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La mort de Mozart : un mystère élucidé ?

La mort de Mozart : un mystère élucidé ?

Est-ce la maladie ou un acte criminel qui a eu raison d’un des plus grands musiciens de l’histoire? Wolfgang Amadeus Mozart est l’une des personnalités musicales qui a suscité le plus de questionnement sur les raisons de sa disparition. Après plus de deux siècles, la mort de Mozart reste un mystère et continue d’animer les débats. Malgré le grand nombre d’études autour du sujet, personne ne sait dégager le vrai du faux. Tentons d’y voir plus clair !

 

UN COMPOSITEUR PARTICULIÈREMENT FATALISTE

En premier lieu, il est important de savoir que Mozart entretenait une étroite relation avec la mort tout au long de sa vie. De sa naissance à sa disparition, il dû faire face à maintes reprises aux décès. Cela commença avec sa mère, Anna Maria Mozart en 1778. Après une longue agonie suite à de fortes fièvres, elle s’éteignit en compagnie de son fils lors d’une tournée à Paris. Ce sera ensuite le tour de son père et professeur, Léopold Mozart de subir le même destin en 1787. La perte de ses parents fut une épreuve difficile pour le virtuose. Cependant, il connut aussi la tristesse de perdre des enfants avec sa compagne Constance Weber. La majorité d’entre eux perdirent la vie avant même de naître.

En ce qui le concerne personnellement, Mozart se battait pour sa propre survie puisqu’il était d’une nature assez faible. Sa santé était digne de montagnes russes. C’est dès l’âge de 6 ans, qu’il contracte sa première maladie et pas des moindres, une affection streptococcique. S’ensuit par la suite, des crises de rhumatisme articulaire aigu, un coma après avoir souffert d’une fièvre typhoïde en 1765 et une hépatite vient le frapper en 1771.  Sa santé fragile s’aggrave avec l’accumulation de ses dettes en fin de vie. Il accepte alors des commandes de mécènes et d’autres pour pallier à ses problèmes financiers. Cela lui demande beaucoup de ressources et le fait alors sombrer dans une certaine mélancolie et une paranoïa autour d’un potentiel empoisonnement. Son caractère capricieux et désinvolte lui avait procuré un certain nombre d’ennemis dont la menace était réelle. 

1 – LA MALADIE : UNE SUITE LOGIQUE AU DÉROULEMENT DE SA VIE

Le 5 décembre 1791, Mozart livre son dernier souffle. L’autopsie “officielle”, dit qu’une fièvre miliaire aiguë l’aurait emporté. Toutefois, en raison de différents témoignages émis avant sa mort, cet acte de décès ne convainc pas bon nombre de scientifiques. Certains d’entre eux préfèrent y voir la piste d’une fièvre rhumatismale. Ils l’expliquent par le fait qu’il en avait déjà subi auparavant mais que celle-ci, plus grave que les autres, avait eu raison de lui. De même, le mois avant sa mort, Mozart avait assuré lors de ses dernières sorties avec des amis qu’il était touché par d’importants froids dont il ne comprenait pas l’origine. Vienne était d’ailleurs fortement touchée par une épidémie de streptococcie.

D’autres docteurs tendent à dire qu’il se serait éteint à la suite d’autres symptômes. On parle de trichinose du côté des chercheurs américains, qui découle d’une ingestion de viande avariée. En effet, on prétend que Mozart aurait mangé une côte de porc dont il plébiscite le repas dans une lettre datant du 8 octobre 1791. Celle-ci aurait contenu un parasite, provoquant l’infection du compositeur.

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2 – LES FRANCS-MAÇONS : UNE COLÈRE NOIRE POUR DES RÉVÉLATIONS

Au cours des 7 dernières années de sa vie, Mozart devint Franc-Maçon en rejoignant la loge maçonnique de Vienne en tant qu’apprenti. Plusieurs études résultent de la relation entre Mozart et la Franc-Maçonnerie et qu’elle suscitait de nombreuses tensions. Il faut savoir qu’entre les Francs-Maçons, il y avait déjà un problème d’unité. Le mouvement maçonnique comportait des individus proches du rationalisme mais également des personnes davantage portées par le mysticisme et l’occultisme. Deux visions et manières de penser différentes.

Pour ne pas arranger les choses, Mozart n’était pas considéré comme un Franc-Maçon à proprement parler par la majorité de la communauté. Comme le pensent plusieurs musicologues, certains membres du mouvement voyaient encore en notre virtuose un attachement sincère pour le catholicisme. Et à cette époque, c’était la religion qui inquiétait réellement l’idéologie maçonnique car les catholiques la menaçaient  d’excommunication. Les Francs-Maçons se sont retrouvés fortement attaqués à l’écoute de « La Flûte enchantée » puisque dans celle-ci Mozart délivre des rites spécifiques à la Franc-Maçonnerie tels que des symboles, des gestes, des mots, etc… Furieux de cette nouvelle, il est dit que certains Francs-Maçons se seraient mis en tête d’assassiner Mozart, considéré alors comme un traître.

Plusieurs musicologues tendent tout de même à dire que le virtuose a toujours été influencé par divers courants et mouvement de pensée dans ses oeuvres, sans pour autant porter atteinte à l’un d’entre eux.

La mort de Mozart : un mystère élucidé ?

3 – LA LIQUEUR DE VAN SWIETEN, UN REMONTANT À LA MODE MAIS POTENTIELLEMENT MORTEL

Mozart était proche de plusieurs personnalités dont Gottfried van Swieten, un grand aristocrate connu notamment pour ses relations étroites avec des compositeurs de l’époque tels que Joseph Haydn et Ludwig van Beethoven. Ce n’est pas lui mais son père qui fait parler du nom Van Swieten quand on s’intéresse à la mort de  Mozart. En effet, Gerard Van Swieten était un médecin avec une haute renommé dans toute l’Europe pour avoir aidé grandement la médecine grâce à la recherche scientifique. À l’époque, les maladies vénériennes faisaient des ravages. Il composa alors une liqueur à base de mercure pour traiter des pathologies telles que la syphilis. Le problème fut que ce traitement soit davantage utilisé comme un remontant à la mode plutôt qu’un élément de guérison.

Mozart souffrant de douleurs, avait tendance à les soulager avec ce liquide. Connaissant Mozart pour être un bon vivant, il fini par s’administrer la liqueur par simple plaisir jusqu’à en abuser. On soumet alors l’hypothèse d’empoisonnement par le mercure comme cause de décès.

La mort de Mozart : un mystère élucidé ?

4 – FRANZ HOFDEMEL : UN ÉPOUX BLESSÉ ET TRAHI PAR SON AMI

Mozart était connu pour sa personnalité haute en couleur. Il adorait festoyer et avait tendance à être considéré comme un coureur de jupons. Très frivole et capricieux, on apprend aujourd’hui qu’il a eu de nombreuses relations avec différentes femmes en cachette de sa conjointe, Constance Weber. Il jeta alors son dévolu sur l’une de ses élèves qu’il prendra comme maîtresse, Magdalena Hofdemel. L’histoire se complique lorsque son mari Franz Hofdemel, greffier à la Haute Cour de Justice et ami de Mozart, émet des soupçons sur la loyauté et sincérité du virtuose.

On apprend par la suite, qu’un événement se fait entendre dans tout Vienne. Le 10 décembre 1791, Magdalena Hofdemel est retrouvée défigurée au rasoir par son mari. La cause de ce drame prend sens dans le fait que celle-ci soit enceinte. Franz se sentit trahi par son ami et compagnon de loge à qu’il avait prêté de l’argent auparavant. Tous les Viennois considéraient le compositeur comme amant de sa femme ! Fou de rage, il aurait alors tenté de se débarrasser de celui-ci.

La mort de Mozart : un mystère élucidé ?

5 – ANTONIO SALIERI : L’ÉTERNEL RIVAL JALOUX DE SON SUCCÈS

Comment ne pas aborder le cas Salieri lorsque l’on traite des hypothèses autour de la mort de Mozart ? Considérée comme l’une des rivalités musicales les plus féroces du XVIIIème siècle, le compositeur italien fut fortement impliqué comme source du décès du virtuose Autrichien. Salieri ne supportant pas de voir en Mozart un être brillant lui volant la vedette, se serait indigné de son existence. Cette mise en concurrence est dépeinte dans l’oeuvre Amadeus de Peter Shaffer datant de 1979. L’artiste italien aurait voué une haine profonde pour Mozart en raison de son comportement obscène et vulgaire, qui selon lui n’était pas digne d’un tel don musical. Enfin, être dans l’ombre de son génie lui aurait été alors insupportable.

Malgré cette hypothèse, l’empoisonnement de Mozart par Salieri ou l’implication dans le requiem commandé à Mozart restent douteux. Il s’avère que l’italien était indigné de faire face à un tel talent mais les deux compositeurs s’admiraient et se respectaient mutuellement. Il y a d’ailleurs une anecdote soumettant le fait que ce serait Salieri qui aurait donné le surnom d’Amadeus (« aimé de Dieu ») au virtuose.

ANTONIO SALIERI

 

La mort de W.A Mozart reste un mystère. Mozart, surendetté à la fin de sa vie, fut enterré dans un caveau collectif de 16 cercueils dans les environs de Vienne. Nul ne sait si les ossements trouvés sont bien les siens et personne ne peut donc trouver la cause exacte de sa mort. Seule des hypothèses peuvent être émises… et vous venez de lire les plus probables ! La légende perdure…

 

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