évaluation des étudiants est globale et déterminante. Elle couvre tous les contenus d’apprentissage. D’une part, celle-ci est effectuée en continu par l’équipe pédagogique. Et d’une autre part, elle peut prendre la forme d’examens à la fin de différents cycles. Pour évoluer vers une professionnalisation, l’apprenti musicien s’orientera ensuite vers les cycles supérieurs des conservatoires régionaux ou nationaux.
Apprendre la musique en France pour un amateur éclairé est donc tout a fait accessible et même fortement conseillé ! Il ne reste plus qu’à trouver le conservatoire le plus proche de chez vous et de vous lancer.

 

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