Les origines du Solfège

les origines du solfège

Le Solfège est une méthode d’apprentissage de la musique utilisée pour en donner les clés de compréhension théorique et esthétique. Son histoire remonte à des siècles. Toutefois, le Solfège est encore au programme dans les conservatoires. Au fil du temps, le Solfège à fini par être vu comme une méthode d’apprentissage rébarbatif et très complexe. Cependant, plusieurs questions se posent à son sujet : Finalement, qu’est-ce que le Solfège ? Quelle est son origine ? Son évolution ? Cet article tente de vous en donner tous les détails. Découvrez les origines du Solfège.

 

Le Solfège : qu’est-ce que c’est ?

Le nom Solfège provient du mot italien Solfeggio, un dérivé des noms de deux notes de musique : sol et fa. Le Solfège est un ensemble de symboles et de signes permettant la lecture et l’écriture de la musique. C’est un système de notation employé pour la musique dite « écrite », à savoir la musique Classique, Moderne et Contemporaine.

L’apprentissage du Solfège comporte plusieurs exercices : La lecture et l’écriture des notes, la compréhension des rythmes et des nuances, la reproduction des hauteurs et des séances d’auditions musicales ainsi qu’un apprentissage de la théorie musicale.

Le but de l’apprentissage du Solfège est entre-autre de vous donner les clés pour déchiffrer une partition rapidement et de manière autonome. Grâce à cet apprentissage, vous pourrez comprendre chaque symbole et ainsi analyser et interpréter une partition de musique correctement.

Vous souhaitez vous mettre au Solfège mais vous ne savez pas comment vous y prendre ? Découvrez dans cet article les méthodes pour apprendre le Solfège seul 

 

les origines du solfege

Ses débuts

La musique en elle-même est bien plus âgée que le Solfège qui est une création relativement récente. Cependant, de nombreux systèmes d’écriture musicale font leurs apparitions bien avant le Moyen-Âge (période d’évolution du Solfège). En Syrie, on retrouve des traces d’écriture musicale datant du 14ème siècle avant J-C comme en témoignent les tablettes des Chants Hourrites se trouvant au Musée du Louvre.
Mais c’est dans la Grèce antique du 3ème siècle avant J.-C, que le Solfège fit sa réelle apparition. Les musiciens de l’époque associaient les lettres de l’alphabet à des sons. Les premières notations musicales consistaient à placer les lettres de l’alphabet au-dessus d’un chant en suivant la hauteur des sons.

Cette méthode de notation alphabétique est encore utilisée aujourd’hui par de nombreux pays anglo-saxons et dans certains styles musicaux tels que le Jazz. Les Grecs se sont également munis de traités rythmiques sophistiqués et d’un système de gammes.

 

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L’évolution du Solfège au Moyen-Âge

C’est un moine bénédictin italien du 11ème siècle du nom de Guido d’Arrezo (992-1050), qui posa les bases du Solfège et qui met au point le système de notation musical que nous employons en France et dans les pays Latins. Il trouva une méthode de notation en choisissant le poème grégorien « L’Hymne à Saint Jean-Baptiste » mis en musique, afin de donner à ses élèves un moyen mnémotechniques pour situer et nommer les notes. Guido d’Arezzo établit le nom des notes en fonction de la première syllabe des vers chantés :

  • Utqueant laxis
  • Resonoare fibri
  • Mira gestorum
  • Famuli tuorum
  • Solve polluti
  • Labii reatum
  • Sancte Joannés

Le Si a été ajouté au 16ème siècle par le compositeur Anselme de Flandres. Ainsi, le vers devient “Sancte Iohannes“. En revanche, l’origine du DO reste un peu floue, des écrits datants de 1536 confirment son existence chez l’écrivain Pierre l’Arétin. On dit du Do qu’il vient probablement du mot Dominus qui signifie Le Seigneur.

Guido d’Arrezo imagina également une portée à 4 lignes servant de support pour écrire les notes suivant leur hauteur. Deux siècles plus tard la portée passera à 5 lignes et resta ainsi depuis.

Le système de Guido d’Arrezo s’est répandu tout au long du Moyen et a évolué jusqu’à devenir celui que l’on emploie actuellement dans les pays tels que la France, l’Italie, l’Espagne, le Portugal et même la Thaïlande. On l’utilise également dans les pays d’Amérique Latine mais tout en trouvant aussi le système anglophone qui est utilisé selon l’instrument et la méthode d’enseignement.

 

Le Solfège en France

Depuis 1669, le Solfège est enseigné dans les conservatoires de France. Tout a débuté avec l’Académie Royale de Musique créé par Louis XIV. A l’époque, l’académie était la seule qui était destinée à l’apprentissage de la musique. Avec l’ouverture d’autres conservatoires du même type, le Solfège a été popularisé et ce bien au-delà des frontières françaises.

Mais en 1977, le ministère de la Culture a mis en place une réforme profonde du Solfège. Il a constaté que l’approche mise au point par Guido d’Arrezo était trop complexe et imprécise pour permettre un apprentissage simple et efficient de la musique.

Aujourd’hui, dans les conservatoires français, le terme Solfège a été remplacé par Formation Musicale (FM). Le but de ce changement est de proposer une méthode d’apprentissage simple et efficace de la musique.  D’ailleurs, des systèmes d’apprentissage de la musique qui ne tiennent pas compte du Solfège ce sont eux aussi popularisés. Actuellement, beaucoup de formateurs proposent aux apprentis musiciens des cours de musique innovants qui ne passent pas par l’apprentissage du Solfège. Certaines de ces approches étant sujet à débats au sein du corps enseignant.

 

Le Solfège dans les autres continents

Les intervalles utilisés dans le Solfège D’Arezzo sont composés par le ton et le demi-ton. Cela le rend incompatible à certains styles musicaux basés sur la notion du quart de ton, notamment la musique persane, indienne, arabe ou turque. C’est pourquoi, au fil du temps, d’autres systèmes d’apprentissage de la musique ont vu le jour.
Dans les pays Anglophones on emploie les premières lettres de l’alphabet. Voici les équivalences avec le système Latin :

  • Do = C
  • Ré = D
  • Mi = E
  • Fa = F
  • Sol = G
  • La = A
  • Si = B

Dans les pays Germanophones, ils emploient aussi les premières lettres de l’alphabet, cependant le B est remplacé par le H.

En Chine, le système Jianpu, qui signifie “Notation simplifiée“ est majoritaire et s’est répandu dès 1900. Il s’agit d’un système numéroté de 1 à 7 -du DO jusqu’au SI-, inspiré du système français Galin-Paris-Chevé. Le système Jianpu est aussi utilisé en Indonésie. La raison de son succès est dû à sa simplicité.

 

La musique sans le Solfège ?

Depuis l’Antiquité, de nombreux peuples s’initient, apprennent et exportent leur musique sans l’usage du solfège qui est typiquement occidental. C’est le cas de la musique hindie, carnatique, turque et africaine.
L’apprentissage d’un instrument de musique sans passer par le Solfège n’est pas impossible. Les guitaristes Jimi Hendrix et Stevie Ray Vaughan sont des exemples à citer. Cependant maîtriser le solfège permet de :

  • Progresser et composer beaucoup plus rapidement et efficacement
  • Comprendre précisément les techniques utilisées par les autres artistes afin de pouvoir les reproduire
  • Comprendre la théorie pour exceller dans la pratique d’un instrument
  • Mieux communiquer la musique entre occidentaux
  • Gagner en précision et clarté

Conclusion

Le Solfège à traversé les époques et a pris différentes formes. Selon les pays, les notes, les symboles et la méthode d’apprentissage changent, mais les règles restent approximativement les mêmes. Ses codes et ses lois sont des points de référence universels. Le Solfège reste de l’avis de tous les musiciens, la meilleure façon de s’initier à la musique. Il existe toutefois, plusieurs façons de l’apprendre : dans un conservatoire, via un livre, avec des vidéos ou un site internet dédié à son apprentissage.

 

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L’effet Mozart : la musique nous rend-elle plus intelligent ?

D’après certaines études, la musique influence notre état d’esprit et pourrait même accroître notre intelligence et stimuler notre créativité. Au cours des dernières années, le phénomène a suscité beaucoup d’intérêt autant sur le plan scientifique que sur le plan pratique. Cependant plusieurs études et résultats se contredisent. L’effet Mozart a-t-il un réel impact sur notre intelligence ? Étudions cela.

 

Visuo-spatiale : Les fonctions visuo-spatiales permettent de s’orienter dans l’espace, de percevoir les objets de notre environnement et de les organiser en une scène visuelle cohérente, d’imaginer mentalement un objet physiquement absent.”

La découverte de l’effet Mozart

En 1993, les professeurs d’université et chercheurs Frances H Rauscher, Gordon Shaw et Ky KN, ont cherché à savoir si l’écoute musicale contribuait au développement cognitif chez l’adulte. Ils ont donc mené une étude qui consistait à exposer un premier groupe d’étudiants universitaires à l’écoute du premier mouvement de la sonate pour deux pianos en ré majeur de Mozart (KV448), pendant que le deuxième groupe écoutait une musique de relaxation et le troisième patientait en silence.
Les tests qui ont suivi se constituaient de deux tâches d’habiletés cognitives et d’une tâche de mémoire spatiale. Les résultats de la recherche ont démontré que les étudiants ayant écouté l’œuvre de Mozart ont obtenu de meilleurs résultats. Leurs quotients intellectuels ont augmenté de huit à neuf points comparés aux étudiants qui avaient été soumis aux deux autres conditions. On appela cela “Effet Mozart”.

Cependant, il a été démontré que cet effet était temporaire et ne dure qu’environ 15 minutes. Les chercheurs ont donc tenté d’examiner si la musique d’autres compositeurs donnait les mêmes résultats. D’autre part, ils ont aussi cherché à savoir si la musique de Mozart avait un impact sur d’autres habiletés cognitives, telles que la mémoire à court terme.

 

Les réactions de la communauté scientifique

Dès 1994, plusieurs scientifiques parmi lesquels Stough, Bates et Morgan, ont tentés de reproduire l’expérience en examinant si l’écoute de la musique de Mozart améliorait les performances visuo-spatiales chez 30 étudiants. Ils ont reproduit exactement le même protocole que l’étude originale, hormis que le deuxième groupe a écouté du disco et non une musique relaxante. À la suite de cela, chaque étudiant a réalisé une tâche de mémoire spatiale équivalente.
Après l’analyse des résultats, ils ont remarqué qu’aucune des trois conditions expérimentales amélioraient les performances des étudiants. Les scientifiques en ont conclu que ni la musique de Mozart, ni celle de relaxation, ni celle de disco, auraient un effet significatif.

Pour un peu plus appuyer et justifier les résultats des scientifiques Stough, Bates et Morgan, d’autres scientifiques ont mené l’expérience sur des adolescents âgés de 14 à 16 ans.

Les résultats sont sans appel. Ni les participants du groupe Mozart, ni ceux du groupe musique et de silence ont vu leurs performances améliorées.
Après analyse de toutes les études, certains scientifiques ont déterminé que l’effet positif de la musique de Mozart ne serait observable qu’à l’aide d’une épreuve et de tâches précises.

L’effet Mozart est un mystère, tout comme la mort du célèbre compositeur. Découvrez notre article à ce sujet

 

Les chercheurs : Frances H Rauscher, Gordon Shaw et Ky KN de l’étude originale, ont fait face à une multitude de critiques. En réponse à ces critiques, ils ont décidé de réaliser une seconde étude, avec cette fois-ci, 79 étudiants universitaires. L’expérience à durée 5 jours. Le premier jour, les étudiants ont participé à un pré-test. Les jours suivants, les étudiants ont été séparés en 3 groupes. L’un, a écouté quotidiennement du Mozart, l’autre a attendu en silence et le dernier groupe a écouté de la musique disco, une histoire, puis une œuvre du compositeur Philippe Glass.
Les résultats finaux sont que les étudiants du groupe Mozart, ont significativement amélioré leurs performances visuo-spatiales entre les jours 2 et 5. Paradoxalement, les étudiants du groupe silence, ont aussi obtenu des résultats équivalents entre les jours 3 et 5. De leur côté, le dernier groupe a eu des résultats inférieurs aux deux premiers groupes à cette tâche.

 

Alors, réalité ou mythe ?

Les nombreuses études effectuées sur l’effet Mozart présentent des résultats contradictoires.
Jakob Pietshnig de l’université de Vienne et ses collègues, ont ainsi mené près de 40 études, 104 échantillons indépendants de personnes et plus de 3 000 participants sur le sujet. Ils en ont conclu ceci :

  • Des échantillons de personnes ayant écouté la sonate de Mozart, ont obtenu des résultats significativement supérieurs pour les tâches visuo-spatiales, que les échantillons de personnes exposés à des stimuli non musicaux ou au silence.

 

  • Des échantillons de personnes ayant écouté un tout autre type de musique ont obtenu des résultats significativement plus élevés pour les tâches visuo-spatiales, que les échantillons de personnes exposés à des stimuli non musicaux ou au silence.

 

  • La taille des études menées par les chercheurs Rauscher Gordon Shaw et Ky KN, était trois fois plus élevée que les études d’autres chercheurs. Il est donc normal qu’il y ai des résultats différents aux autres études sur le sujet.

Jakob Pietshnig et ses collègues chercheurs concluent :
« Dans l’ensemble, il ne reste que peu de choses pour soutenir la notion d’une amélioration spécifique de l’exécution de tâches spatiales par l’exposition à la sonate KV 448 de Mozart. »

C’est-à-dire que l’effet Mozart n’exerce pas un effet miracle sur la capacité intellectuelle.

 

La pratique d’un instrument de musique : les bienfaits

D’autres recherches démontrent que jouer d’un instrument agit plus vite sur le cerveau que d’écouter de la musique. L’apprentissage de la musique développe le cerveau et modifie les zones favorisant la mémoire et l’apprentissage.

Selon la psychologue Laurel Trainor, apprendre à jouer d’un instrument présente de nombreux avantages :
« L’enfant doit tenir un instrument, écouter le son émis par l’enseignant, le reproduire, le garder à l’esprit, l’évaluer et le modifier si nécessaire. Ce qui demande une énorme quantité d’attention. L’apprentissage musical enseigne aux enfants comment accomplir certaines tâches, et développe aussi la mémoire »

L’universitaire Glenn Schellenberg explique que la pratique d’un instrument de musique, permet aux enfants de développer plus vite leur coefficient intellectuel.

 

 

Conclusion

Les multiples recherches sur le sujet nous amènent à conclure que le phénomène de “ l’effet Mozart ” n’est pas fondé. Cependant, il a été démontré que la musique peut, à l’occasion, stimuler certaines habiletés cognitives. Les procédures méthodologiques et expérimentales de Frances H Rauscher, Gordon Shaw et Ky KN sont donc discutables.
En résumé, écouter de la musique vous inspire et peut vous motiver à travailler plus mais ne présente pas de grand effet sur le cerveau. Cependant, pratiquer la musique stimule bel et bien votre cerveau.

 

 

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Les oeuvres de musique classique les plus angoissantes

Les oeuvres de musique classique les plus angoissantes

Depuis toujours, la musique regorge d’oeuvres aux thèmes sinistres et terrorisants. La télévision, le cinéma et les jeux vidéo s’en sont toujours inspirés. Que serait la période d’Halloween sans une référence à ces morceaux si particuliers, qui nous tourmentent dès leurs premières notes ? Intéressons-nous aux oeuvres de musique classique les plus angoissantes, celles qui inspirent la terreur et l’épouvante.

 

Sergueï Rachmaninov : L’Île des morts

Sergueï Rachmaninov s’est inspiré d’une reproduction en noir et blanc du tableau d’Arnold Böcklin “L’île des morts“ pour composer en 1909, l’œuvre qu’il a tout simplement appelé “L’île des morts“. Il s’est particulièrement attaché à recréer l’ambiance lugubre de ce tableau peint en 1886. Rachmaninov a annoncé après avoir découvert la peinture originale en couleur, qu’il avait été déçu par celle-ci et qu’il n’aurait probablement jamais composé l’œuvre s’il l’avait découverte avant…

Ce qui fait la notoriété de cette œuvre c’est son thème principal. La musique évoque l’approche silencieuse du bateau vers l’île en illustrant les clapotis de l’eau, le battement et le balancement du bateau mortuaire. On distingue 3 parties dans cette œuvre. La première décrit le voyage vers l’île dans une éprouvante tempête et l’entrée dans l’île par un crescendo phénoménal. Ensuite, la seconde partie est plus lyrique et passionnée. Elle est celle de la libération après un voyage périlleux à travers la nuit. La dernière partie est un écho à la première : la scène se calme, c’est la fin. Le thème initial, repart romantiquement, pour évoquer la victoire de la mort.

 

Camille Saint-Saëns : Danse macabre

À l’origine, la Danse macabre est un motif artistique populaire élaboré à la fin du Moyen-âge. On raconte que la Mort, à minuit tapante, apparaît dans les cimetières. Jouant d’un instrument de musique, elle appelle les morts à sortir de leurs tombes pour danser avec elle jusqu’au lever du jour.

Le compositeur français Camille Saint-Saëns s’est intéressé à la tradition de la Danse Macabre en partant du poème “Égalité-Fraternité“ d’Henri Cazalis. Il en écrit une chanson, voix et piano pour ensuite finir par composer sur ce même texte en 1874, un poème symphonique cherchant à illustrer et faire imaginer cette danse funèbre. Il appellera cette symphonie “Danse Macabre“.
Ce qui marque le plus lors de l’écoute de l’oeuvre, ce sont ses qualités très descriptives : la harpe et le cor sonnent les douze coups de minuit,  le xylophone illustre le bruit des squelettes dansants. Ensuite, les violons incarnent le vent d’hiver, puis le hautbois fait entendre le chant du coq qui annonce le matin. L’œuvre se termine par une mélodie plaintive du violon qui regrette la fin de la fête.

Les effets sonores, jugés trop innovant pour l’époque, ont scandalisés le public. Les réactions violentes du public parisien après la première représentation, n’ont pas manqué de provoquer l’évanouissement de la mère de Saint-Saëns.
À contrario, Franz Liszt, ami du compositeur, a défendu l’œuvre. Il en a même écrit une version pour Piano.

À quel point connaissez-vous Franz Liszt? Découvrez son signe astrologique et les traits de caractères qui en découlent.

 

 

Modeste Moussorgski : Une nuit sur le mont Chauve

Cette oeuvre de Moussorgski est inspirée de la nouvelle “ La Nuit de la Saint-Jean ” de Nicolas Gogol. Elle-même fut inspirée d’une légende russe qui raconte que les sorcières avaient pour coutume de se rassembler sur le Mont Chauve pour y jouer des farces et attendre leur maître Satan, pour le louer.

Dès le début de l’œuvre créée vers 1867, une ambiance lugubre est présente : le frémissement des violons dépeint l’arrivée rapide des sorcières pendant que les notes graves des violoncelles et des contrebasses évoquent les bruits souterrains. Le morceau qui représente le sombre rituel du Sabbat des sorcières est divisé en 6 thèmes :

  • Le bavardage des sorcières (thème I)
  • L’ambiance (thème II)
  • Le cortège de Satan (thème III)
  • La ronde effrénée (thème IV)
  • La glorification de Satan (thème V)
  • La disparition des sorcières (thème VI)

Son compositeur n’aura jamais l’occasion de l’écouter. C’est finalement l’arrangement de son ami Rimsky-Korsakov datant de 1908 qui deviendra un blockbuster de concert. Cette version est d’ailleurs choisie pour le final du film Fantasia de Walt Disney, en 1940.

 

 

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Hector Berlioz : Songe d’une nuit du sabbat

La Symphonie Fantastique d’Hector Berlioz est composée de 5 mouvements portant chacun un titre :

  • Rêveries, passions
  • Un bal
  • Scène aux champs
  • Marche au supplice
  • Songe d’une nuit de Sabbat

“ Songe d’une nuit du sabbat ” est donc le cinquième mouvement. Crée en 1830, ce mouvement raconte l’histoire d’un jeune musicien (probablement Berlioz lui-même…) qui tenta de se donner la mort en s’empoisonnant avec de l’opium. Il se retrouve lors d’une nuit, proie d’un rêve de nuit de sabbat – la nuit où se réunissent les sorcières – où l’on y célèbre sa mort. Bruits étranges, gémissements, éclats de rire et cris lointains du morceau illustre bien l’orgie démoniaque qui fait face au jeune musicien.

La 1ère partie du cinquième mouvement correspond à la description musicale de la ronde de Sabbat. Ensuite, vient les funérailles proprement dites. Ponctué par 2 cloches d’église, le thème central de ce mouvement est le Dies Irae (Jour de colère).

 

Richard Wagner : Le Vaisseau fantôme

L’opéra “ Le Vaisseau fantôme ” de Richard Wagner a été créé en 1843. L’idée de cette oeuvre lui est apparu après avoir découvert la légende du Hollandais volant en 1838. Selon laquelle un capitaine maudit – le Hollandais volant – sur son bateau, est condamné à errer éternellement sur les océans du monde jusqu’à ce qu’une jeune femme accepte de l’aimer. Le Vaisseau fantôme est le premier grand drame musical de Wagner. Dans cette œuvre, on voit apparaître, avec plus ou moins de clarté, un certain nombre de constantes qui définiront plus tard la personnalité musicale du compositeur : par exemple, l’utilisation du leitmotiv, la continuité de l’orchestre et le caractère légendaire de l’intrigue.

C’est dans cette ouverture que Wagner emploie réellement le leitmotiv. Le prélude commence ex abrupto par le motif vif, féroce, et orageux du Hollandais Volant puis l’orchestre s’apaise peu à peu pour décrire le navire se mouillant sur une côte.

 

Carl Maria Von Weber : Der Freischutz

Der Freischutz est un opéra allemand crée en 1821 par Carl Maria Von Weber. Cette oeuvre est tirée du premier tome du “ Livre des fantômes ” de Friedrich August Schulze. Der Freischutz raconte l’histoire d’un chasseur nommé Max, qui doit remporter un concours de tir pour obtenir la main de sa bien-aimée Agathe. Au terme de sa première épreuve, qui est un échec, le chasseur désespéré se laisse convaincre par un autre chasseur jaloux et rival, d’avoir recours à la magie noire et à des rites interdits. Mais Max s’est  laissé prendre au piège.

L’ouverture commence par une sombre introduction aux Cordes. Les Cors dessinent une douce mélodie évoquant la vie des chasseurs. L’Allegro, avec de terrifiants tutti, invoque l’univers diabolique de Samiel, personnage maléfique. Enfin, s’oppose le thème de Max, joué délicatement par la clarinette.

 

Conclusion

De la même manière que selon les cultures, la mort s’associe à différentes couleurs (noir, rouge..), la mort, Satan, la magie noire, peuvent aussi être imagés par différents instruments mais également de longs silences. En conclusion, ces compositeurs ont réussi à nous faire plonger dans des univers terrifiants provenant tout droit de leur imagination.
Certaines oeuvres de musique classique les plus angoissantes ont été utilisées dans des séries et films connus et font maintenant partie de la culture populaire.

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Les signes astrologiques des compositeurs les plus célèbres : leurs personnalités

Les signes astrologiques des compositeurs les plus célèbres : leurs personnalités

Les signes du zodiaque sont traditionnellement au nombre de 12. Certains signes sont plus appréciés que d’autres. Célèbres ou inconnus, talentueux ou pas, ils montrent qui vous êtes vraiment. Découvrez les signes astrologiques et les caractères de vos compositeurs préférés. Vous pensiez les connaitre ?

Du Bélier au Sagittaire, sans évidemment oublier…le Gémeaux (on ne juge pas s’il vous plaît) vous saurez tout des personnalités des plus célèbres compositeurs.

 

 Piotr Ilitch Tchaïkovski : le Taureau entêté

Le Taureau est né entre le 20 avril et le 21 mai. Ce signe très terre à terre, analyse tout ce qui l’entoure et ne retient que ce qui attire son attention. De nature très têtu, rien ne peut faire changer le point de vue d’un Taureau, au plus grand dam de ses proches. Il a une idée en tête et vous souhaitez lui faire changer d’avis ? N’y comptez pas, c’est perdu d’avance.

Mis à part son entêtement, ce signe astrologique reste l’un des plus doux et bienveillants. Malgré son manque de confiance en lui. C’était d’ailleurs l’un des principaux traits de caractère de Piotr Ilitch Tchaïkovski, née le 7 mai 1840.

Le compositeur, qui disposait d’une tendance dépressive, a toute sa vie rejeté son homosexualité, en s’affichant avec de nombreuses femmes. Tchaïkovski avait une personnalité complexe, était très angoissé et constamment torturé par des pensées douloureuses.

 

 

 

 Jean-Sébastien Bach : le Bélier autoritaire

Né entre le 21 mars e le 19 avril, le Bélier est un signe déterminé et meneur, parfois même décrit comme autoritaire. En d’autres termes, ce signe astrologique adore diriger ! Le Bélier est constamment à la recherche de dynamisme et de nouveaux défis à relever. On ajoute aussi qu’il est très impulsif.

Jean-Sébastien Bach, compositeur né le 31 mars 1685, avait justement ce côté impulsif. Il est décrit comme quelqu’un d’un peu “voyou” qui se bagarrait à l’école et intransigeant.

Le bonheur du compositeur se résumait à peu près à deux choses : manger et boire. On sait aussi de lui qu’il était très croyant, qu’il lisait la Bible quotidiennement et consacrait la plupart de son œuvre musicale à Dieu.

 

 

 

Ludwig van Beethoven : le Sagittaire avec peu de tact

Le Sagittaire est né entre le 23 novembre et le 21 décembre. Ce signe astrologique a une personnalité particulièrement expansive et ne connaît aucune limite, ni aucune contrainte. Sa nature le pousse souvent à l’excès surtout au niveau de sa franchise. Il peut même lui arriver de blesser ses proches sans même s’en rendre compte. Autodidacte, ambitieux et téméraire, le Sagittaire n’aime pas abandonner et le fait très rarement.

Ces adjectifs décrivent parfaitement Beethoven, née le 16 décembre 1770. Le compositeur avait un fort tempérament. On peut même affirmer qu’il était assez “mal élevé”, susceptible, coléreux, têtu, irascible (et bien d’autres choses…) mais il détestait l’échec.

Si par le plus grand des hasards, Beethoven le Sagittaire et Igor Stravinsky le Gémeaux venaient de la même époque et s’étaient un jour croisé, ils se seraient très certainement crêpé le chignon ! En dépit de ses défauts, il restait tout de même quelqu’un qui arrivait à se faire des amis facilement.

Beethoven n’a jamais abandonné sa passion pour la musique, malgré sa surdité. Lisez notre article à ce sujet.

 

Les signes astrologiques des compositeurs les plus célèbres : leurs personnalités

 

 Igor Stravinsky : Le Gémeaux narcissique

Né entre le 21 mai et le 20 juin, le signe du Gémeaux est celui qui est décrit comme ayant le caractère le plus instable. Méfiant en société, il n’est pas dans sa nature de communiquer ses idées au reste du monde ; il préfère la jouer “solitaire”.

D’autre part, il aura tendance à vouloir vous convaincre qu’il a raison et que vous avez tort.

L’humour des Gémeaux est assez moqueur et peut être extrêmement sec et sarcastique. Leurs blagues peuvent voler au-dessus de la tête de certains mais ceux qui arrivent à suivre le fil de leur pensée les trouvent souvent hilarantes. Le gémeaux est intelligent, c’est un fait. Il aime chercher des solutions, résoudre des problèmes, surtout si cela peut aider ses proches.

Le compositeur Igor Stravinsky né en le 17 juin 1882 était un pur Gémeaux. Humainement on ne peut pas dire qu’il était spécialement apprécié… D’après certains témoignages, il critiquait régulièrement bon nombre d’oeuvres musicales qui n’étaient pas de lui, avait un égo d’une taille certaine et était relativement imbu de sa personne. Bonne ambiance…

 

 

 

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 Clara Schumann : la douce Vierge

Les Vierges sont nés entre le 23 août et le 22 septembre. De nature très discret, observateur, sensé et réfléchi, ce signe astrologique cherchera à faire les choses parfaitement et efficacement. Toujours est-il que les Vierges sont constamment inquiets et ont tendance à dramatiser, même les petites questions de moindre importance.

Clara Schumann, née le 13 septembre 1819, était une personne au caractère timide mais décidé. Virtuose du piano, le talent de la compositrice s’est vite retrouvé caché dans l’ombre de son célèbre mari pianiste et compositeur Robert Schuman. Pendant que son mari jouait de longues heures au piano dans une pièce dans laquelle il s’enfermait, Clara Schumann, gérait la maison et s’occupait des enfants.

 

 

 

Mozart : Le Verseau intelligent

Le signe du Verseau est né entre le 20 janvier et le 19 février. Les Verseaux sont des personnes captivantes, ayant une très forte personnalité. L’intérêt qu’ils suscitent auprès de leurs proches est dû à leur intelligence très vive et leur caractère innovateur. Mais ce signe astrologique n’aime pas que l’on lui fasse de l’ombre. Les Verseaux sont très perfectionnistes et leurs attentes sont élevées

Mozart, le génie Verseau, était une personne gaie, enjouée et bienveillante mais toutefois assez orgueilleuse (il avait probablement de quoi l’être). Du haut de ses 14 ans, le compositeur né le 27 janvier 1756, était capable après uniquement 1 à 2 écoutes, de retranscrire parfaitement des œuvres entières. La mémoire phénoménale et la forte énergie de concentration qu’il possédait étaient ses meilleurs atouts, en plus de ses géniales qualités de compositeur.

 

 

 Georg Friedrich Haendel : le Scorpion méticuleux

Les personnes ayant pour signe le Scorpion, sont nés entre le 23 octobre et le 22 novembre. Charismatique, ambitieux et méticuleux, ce signe astrologique se soucie beaucoup du regard des gens et de l’impression qu’il leur fait. Vous voulez quelqu’un de loyal ? Cherchez un scorpion. Ce signe du zodiaque possède un caractère ombrageux et fort pouvant parfois aller jusqu’à la méchanceté. Il s’avère être aussi d’une jalousie excessive.

Malgré le charisme, le style vestimentaire élégant et la coiffure toujours soignée du compositeur Georg Friedrich Haendel, né le 25 octobre 1825, son caractère austère et son arrogance ne faisait pas de lui la personne la plus appréciée de tous.

 

 Franz Liszt : Le charmant Balance

Née entre le 23 septembre 22 octobre, la Balance est une personne charmante, sociable, qui entretient des relations harmonieuses avec autrui. Très agile d’esprit, elle privilégie un environnement serein et fuit les conflits. En effet, lui qui aime particulièrement l’harmonie, face à une décision difficile ou à un dilemme, il ne sait pas vraiment comment faire pour trouver une solution équitable pour toutes les parties. Il cherche donc à éviter au maximum ce type de situation délicate en essayant de préserver l’équilibre autour de lui.

Franz Liszt, né le 22 octobre 1811, se souciait beaucoup des gens et aimait les aider. C’était un voyageur curieux avec une personnalité romanesque, infatigable mais quelque peu lunatique. Mais au-delà de sembler incarner à la perfection la figure du musicien romantique, il était aussi penseur, chercheur, s’interrogeant autant sur le rôle de l’artiste au sein de la société que sur les questions de transmission et de création musicale.

Franz Liszt se préoccupait beaucoup des gens : il n’a pas manqué de composer une œuvre en l’honneur des Canuts de Lyon

 

Les signes astrologiques des compositeurs les plus celebres : leurs personnalites

 

 Lili Boulanger : la Lion sûre d’elle

Né entre le 23 juillet et le 23 août, le Lion est le signe qui a la plus grande assurance. Ayant une grande confiance en soi, un fort charisme, le Lion adore être dans la lumière et dégage naturellement un charme fou. Déterminé et méthodique dans son travail, ce signe atteint toujours les objectifs qu’il s’est fixés. Il ne conçoit pas le succès sans compétition, il veut être LE meilleur.

La compositrice française, Lili Boulanger, née le 21 août 1893 avait une forte personnalité, une autorité naturelle, une immense culture et était très intelligente. Elle fut la première femme à obtenir le premier grand prix de Rome de composition musicale, à 19 ans. C’est typique du Lion : vouloir être le meilleur et faire tout pour y arriver.

 

 

 

 Conclusion

Avec les signes astrologiques, vous pouvez approximativement déterminer la personnalité d’une personne. Mais évidemment le signe seul ne permet pas de tout savoir. Il faut également prendre en compte l’ascendant et les signes lunaires.

Pour ces compositeurs, leurs signes astrologiques et leurs personnalités (quelles qu’elles soient) n’ont probablement pas interféré avec leurs talents. Cependant nous ne pouvons pas tout dire de leurs caractères sur la seule base de leurs signes astrologiques…

Pour découvrir la vraie personnalité d’un musicien, il n’y a rien de mieux que de simplement l’écouter.

 

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Œuvres musicales engagées : leurs origines

Œuvres musicales engagées : Leurs origines

Que représente la musique pour vous ? Vous arrive-t-il de vous exprimer à travers la musique ? Certains l’ont fait. Une poignée de compositeurs s’en sont servi pour critiquer. Découvrons quatre œuvres musicales engagées  ayant eu pour objectif de s’exprimer et parfois même de dénoncer le pouvoir installé au sein du pays.

 

Bella Ciao : l’hymne des partisans

Bella ciao, (que vous connaissez sûrement) est un chant de révolte des résistants italiens datant de 1944. A ce jour, son compositeur reste inconnu. De nombreuses sources s’accordent sur l’hypothèse que l’hymne fut démocratisé par une femme. En effet, son origine viendrait du chant des “mondines” ou appelé également “la mondina” : Chant de travail sur la protestation des travailleuses saisonnière des rizières.

Ces femmes protestaient contre les conditions de travail très dures ; elles devaient rester courbées toute la journée, avec de l’eau leurs arrivants jusqu’aux genoux.

Le texte est lui inspiré d’une autre chanson populaire italienne « Fior di Tomba» ou en français « Fleur de tombe ». Cette chanson est un appel à la révolte contre l’Italie fasciste pendant la Seconde Guerre mondiale (on ne va pas rater de vous faire un petit rappel 1939-1945).                        À la suite de cela, c’est à Prague en 1948 lors du premier festival mondial de la jeunesse et des étudiants qu’elle fut traduite en plusieurs langues et adoptée en tant qu’hymne des partisans partout dans le monde. Elle s’établit définitivement dans le Bloc de l’Est vers 1962 aux lendemains de la crise de Cuba.

Alors qu’elle était déjà répandue chez la jeunesse communiste, Yves Montand offre une interprétation retentissante de Bella Ciao mais c’est Muslim Magomayev qui la fera connaître en URSS.

Aujourd’hui, toujours en étant classé parmi les œuvres musicales engagées, elle est surtout connue à travers la fameuse série Netflix que nous aimons tous, la Casa De Papel.

 

10eme symphonie de Chostakovitch : pour une Russie sans l’oppression de Staline

Durant la guerre froide (1947-1991 évidemment), la liberté de composition musicale n’est pas permise en territoire soviétique. Les œuvres devaient se conformer au Jdanovisme artistique, une doctrine inspirée du réalisme de la vie quotidienne. Toute œuvre devait s’y conformer en reflétant et promouvant les principes du communisme soviétique.

Chostakovitch fut rapidement dénoncé pour la “tendance formaliste et anti-populaire” de ses œuvres jugées confuses et discordantes. Dmitri Chostakovitch n’eut alors pas d’autres choix que de s’y conformer. Mais le 5 mars 1953, Staline meurt peu de temps avant la première de la 10ème symphonie et le succès qui en suivi.

Dans les lettres que Chostakovitch a rédigées, il laisse penser que la 10e symphonie a été composée entre juillet et octobre 1953. Cette œuvre, sombre et désabusée, quasi lugubre, est d’ailleurs significative de l’état d’angoisse du compositeur.

La particularité de cette symphonie est qu’elle ne comporte aucun programme mais aussi que son deuxième mouvement : l’allegro, n’est pas sans rappeler Staline par son ton particulièrement oppressant. Le final de l’œuvre quant à lui est nettement plus optimiste, comme pour annoncer la fin du dictateur.

Donc la 10e symphonie est un tableau de la peur qui régnait durant la période stalinienne touchant à sa fin avec le décès de Staline, car la mort du leader soviétique annonce le déclin progressif du régime soviétique. Staline (aussi surnommé l’ours de fer) était le symbole d’une Russie forte.

L’ours meurt ? Le symbole en pâtit.

 

 

La symphonie Héroïque de Beethoven : la véritable dédicace

La symphonie numéro 3 a été composée en 1803 après que son auteur ait traversé une grave crise morale due à la progression de sa surdité.

Tiens, en parlant de Beethoven… Connaissez-vous les réelles causes de sa surdité? On vous dit tout ici.

 

Quand Beethoven composa sa 3ème symphonie, il la dédia à son mécène le prince Joseph Franz Von Lobkowitz. Mais à l’origine, la symphonie était destinée à quelqu’un d’autre.                               Le premier nom de la symphonie était “Sinfonia grande, intitolata Bonaparte”.

Beethoven était un grand admirateur de Bonaparte qui, selon lui, incarnait parfaitement les idéaux de la Révolution française.

Mais le compositeur changea d’avis quand Napoléon se proclama empereur de France en décembre 1804. Apprenant cela, Beethoven, qui envisageait de vivre en France, fut si furieux contre Bonaparte et ses nouvelles ambitions, qu’il ratura son nom sur la partition au point d’en briser sa plume et de transpercer le papier.

En 1806, Beethoven publia sa symphonie avec le titre “Sinfonia eroica, composta per festeggiare il sovvenire d’un grand’uomo” ce qui signifie “Symphonie Héroïque, pour célébrer la mémoire d’un grand homme” (merci google traduction). Elle fut finalement dédiée au Prince de Lobkowitz, grand mécène du compositeur. Il n’est cependant pas exclu que Beethoven garda en tête le souvenir du général Bonaparte, qui avant de devenir empereur avait toute l’admiration du compositeur.

Cette idée peut se vérifier dans la symphonie, qui offre une impression d’individualité et de puissance, révolutionnant le langage de l’orchestre et la forme. La marche funèbre symboliserait la fin du régime monarchique et l’espoir d’un monde meilleur.

 

 

Franz Liszt : Un hommage aux Canuts de Lyon

En 1837, la ville de Lyon accueillit pendant 5 jours le pianiste et compositeur Franz Liszt. Ses différents passages marquèrent et laissèrent au public Lyonnais de l’époque, un souvenir musical indélébile.                                                                                                                                                                   Liszt décrit cette ville comme étant l’une des plus belles âmes qu’il n’ait jamais rencontrées.

Dès 1830, Liszt s’intéresse aux mouvements de socialisme humanitaires tel que le Saint-Simonisme. En 1834, il fit la connaissance de Lamennais, à la fois prêtre et écrivain, dont le christianisme social aura une forte influence sur lui. C’est par Lamennais que Liszt apprit pour les émeutes déclenchées à Lyon par les Canuts, s’étant déroulées quelques années plus tôt.                                                                                                                                                                        En effet, le 19 novembre 1831, les Canuts – des artisans qui tissaient la soie à domicile – se mettent en grèves en raison de leurs maigres revenues. Faisant face à la garde nationale, des coups de feu éclatèrent, causant des centaines de morts.

De cet événement qui le toucha, il composa l’œuvre portant le titre : “Lyon, Allegro Héroïco” en l’honneur des Canuts et inscrit même en tête leur fameuse devise : “VIVRE EN TRAVAILLANT OU MOURIR EN COMBATTANT !“.  Aujourd’hui encore, nous ne savons pas à quelle date cette œuvre fut composée. En 1834 ? ou alors en 1837 ? Liszt sera dans tous les cas véritablement bouleversé par les conditions de vie misérables des ouvriers de la soierie, réduits à la famine.

Son écriture musicale très pianistique lui donne le caractère brave souhaité par l’auteur. Elle résume de plus parfaitement la personnalité du jeune Liszt de l’époque : le pianiste virtuose fougueux et l’homme au cœur généreux, à la recherche d’un idéal.

 

 

Conclusion

Depuis toujours, la musique fut marquée et marqua les époques.

Beaucoup ont essayé de la censurer. Même si d’autres ont finalement réussi à véhiculer leurs pensées à travers les œuvres musicales engagées. En réponse à ces entraves, beaucoup se sont soulevé dans le but de rester libre de composer, de vivre ou d’encourager comme bon leur semble, car la musique telle que l’art reste le reflet de la société. Parce que même si l’on peut lui imposer des dictats, l’art conservera toujours son pouvoir. Il est le support de l’émotion et, pour ceux qui l’écouteront, une source d’inspiration.

 

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La surdité de Beethoven : un obstacle à son génie ?

Quelle serait la pire épreuve pour un musicien ? Vous répondriez probablement “devenir sourd” et nous serions d’accord avec vous… L’oreille est le coéquipier de vie de tous les musicien(e)s. Intéressons-nous à l’histoire de Ludwig van Beethoven, l’un des compositeurs les plus talentueux de l’histoire de la musique occidentale, qui fût touché par une surdité importante.

Lorsque l’on s’intéresse à Ludwig van Beethoven, on se rend compte que le compositeur Allemand a dû faire face à un véritable supplice, voyant son audition disparaitre peu à peu au fil du temps. On ne peut donc qu’être admiratif du talent du compositeur et de sa capacité à entendre intérieurement l’entièreté d’un travail titanesque et sommes toutes, génial. Malgré son handicap, il livra des œuvres grandioses en fin de vie. Comment ce drame est-il arrivé ? Comment Beethoven a-t-il vécu sa surdité ? Cela s’est-il traduit dans ses œuvres ? Menons l’enquête.

 

La perte de l’Ouïe, la pire des infirmités pour un musicien

Différentes causes ou maladies peuvent avoir raison de l’ouïe d’un individu. Mais le facteur principal reste en général le simple vieillissement de l’oreille. Aujourd’hui, certains musicologues ont déterminé les phases de surdités de Beethoven au cours de sa vie. Tout d’abord, il est dit que les premiers bourdonnements et autres bruits nuisibles seraient apparus au cours de l’année 1796, soit lorsque le virtuose était âgé de seulement 26 ans. La situation s’aggrave pendant les quatre années suivantes. Alors âgé de 30 ans, les professionnels de la santé estiment que Beethoven avait déjà perdu 60% de ses capacités auditives. Puis, son niveau de surdité devient total en 1816.

Pour ce qui est des raisons de cette surdité, la première hypothèse est celle d’une labyrinthite d’origine intestinale, soit une lésion de l’oreille interne. On parle de surdité de transmission. L’oreille moyenne aurait été touchée la première, cela évolua vers l’oreille interne ensuite.  Il peut être aussi question de la maladie de Paget : il s’agit d’une pathologie chronique rare qui affecte particulièrement le squelette. Ses os se seraient alors épaissit jusqu’à compresser et abimer le nerf auditif. Enfin, on émet l’idée que cela pourrait provenir d’une cause post-traumatique après une chute ou des coups violents portés par son père alcoolisé.

 

La surdité de Beethoven : un obstacle à son génie ?

La peur de perdre son unique raison de vivre

Beethoven sombre petit à petit dans une dépression morbide. Il ne peut supporter cette indignation. Le compositeur qui est un si grand pianiste, se voit priver de son sens le plus précieux. Souffrant de terribles acouphènes et de troubles auditifs, il trouve refuge dans l’alcool. De plus, il ne peut accepter le regard que lui porterait les autres s’ils découvraient sa surdité. Il se renferme donc sur lui-même, au point de se couper du monde extérieur. Froid et distant seront donc les adjectifs pour le qualifier à cette époque. Il développe également peu à peu une haine profonde pour certains médecins, qu’il considère comme des charlatans. Ces derniers ne seraient pas parvenus à le soigner. Pire, ils auraient pu aggraver les choses. Ludwig van Beethoven commence à porter en lui des envies suicidaires.

Après son décès, on retrouva une lettre, le “Testament d’Heiligenstadt” qu’il avait écrit pour ses frères. Dans celle-ci, Beethoven se livre pour la première fois sur sa surdité qu’il tentait de cacher par tous les moyens, ainsi que sa révolte. Il parle de sa colère d’avoir cru à une possible guérison, mais aussi de son incapacité à se montrer en public. Il lui était impossible de demander aux gens de parler plus fort voir crier car il ne pouvait les entendre. Beethoven n’arrive pas à accepter sa situation. Selon lui, sa notoriété allait s’envoler avec son ouïe. On constate également dans cette lettre que la seule chose qui l’empêcha de se donner la mort était l’art. L’abnégation profonde de Beethoven pour continuer ses travaux comblera tant bien que mal les manques d’une vie devenue très difficile.

 

La surdité de Beethoven : un obstacle à son génie ?

 

La tentative de vaincre la maladie : les solutions pour “ré-entendre”

Notre virtuose se voyant dès 1798 privé d’une grande partie de son ouïe, va chercher des manières de résoudre son problème. Dans un premier temps, il expérimenta le cornet acoustique. Ses capacités auditives réduites pouvaient être améliorées par l’appareil lors des répétitions et des concerts, mais son efficacité n’est pas évidente. À partir de 1818, ne pouvant plus entendre quelconques sons, il fait le choix d’avoir recours à un carnet afin de correspondre avec ses interlocuteurs. Ceux-ci écrivaient sur le livret de correspondance et Beethoven leur apportait la réponse à haute voix.

Mais comment faisait-il pour composer de nouvelles œuvres ? Il chercha à ressentir de tout son corps les ondes sonores plutôt que de les entendre uniquement avec ses oreilles.

Plusieurs anecdotes circulent à ce propos sur sa façon de fonctionner et deux hypothèses sont mises en avant. La première dont beaucoup de professeurs font la narration à leurs élèves est le fait que le compositeur ait cassé son piano. Il est dit que pour compenser sa surdité, Beethoven se serait débarrassé des pieds de son piano pour mieux ressentir les vibrations de sa musique sur le sol.  D’après certaines rumeurs, celui-ci taperait tellement fort sur son piano pour redécouvrir à nouveau le plaisir d’entendre qu’il aurait eu de nombreux problèmes de voisinage.

La seconde hypothèse racontée est celle comme quoi il utilisait une technique auditive permettant de répondre à la surdité. On parle de “conduction osseuse”, il coinçait une règle en bois entre ses dents, l’autre extrémité étant posée sur la table de piano, la règle transmettait les vibrations du piano à la mâchoire qui faisait vibrer les os de l’oreille interne encore fonctionnel. Il percevait les notes ainsi !

 

La surdité de Beethoven : un obstacle à son génie ?

 

La surdité et l’influence sur son art

Souvent, lorsque la surdité intervient dans la carrière d’un artiste, il décide de changer de voie plutôt que de devoir affronter la situation. C’est le cas du compositeur et organiste britannique, William Boyce qui fit le choix de devenir éditeur. Mais aussi, le compositeur français Gabriel Fauré qui abandonna la direction du Conservatoire de Paris pour se consacrer pleinement à la composition.

Beethoven suivra le même chemin que ces derniers, il se résoudra à oublier ses activités d’interprète et de chef d’orchestre pour se concentrer pleinement sur la composition. Il est difficile de comprendre à quel point Beethoven s’engagea dans un combat acharné pour donner un sens à sa vie.  Le compositeur arrivait encore à entendre sa musique mentalement et composer alors ses œuvres les plus profondes, notamment ses dernières sonates. Il composa des œuvres inaccessibles pour des musiciens sans once de virtuosité. L’une des plus importantes et difficiles reste la “Hammerklavier”.

Elle comprend 4 mouvements jouables en 45 minutes. Certains musiciens expliquent que l’œuvre est impressionnante de complexité au point qu’il leur est impossible d’apprendre complètement l’opus au cours d’une vie. Au fil des années, Beethoven privilégia les sons médiums et graves au détriment des notes aiguës qu’il ne percevait plus avec son audition. Beethoven nous livre même après sa surdité un travail monumental.

 

Conclusion

La combinaison surdité et virtuosité est-elle possible ? Beethoven nous présente l’étendue de son talent en continuant d’écrire avec des techniques qui lui sont propres. Réussir à ne pas sombrer dans la dépression et à ne pas abandonner la musique fût pour lui un véritable défi. Le compositeur ne cesse encore aujourd’hui de susciter l’admiration et génère des débats autour de la complexité des œuvres de la fin de sa vie. La surdité l’a-t-elle aidé à donner une nouvelle dimension à ses œuvres ?

 

 

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La mort de Mozart : un mystère élucidé ?

La mort de Mozart : un mystère élucidé ?

Est-ce la maladie ou un acte criminel qui a eu raison d’un des plus grands musiciens de l’histoire? Wolfgang Amadeus Mozart est l’une des personnalités musicales qui a suscité le plus de questionnement sur les raisons de sa disparition. Après plus de deux siècles, la mort de Mozart reste un mystère et continue d’animer les débats. Malgré le grand nombre d’études autour du sujet, personne ne sait dégager le vrai du faux. Tentons d’y voir plus clair !

 

UN COMPOSITEUR PARTICULIÈREMENT FATALISTE

En premier lieu, il est important de savoir que Mozart entretenait une étroite relation avec la mort tout au long de sa vie. De sa naissance à sa disparition, il dû faire face à maintes reprises aux décès. Cela commença avec sa mère, Anna Maria Mozart en 1778. Après une longue agonie suite à de fortes fièvres, elle s’éteignit en compagnie de son fils lors d’une tournée à Paris. Ce sera ensuite le tour de son père et professeur, Léopold Mozart de subir le même destin en 1787. La perte de ses parents fut une épreuve difficile pour le virtuose. Cependant, il connut aussi la tristesse de perdre des enfants avec sa compagne Constance Weber. La majorité d’entre eux perdirent la vie avant même de naître.

En ce qui le concerne personnellement, Mozart se battait pour sa propre survie puisqu’il était d’une nature assez faible. Sa santé était digne de montagnes russes. C’est dès l’âge de 6 ans, qu’il contracte sa première maladie et pas des moindres, une affection streptococcique. S’ensuit par la suite, des crises de rhumatisme articulaire aigu, un coma après avoir souffert d’une fièvre typhoïde en 1765 et une hépatite vient le frapper en 1771.  Sa santé fragile s’aggrave avec l’accumulation de ses dettes en fin de vie. Il accepte alors des commandes de mécènes et d’autres pour pallier à ses problèmes financiers. Cela lui demande beaucoup de ressources et le fait alors sombrer dans une certaine mélancolie et une paranoïa autour d’un potentiel empoisonnement. Son caractère capricieux et désinvolte lui avait procuré un certain nombre d’ennemis dont la menace était réelle. 

1 – LA MALADIE : UNE SUITE LOGIQUE AU DÉROULEMENT DE SA VIE

Le 5 décembre 1791, Mozart livre son dernier souffle. L’autopsie “officielle”, dit qu’une fièvre miliaire aiguë l’aurait emporté. Toutefois, en raison de différents témoignages émis avant sa mort, cet acte de décès ne convainc pas bon nombre de scientifiques. Certains d’entre eux préfèrent y voir la piste d’une fièvre rhumatismale. Ils l’expliquent par le fait qu’il en avait déjà subi auparavant mais que celle-ci, plus grave que les autres, avait eu raison de lui. De même, le mois avant sa mort, Mozart avait assuré lors de ses dernières sorties avec des amis qu’il était touché par d’importants froids dont il ne comprenait pas l’origine. Vienne était d’ailleurs fortement touchée par une épidémie de streptococcie.

D’autres docteurs tendent à dire qu’il se serait éteint à la suite d’autres symptômes. On parle de trichinose du côté des chercheurs américains, qui découle d’une ingestion de viande avariée. En effet, on prétend que Mozart aurait mangé une côte de porc dont il plébiscite le repas dans une lettre datant du 8 octobre 1791. Celle-ci aurait contenu un parasite, provoquant l’infection du compositeur.

La mort de Mozart : un mystère élucidé ?

2 – LES FRANCS-MAÇONS : UNE COLÈRE NOIRE POUR DES RÉVÉLATIONS

Au cours des 7 dernières années de sa vie, Mozart devint Franc-Maçon en rejoignant la loge maçonnique de Vienne en tant qu’apprenti. Plusieurs études résultent de la relation entre Mozart et la Franc-Maçonnerie et qu’elle suscitait de nombreuses tensions. Il faut savoir qu’entre les Francs-Maçons, il y avait déjà un problème d’unité. Le mouvement maçonnique comportait des individus proches du rationalisme mais également des personnes davantage portées par le mysticisme et l’occultisme. Deux visions et manières de penser différentes.

Pour ne pas arranger les choses, Mozart n’était pas considéré comme un Franc-Maçon à proprement parler par la majorité de la communauté. Comme le pensent plusieurs musicologues, certains membres du mouvement voyaient encore en notre virtuose un attachement sincère pour le catholicisme. Et à cette époque, c’était la religion qui inquiétait réellement l’idéologie maçonnique car les catholiques la menaçaient  d’excommunication. Les Francs-Maçons se sont retrouvés fortement attaqués à l’écoute de « La Flûte enchantée » puisque dans celle-ci Mozart délivre des rites spécifiques à la Franc-Maçonnerie tels que des symboles, des gestes, des mots, etc… Furieux de cette nouvelle, il est dit que certains Francs-Maçons se seraient mis en tête d’assassiner Mozart, considéré alors comme un traître.

Plusieurs musicologues tendent tout de même à dire que le virtuose a toujours été influencé par divers courants et mouvement de pensée dans ses oeuvres, sans pour autant porter atteinte à l’un d’entre eux.

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3 – LA LIQUEUR DE VAN SWIETEN, UN REMONTANT À LA MODE MAIS POTENTIELLEMENT MORTEL

Mozart était proche de plusieurs personnalités dont Gottfried van Swieten, un grand aristocrate connu notamment pour ses relations étroites avec des compositeurs de l’époque tels que Joseph Haydn et Ludwig van Beethoven. Ce n’est pas lui mais son père qui fait parler du nom Van Swieten quand on s’intéresse à la mort de  Mozart. En effet, Gerard Van Swieten était un médecin avec une haute renommé dans toute l’Europe pour avoir aidé grandement la médecine grâce à la recherche scientifique. À l’époque, les maladies vénériennes faisaient des ravages. Il composa alors une liqueur à base de mercure pour traiter des pathologies telles que la syphilis. Le problème fut que ce traitement soit davantage utilisé comme un remontant à la mode plutôt qu’un élément de guérison.

Mozart souffrant de douleurs, avait tendance à les soulager avec ce liquide. Connaissant Mozart pour être un bon vivant, il fini par s’administrer la liqueur par simple plaisir jusqu’à en abuser. On soumet alors l’hypothèse d’empoisonnement par le mercure comme cause de décès.

La mort de Mozart : un mystère élucidé ?

4 – FRANZ HOFDEMEL : UN ÉPOUX BLESSÉ ET TRAHI PAR SON AMI

Mozart était connu pour sa personnalité haute en couleur. Il adorait festoyer et avait tendance à être considéré comme un coureur de jupons. Très frivole et capricieux, on apprend aujourd’hui qu’il a eu de nombreuses relations avec différentes femmes en cachette de sa conjointe, Constance Weber. Il jeta alors son dévolu sur l’une de ses élèves qu’il prendra comme maîtresse, Magdalena Hofdemel. L’histoire se complique lorsque son mari Franz Hofdemel, greffier à la Haute Cour de Justice et ami de Mozart, émet des soupçons sur la loyauté et sincérité du virtuose.

On apprend par la suite, qu’un événement se fait entendre dans tout Vienne. Le 10 décembre 1791, Magdalena Hofdemel est retrouvée défigurée au rasoir par son mari. La cause de ce drame prend sens dans le fait que celle-ci soit enceinte. Franz se sentit trahi par son ami et compagnon de loge à qu’il avait prêté de l’argent auparavant. Tous les Viennois considéraient le compositeur comme amant de sa femme ! Fou de rage, il aurait alors tenté de se débarrasser de celui-ci.

La mort de Mozart : un mystère élucidé ?

5 – ANTONIO SALIERI : L’ÉTERNEL RIVAL JALOUX DE SON SUCCÈS

Comment ne pas aborder le cas Salieri lorsque l’on traite des hypothèses autour de la mort de Mozart ? Considérée comme l’une des rivalités musicales les plus féroces du XVIIIème siècle, le compositeur italien fut fortement impliqué comme source du décès du virtuose Autrichien. Salieri ne supportant pas de voir en Mozart un être brillant lui volant la vedette, se serait indigné de son existence. Cette mise en concurrence est dépeinte dans l’oeuvre Amadeus de Peter Shaffer datant de 1979. L’artiste italien aurait voué une haine profonde pour Mozart en raison de son comportement obscène et vulgaire, qui selon lui n’était pas digne d’un tel don musical. Enfin, être dans l’ombre de son génie lui aurait été alors insupportable.

Malgré cette hypothèse, l’empoisonnement de Mozart par Salieri ou l’implication dans le requiem commandé à Mozart restent douteux. Il s’avère que l’italien était indigné de faire face à un tel talent mais les deux compositeurs s’admiraient et se respectaient mutuellement. Il y a d’ailleurs une anecdote soumettant le fait que ce serait Salieri qui aurait donné le surnom d’Amadeus (« aimé de Dieu ») au virtuose.

ANTONIO SALIERI

 

La mort de W.A Mozart reste un mystère. Mozart, surendetté à la fin de sa vie, fut enterré dans un caveau collectif de 16 cercueils dans les environs de Vienne. Nul ne sait si les ossements trouvés sont bien les siens et personne ne peut donc trouver la cause exacte de sa mort. Seule des hypothèses peuvent être émises… et vous venez de lire les plus probables ! La légende perdure…

 

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