La musique Romantique

la musique romantique

Le XIXe siècle marque le début d’une nouvelle période connue sous le nom de Romantisme. Ce mouvement, qui s’étend d’environ 1800 aux années 1890, est incarné en Europe dans tous les domaines de l’art (poésie, peinture, musique, architecture, etc.). Le terme Romantisme est issu de la tendance littéraire allemande de 1800-1830, qui évoque entre autre l’irrationalité, les rêves, les sentiments, la sensibilité. Dès la période Classique, le mouvement allemand “Sturm und Drang” traduit par tempête et passion, montre le début de cette musique tumultueuse et passionnée. Les compositeurs de la période Romantique se sont initiés à ce style en grande partie grâce à l’influence de Ludwig van Beethoven et ses oeuvres “absolues”.

 

Introduction à la musique Romantique

La musique Romantique est avant tout un mouvement révolutionnaire. Cependant, les mentalités des périodes passées restaient bien présentes et des compositeurs tels que Schubert, Schumann ou Brahms ne pouvaient pas complètement rompre avec leur héritage. La musique Romantique recherche l’intimité dans les émotions musicales et les salons, tandis qu’en même temps, le développement de la facture instrumentale pousse paradoxalement à la virtuosité et à l’évolution de la matière sonore : l’orchestre est devenu de plus en plus important, et le piano acquiert un nouveau volume sonore.

Les statuts des musiciens évoluent également, ce qui les rend indépendants au XIXe siècle. Depuis des siècles, les musiciens tiennent leur subsistance d’un mécène ou d’une organisation dont la plus importante était l’Eglise. Jusque-là, la plupart des œuvres créées étaient des commandes, avec un seul objectif clair : faire briller leur commanditaire.
Bach était “soumis” à des cours ; Haydn était au service du prince Esterházy ; Mozart bien que devenu un musicien libre ne dépendant plus d’aucune organisation, voyait la plupart de ses œuvres être des commandes. Beethoven est l’héritier de tout cela. En mettant la noblesse à son service, au lieu de l’inverse, il devient un musicien libre et indépendant.

Saviez-vous que dans la période Baroque, Jean-Sébastien Bach composait ses œuvres à la demande de ses mécènes?

 

Les musiciens romantiques excellent également dans des domaines autres que la composition : interprètes (Chopin, Liszt), écrivains (Berlioz, Schumann, Wagner), théoriciens et chefs d’orchestre.

Suite au différents évènements politiques du XIXe siècle accompagné du déploiement d’un nationalisme exacerbé, les artistes s’isolent et se réfugient dans leurs propres valeurs nationales. Les style et genres s’opposent régulièrement d’un pays à l’autre. Le cas le plus parlant est celui de l’opéra Wagnérien, qui “écrasera” toute l’Europe pendant une grande partie de la seconde moitié du siècle. Un grand nombre de compositeurs européens auront bien du mal à se défaire de l’emprise stylistique du compositeur allemand. La fin de cette domination arrivera avec le courant impressionniste Français, porté par Claude Debussy.

On peut distinguer plusieurs phases dans la musique du XIX° siècle :

  • 1800/1830 : les débuts du romantisme
  • 1830/1850 : apogée
  • 1850/1890 : le romantisme tardif

 

La musique romantique
Portrait de Ludwig Van Beethoven

 

Le style de musique et le langage musical

La musique Romantique reprend tous les genres et styles de la période Classique, en les adaptant aux valeurs de la révolution Romantique. La “Symphonie” créée à l’époque classique a évolué dans des formes plus riches et plus raffinées en raison de l’avancement du système harmonique et tonal. De plus, l’Opéra, transcende les frontières de l’Italie pour s’importer dans d’autres pays européens, parfois dans des formes plus légères (Opérette). De nouveaux genre apparaissent, tels que le Lied, les Poèmes Symphoniques et les Drames musicaux.

Dans le langage musical, les récits racontent l’amour, la passion et la tourmente de l’humanité. De plus, es compositeurs s’inspirent alors des grandes œuvres littéraires de l’époque et utilisent d’avantage un instrument qui deviendra l’un des emblèmes de ce siècle : le Piano.
Le langage musical se complexifie et les compositeurs, grâce à des instruments en plein développement, façonnent les sons qui imitent ceux de la nature et de son imaginaire. Autre point important, l’époque Romantique fait la part belle à la virtuosité instrumentale.

 

La musique romantique
Portrait de Richard Wagner

 

Les formes musicales évoluées

Ces genres introduits à partir de la période Classique, furent considérablement développés et magnifiés tout au long du XIXe siècle.

  • La Symphonie Romantique a remplacé le Concerto Grosso. Beethoven en fait l’une des formes de musique les plus populaires de son répertoire (mais pas que). La Symphonie se développa jusqu’au début du XXe siècle. Elle deviendra l’un des genre les plus prestigieux de la musique Romantique et l’un des plus populaires auprès des compositeurs
  • La Symphonie vocale est une variation de la Symphonie. Il s’agit d’une oeuvre instrumentale exécutée par un soliste sur un fond lyrique et poétique. L’un de ses compositeurs emblématiques est Gustav Mahler
  • La Symphonie pour instrument soliste est une autre évolution musicale de la Symphonie quand les compositeurs écrivent des symphonies sur un seul instrument. À l’époque, c’était le Piano et l’Orgue. Citons la Symphonie N°3 de Camille Saint-Saëns
  • Le Concerto hérité de l’ère Classique, évolue dans son thème et son esthétique. Il permettra aux compositeurs de repousser les limites de la virtuosité instrumentale
  • L’Opéra Romantique dont le foyer est d’abord Paris, puis Bayreuth, grand fief de l’Opéra Wagnérien.

 

la musique romantique
Portrait de Robert Schumann

 

Les nouvelles formes musicales

Elles sont issue de l’imagination affranchie des compositeurs.

  • La Musique Absolue ou musique pure, est une musique instrumentale jouée dans sa forme la plus pure, pour exprimer les émotions du compositeur

 

  • À l’inverse de à la musique absolue, la Musique à Programme. Elle est censée illustrer une thématique ou une histoire qui est souvent présentée en amont au public, à l’aide d’un Programme. La Symphonie Fantastique d’Hector Berlioz est une des oeuvres fondatrices du genre

 

  • La Musique de Chambre est une forme de représentation très prisée durant la période Romantique, à travers laquelle les artistes peuvent transmettre des émotions plus intimes au public, mais aussi innover de manière plus libre et radicale. Les derniers Quatuors à Cordes de Ludwig van Beethoven en sont une parfaite illustration

 

  • Le Poème Symphonique est un genre musical accompagné d’un orchestre symphonique. Ce genre porte principalement sur des sujets littéraires, philosophiques, descriptifs ou même picturaux. Il est peut être accompagné d’un chœur ou d’une voix de soliste. Plus tard, le poème symphonique fut quelque peu rejeté, surtout dans la volonté de séparer l’œuvre musicale de l’influence littéraire. Stéphane Mallarmé était opposé à la mise en musique de ses poèmes, jusqu’au jour où il tomba en admiration du “Prélude à l’après midi d’un Faune” de Claude Debussy

 

  • Le Lied, traduit de l’allemand par “chant”, est un poème que l’on chante  en compagnie d’un Piano ou d’autres instruments de musique. D’origine allemande, le Lied fait partie du genre de la “petite forme”, à contrario de la Symphonie, qui elle, fait partie du genre de la “grande forme”. Le Lied se compose sur plusieurs thèmes : l’amour, les voyages ou encore la nuit. Le Lied apparaît avec le développement du Piano forte, qui l’accompagne souvent

 

  • Les formes de Piano Romantique : le Piano était au cœur de la création des compositeurs de l’ère Romantique. Les formes dites du “Piano Romantique” sont : la Sonate, le Prélude, les Études, la Ballade, le Nocturne, le Scherzo, la Fantaisie, la Fugue, l’Impromptu et les pièces de danse

 

la musique romantique
Portrait de Frédéric Chopin

 

Conclusion

Les différents nationalismes européens ont porté avec passion le foisonnement créatif de la musique du XIXe siècle. Le Romantisme se terminera sur une opposition avec le Classicisme, qui s’évertuait à se placer au-dessus des nations et à tenir un langage universel. Le Romantisme reste l’une des périodes les plus riches et les plus passionnantes de l’histoire de la musique occidentale, et plus largement celle de l’histoire de l’art.

 

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La musique de la période Classique

la musique de la période classique

La période musicale dite “Classique” débuta pendant la seconde moitié du XVIIIe siècle. Partant de la fin de la période Baroque, elle s’étend jusqu’au tout début du XIXe siècle, à savoir avant le commencement de la musique Romantique. La musique de la période Classique se caractérise par la domination des instruments à claviers comme instruments phares de la composition et l’arrivée des compositeurs légendaires tels que Mozart et Beethoven. La structure des orchestres était initialement la même que dans la période de la musique Baroque. En ce qui concerne les compositeurs, ils se libèrent un peu plus de l’influence des commanditaires et mécènes . Et commencent également à exprimer plus de passion humaine, de résistance et de violence émotionnelle.

 

Introduction à la musique Classique

De nos jours, quand nous parlons de musique classique, nous pensons souvent à la musique orchestrale ou à l’Opéra. Par opposition à la “diversité” de la musique populaire. En musique, le classicisme représente une manière spécifique d’écrire la musique, un style dont les compositeurs les plus emblématiques, Haydn, Mozart et Beethoven sont les principaux représentants.

Le Classicisme est le terme généralement utilisé pour désigner la période qui débute en 1750 (mort de Jean-Sébastien Bach). Et ce jusqu’à la mort de Beethoven, même si ce dernier peut être également considéré comme le père de l’époque suivante : le Romantisme. Entre 1750 et 1770 il y’a eu une phase dite “préparatoire” ou “préclassique”, la période suivante étant considérée comme point culminant du mouvement, qui voit s’épanouir le Classicisme viennois avec la maturité de Haydn, Mozart et Beethoven.

L’âge Baroque a vu le règne de l’Opéra et de l’Oratorio. Le passage de l’ère Baroque au Classicisme fût un processus compliqué. Dès 1730, une nouvelle esthétique a commencé à apparaître. Mais durant plus d’un demi-siècle, diverses tendances vont coexister, tels que le style Galant, le Rococo, l’Empfindsamkeit et le Sturm und Drang.

Envie de vous projeter quelques années avant le Classicisme ? Découvrez dans cet article, l’histoire de la musique Baroque

 

la musique de la période classique
Portrait de Joseph Haydn

La composition et l’écriture

Le XVIIIe siècle a été influencé par la poursuite des changements dans le flux des idées. Notamment dans le domaine de la musique. Les compositeurs recherchent de nouveaux styles pour modifier les règles et créer de nouvelles surprises et effets émotionnels auprès du public.
À l’époque classique, les rôles d’interprète et de compositeur se sont démarqués. Le compositeur peut écrire des œuvres qui ne seront pas interprétées par lui.
Le processus du pastiche est couramment utilisé dans l’écriture : il s’agit d’un procédé qui consiste à réutiliser la matière d’une œuvre pour une autre

L’écriture musicale de la période classique est plus ingénieuse et précise. Les œuvres interprétées et composées tendent d’avantage vers la perfection que pendant la période précédente, où les compositeurs étaient souvent dépendants d’une lutherie peu standardisée et de la qualité fluctuante des interprètes. À l’ère Classique, ce seront les méthodes d’Antonio Vivaldi, de George Philipp Telemann ou de Bach qui influenceront la création. Mais aussi la pratique de la musique dans les établissements scolaires.

Le système du Contrepoint est délaissé dans sa forme la plus pure au profit de nouvelles méthodes développant une mélodie soutenue par une harmonie formée d’accords en quête d’autonomie. La musique Classique utilise des techniques musicales plus fines et diversifiées et enregistre un plus grand répertoire. Les partitions sont notées avec précision afin qu’elles puissent être transmises aux futures générations. C’est à cette époque qu’est né le terme “répertoire“ : un recueil de plusieurs œuvres.

la musique de la période classique
Portrait d’Antonio Vivaldi

 

Les compositeurs et leurs œuvres

La période classique voit l’apparition de grands compositeurs tels que les autrichiens Wolfgang Mozart et Joseph Haydn, ainsi que l’allemand Ludwig van Beethoven et les fils de Jean-Sebastien Bach : Wilhelm Friedman Bach, Karl Philip Emanuel Bach et Johann Christian Bach.
Luigi Boccherini est l’un des plus reconnus des compositeurs Italiens.

Le compositeur Christoph Gluck, qui officia longtemps en France, réforma l’Opéra. Johann Stamitz quant à lui, fonda l’école de Mannhein où il perfectionna la Symphonie que nous connaissons aujourd’hui. Les fils de Bach associent le style Baroque de l’œuvre de leur père à la musique Classique des compositeurs Haydn et Mozart. L’italien Luigi Boccherini fût particulièrement reconnu pour la composition de son Quintette à cordes avec deux Violoncelles.

Les œuvres qui ont marqué la période Classique :

  • Les Opéras de Christoph Gluck : Orphée et Eurydice , Iphigénie en Aulide , Iphigénie en Tauride, Armide et, La Rencontre Imprévue
  • Les Symphonies de Haydn : n°6 Le Matin, n°7 Le Midi , n°8 Le Soir, n°51 Les Adieux, n°85 La Reine de France et Symphonie no 92 Oxford…
  • Les Concertos pour Piano de Mozart : n°9 “Jeunes Hommes”, n°20, n°21. Ainsi que les Opéras Idoménée, L’Enlèvement au Sérail, Les Noces de Figaro, Don Giovanni et Cosi Fan Tutte…
  • Les Concertos de Beethoven : n°3, n°4, n°5. Ainsi que les 9 symphonies, 32 Sonates pour Piano, 10 Sonates pour Piano et Violon et 17 Quatuors

 

la musique de la période classique
Portrait de Luigi Boccherini

 

Les genres musicaux de la période Classique

À l’époque Classique, des genre tels que le Concerto Grosso ou les Suites de Danse sont délaissés. Tandis que d’autres styles seront été privilégiés comme la Sonate
Les genres musicaux Classique ayant également vu le jour :

  • Le Concerto Classique est différent du concerto Baroque : “soliste” et non “grosso”
  • Le Quatuor à Cordes, un genre de musique de chambre joué à l’époque en privé et souvent par des musiciens amateurs de bons niveaux. Les instruments : deux Violons, un Alto et un Violoncelle
  • La Symphonie est une forme de musique qui fait appel aux ressources de l’orchestre symphonique. La différence avec le Concerto est que tout l’orchestre de la Symphonie exécute le discours musical et non plus le soliste contre l’orchestre
  • Le Trio avec Piano est une œuvre musicale composée pour Piano, Violon et Violoncelle
  • L’Opéra a évolué pour se transformer en Opéra Seria. Son format est plus sérieux que celui de l’Opéra-Bouffe et répond à des règles musicales dramatiques très particulières. Il existe également l’Opéra-Comique français et sa version allemande : Singspiel
  • Le style Galant ou Rococo est une composition musicale conçue principalement pour divertir et émerveiller l’ouïe du public
  • Empfindsamkeit est une réponse à la mondanité du style Galant. C’est une forme qui évolue en Allemagne et qui essaye de toucher la sensibilité du public avec de fortes émotions sentimentale
  • Sturm und drang qui signifie “orage et passion”, est en même temps un mouvement politique, littéraire et musical Viennois. Ce style est né entre 1760 et 1770. En musique, sa forme exprime la passion, la douleur, la colère ou la résistance qui la contraste avec les Symphonie au ton plus joyeux. Il se caractérise également par des pauses et des moments silencieux au milieu de la musique. C’est une forme mal comprise et peu appréciée à l’époque
  • La Tragédie est un dialogue musical se passant entre deux ou trois personnages, accompagnés d’un chœur et d’un orchestre, qui interprètent des thèmes mythologiques

 

la musique de la période classique
Dessin d’un violon sur une partition de musique

Conclusion

Dans le Classicisme, la pensée rationnelle, la recherche de la perfection formelle et de la vie sociale n’apparaissent plus comme des sphères séparées. Le Classicisme n’est pas seulement un mouvement esthétique. Mais est aussi une vraie vision du monde, où tout n’est qu’ordre et beauté. Les leçons, la perfection formelle, harmonique et compositionnelle des plus grands de cette époque sera transmise par Beethoven à Carl Maria von Weber, Schubert, Berlioz puis Mendelssohn entre autres, qui prendront également à coeur l’entité propre qu’est l’orchestre afin d’en magnifier le langage.

 

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François-Joseph Gossec : l’ami français méconnu de Mozart

Jusqu’en 1789, François-Joseph Gossec fit rapidement parler de lui en tant que compositeur et connut une grande ascension. Mais sous le règne du consulat de l’Empire, on le considère comme dépassé hors des modes de son temps. L’évolution irrésistible du compositeur est très intéressante et témoigne des goûts musicaux de l’époque. Découvrez qui est François Joseph Gossec.

 

Jeunesse musicale

François-Joseph Gossec, né en 1734 à Vergnies, est non seulement compositeur mais aussi violoniste, directeur d’opéra, et pédagogue français.
Né sous Louis XV, François Joseph Gossec naquit deux ans après Joseph Haydn. Il a 16 ans quand il apprend la mort de Jean-Sébastien Bach et 22 ans à la naissance de Mozart, qui deviendra plus tard, son ami. La mort de Jean-Philippe Rameau est annoncée alors que Gossec est âgé de 30 ans.

À l’âge de six ans, François-Joseph Gossec est placé à la maîtrise de Saint-Aldéconde de Maubeuge. Il y apprend le Clavecin, le Violon, la Composition sous la direction de Jean Vanderbelen. En 1742, alors élève d’André-Joseph Blavier, il intègre la maîtrise de la cathédrale Notre-Dame d’Anvers.
À 17 ans, il est engagé comme violoniste par l’Orchestre de La Pouplinière. Il est reçu à la franc-maçonnerie et devient membre de la loge parisienne “La réunion des Arts“.

Entre 1762 et 1770, en tant que maître de la musique, il dirige le théâtre du prince de Condé à Chantilly. Puis, a servi deux autres princes : le Prince du Sang et le Prince de Conti, en tant qu’intendant de la musique.
En 1780, il devient directeur adjoint de l’Opéra. Après la démission d’Antoine Dauvergne en 1782, François-Joseph Gossec devient directeur général. Cependant, ses pouvoirs et attributions sont limités car ils entrent en conflit avec les pouvoirs du secrétaire d’État à la maison du Roi et du comité des artistes.

En 1784, il quitte la direction du comité et dirige la nouvelle École royale de chant et de Déclamation, fondée par le baron de Breteuil, et qui par la suite, deviendra le CNSMD de Paris, dont il est membre du directoire.

Nommé compositeur officiel pendant la Révolution française, il fut aussi le musicien le plus respecté sous Napoléon Ier.

Le CNSMD de Paris a connu bien des changements et des évolutions. Découvrez maintenant l’histoire d’un des conservatoires de France les plus reconnus.

 

François Joseph Gossec : l’ami français méconnu de Mozart
Portrait de François Joseph Gossec écrivant une partition de musique

Ses débuts parisien

En 1751, Gossec quitte Anvers pour Paris, dans l’espoir de trouver une place dans le monde musical de la capitale. Il rencontre Jean-Philippe Rameau, dont il devient le protégé, et rejoint l’Orchestre du fermier général de Paris, Alexandre Le Riche de La Pouplinière, dont il sera le directeur en 1756 jusqu’à la disgrâce de son protecteur en 1762.

François-Joseph Gossec progressa en tant que compositeur, en particulier dans le domaine de la symphonie naissante. On lui doit 48 symphonies et 6 symphonies concertantes, dont la Symphonie “périodique” qui paraît comme un feuilleton. Gossec est considéré comme le “père” de la Symphonie Française.

En plus des œuvres symphoniques, Gossec a également tenté l’Opéra-Comique. Si les scènes de la Comédie-Italienne lui ont apporté un certain succès, trop d’échecs l’ont finalement fait abandonner ce genre musical. D’autant plus que la concurrence est rude face à des compositeurs tels que Philidor, Monsigny ou Grétry.

Toutefois, la musique religieuse semble avoir plus de succès pour lui : sa Missa pro defunctis, composée en 1760, aura beaucoup de succès et présente quelques similitudes avec le Requiem de Mozart. Ce qui indique que la Missa de Gossec aurait pu influencer le jeune compositeur Mozart. Cela est encore plus vrai depuis que les deux compositeurs ont noué une amitié sincère lors de la visite de Mozart à Paris en 1778.

François Joseph Gossec : l’ami français méconnu de Mozart
Portrait de Wolfgang Amadeus Mozart

 

Le compositeur de la Révolution Française

À côté de son travail de compositeur, François Joseph Gossec débute une carrière rythmée par l’occupation de postes importants : la direction du Concerts des Amateurs, où il monte ses propres oeuvres mais aussi celles de ses amis. Puis il dirige le Concert Spirituel, dans lequel, il organise et programme des oeuvres provenant de compositeurs étrangers, telles que des motets de Jean-Sébastien Bach et des Symphonies de Joseph Haydn. En 1775, on le nomme Maître de Musique à l’Opéra dont il deviendra le directeur adjoint en 1780.

À partir de 1789, Gossec participe à la Révolution Française. Il a écrit plus d’une vingtaine d’œuvres patriotiques, dont l’Offrande à la liberté en 1792, qui contient la première orchestration de l’hymne nationale, la “Marseillaise”. L’Oeuvre rencontra un énorme succès. Un an plus tard, il crée Le Triomphe de la République pour commémorer la bataille de Valmy en France. Il a écrit la dernière symphonie consacrée à la cause révolutionnaire pour célébrer le 20ème anniversaire de la prise de la Bastille : la “Symphonie à 17 parties en fa majeur”.

Dans ces œuvres, Gossec utilise un langage musical qui peut enflammer des idées révolutionnaires et susciter la ferveur populaire. Comme exemple, avec son Te Deum, composé pour la fête de la Fédération, interprété par 4000 chanteurs, 300 instrumentistes à Vent de la Garde nationale et 300 tambours. l’Oeuvre Te Deum a eu lieu au Champ de Mars à Paris devant 300 000 personnes réunies.

Au centre de la tourmente révolutionnaire, François Joseph Gossec continue d’occuper des postes hauts et importants : en 1790, il est instituteur de musique à la Garde nationale et est nommé à l’Institut National de Musique, puis devient professeur de composition au Conservatoire de Paris.

 

François Joseph Gossec : l’ami français méconnu de Mozart
Portrait de François Joseph Gossec de profil

Conclusion

Après les années turbulentes de la Révolution, l’heure n’est plus aux fêtes nationales. Depuis, François Joseph Gossec a partagé son temps entre la composition et le Conservatoire, où il enseigna à de jeunes talents prometteurs, comme Ferdinand Hérold, qui reçut en 1812, le Premier prix à Rome. François Joseph Gossec, tomba progressivement dans l’oubli et mourut en 1829 à l’âge de 95 ans. Gossec fût inhumé au cimetière du Père-Lachaise et repose près de son ami, le compositeur Étienne Nicolas Méhul.

 

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La musique Baroque

la musique baroque

Le mot Baroque dérive du mot portugais “Barroco“. Le terme faisait à l’origine référence aux caractéristiques des œuvres et de l’architecture apparue du mouvement artistique portant le même en Italie à cette époque. Ce n’est que vers 1950 que le nom fut aussi attribué à l’esthétique musicale de la même période. Le mouvement artistique Baroque, commence en Italie et s’est ensuite étendu vers les autres pays européens. Il se caractérise par un délaissement des contrepoints et polyphonies sous leurs formes héritées de la Renaissance, pour évoluer vers un style plus riche et plus expressif, marquant les prémices de l’harmonie classique.

Introduction à la musique Baroque

La période Baroque est née en Italie et s’étend environ de 1600 à1750. En partant de 1600 avec les premiers opéras italiens (L’Orféo de Monteverdi), passant par le Traité d’Harmonie de J-P Rameau (marquant la maturité de la période, 1722) pour prendre fin en 1750, date symbolique de la mort de Jean-Sébastien Bach.

Vers 1600, les changements opérés à cette période furent considérablement ressentis. Le passage de la musique de la Renaissance au style Baroque se remarque car le style de musique de l’ancienne école tombe rapidement dans l’oubli. Le terme Baroque s’applique à tous les styles spécifiques de l’histoire de l’art entre 1600 et 1750.

Avant la période Baroque, se trouve celle de la Renaissance, comportant plusieurs particularités musicales. Découvrez-les 

 

Le style de musique Baroque apparaît avec la monodie accompagnée et l’invention de la Basse Continue, opposant le Stile Moderno au Stile Antico de la Renaissance. Certains appellent cette époque “ère de la Basse Continue “ou “style concertant“.

D’un point de vue esthétique, le début du XVIIe siècle connaît un divorce brutal dans l’histoire de l’art et des concepts. Contrairement aux hommes de la Renaissance, les hommes du Baroque ne se voient plus comme crées uniquement à l’image de Dieu. Ils cultivent le luxe et le charme, aiment la plénitude et les excès, et repoussent les limites de la réalité au moyen d’illusions. L’art Baroque est dramatique et très théâtral.

Ainsi, pour la musique Baroque, la musique est classée selon différents styles, ce qui montre clairement la disparition de l’unité de style : musique d’église, musique de chambre et musique de théâtre. Ces termes classent la musique en fonction de son rôle social, indépendamment des compétences compositionnelles.

Avec Monteverdi, l’un des aspects fondamentaux de la musique baroque sera établi : l’expression du texte par la musique. Et cette expression passe notamment par la mise en musique des affetti -des sentiments- , qui sont alors classés et ordonnés en “passions”, représentant chacune un état psychique.

La musique Baroque
Dessin d’un violon

La musique instrumentale

Au XVIIe siècle, l’histoire de la musique instrumentale était liée à la musique vocale. En Italie, en France ou en Allemagne, la particularité de la musique écrite pour les instruments n’était pas une évidence, car l’écriture des “voix” des instruments s’apparentait à l’écriture d’une “voix” vocale. Cependant, à la fin du XVIe siècle, en raison de l’avènement de l’instrument principal de la période, le Luth, une écriture particulière a tendance à apparaître pour chaque instrument. L’Italie, domine la première partie du style Baroque avec ses Sonates, Concerti et Toccate. Ensuite, la France de Louis XIV innovera avec ses Ouvertures à la Française et ses Suites de Danses, qui deviendront la marque française d’excellence.

La Sonate et le style concertant

L’un des principaux genre de musiques de chambre Baroque est la Sonate en trio. Elle est écrite pour trois voix, toutefois, elle se joue à quatre : deux dessus (Violon, Viole et/ou Hautbois), une basse, et un instrument polyphonique (Clavecin ou Orgue) qu’on ajoute à la basse, communément appelé Basse continue. La Sonate en trio vient de la Canzone, de la Sonate et Sinfonia. Et les œuvres des compositeurs Marcantonio Negri et Giovanni Paolo Cima, témoignent de la popularité de ce nouveau genre.

Néanmoins, c’est avec les “Sonate a due violoni e violone” de G. Legrenzien 1655, que ce nouveau genre se lance réellement, et grâce à l’émergence du violoncelliste Giovanni Bononcini, deux Sonates se démarques : la Sonate d’église en quatre mouvements, qui utilisent l’Orgue pour la Basse continue, et la Sonate de chambre en plusieurs mouvements tout droit issus des Suites de Danse.

 

La musique Baroque
Dessin d’un violon avec une partition de musique

L’opéra

À la fin de la Renaissance italienne, à la même époque, on assiste au début de la période baroque et une nouvelle façon de chanter apparaît: la monodie. Une voix avec texte clair, accompagné d’un ou plusieurs instruments de musique. D’une part, cela a produit l’Oratorio pour répondre aux besoins de l’Eglise. De plus, ce fait la création de l’opéra soutenu par les princes et développé par des intellectuels et humanistes de l’époque.

Ils prônent un retour aux valeurs et à l’esthétique anciennes de l’Antiquité. Ils ont inventé des opéras basés sur des tragédies anciennes dont on savait qu’elle était interprétée en étant mêlée à des chœurs et de la danse.
interprétés avec des chœurs et des danses.

Ainsi, en 1597, nous assistons au premier opéra connu avec La Dafne de Jacopo Peri. Cependant, le premier chef-d’œuvre du genre était L’Orfeo, qui a été créé à Mantoue en 1607 par Claudio Monteverdi.

Envie d’en savoir plus sur l’Opéra ? Découvrez maintenant ses origines

 

La musique baroque
Photo d’un Opéra

 

La diffusion de la musique

C’est pendant la période Baroque que les écoles ont commencé à émettre les traités et les théories de la musique. Ces théories devaient être strictement respectées par les musiciens et allaient devenir les premières règles de base de l’harmonie occidentale.

À cette époque, le Contrepoint se développa grandement. Un style complètement différent de celui célébré durant la Renaissance. Ce style sortait de l’ordinaire et avait de nombreux adeptes. Notons son emblématique représentant, Jean-Sébastien Bach, qui amena le Contrepoint à des niveaux de perfection technique et esthétique rarement égalés.

Le Contrepoint est la superposition de plusieurs lignes mélodiques qui, une fois exécutées ensemble, forme un tout harmonique plus ou moins riche selon la qualité du compositeur. Le Contrepoint est un art à haute technicité qui contient nombre de procédés. L’un d’eux, l’Ornement, était très répandu dans le système de notation. Il s’agit d’une sorte d’agrément, également appelé “notes secondaires”, principalement utilisée comme accompagnement de la note principale. À d’autres égards, c’est une variation des notes appartenant à l’accord principal, utilisé pour l’harmonisation.

La diffusion des techniques musicales et de composition ont donc particulièrement stimulé la diffusion de la musique Baroque dans toute l’Europe.

Les compositeurs de l’époque

De nombreux compositeurs de l’époque Baroque ont écrit des œuvres à la demande de leurs mécènes : rois, nobles ou encore hommes d’église.

  • Les Français: Marc Antoine Charpentier, Jean-Philippe Rameau, Jean Baptiste Lully et François Couperin

 

  • Les Allemands : George Philipp Telemann, Johann Pachelbel et Jean-Sébastien Bach, ce dernier dont les oeuvres sont admirées et représentées tout au long de la période Classique. Il est l’auteur de “La Passion de Saint Matthieu”

 

  • Les Italiens : Giuseppe Tartini, Arcangelo Corelli, Alessandro Scarlatti, Antonio Vivaldi et Claudio Monteverdi qui fut l’un des premiers promoteurs de l’art Baroque.

 

  • Les Anglais : Henry Purcell, Georg Friedrich Haendel (allemand, mais anglais d’adoption) qui a écrit entre autre “Le Messie”. Il est connu pour avoir assimilé les différents styles du Baroque et les avoir inséré dans ses compositions
La musique Baroque
Portrait de Georg Friedrich Haendel

 

Les styles de musique Baroque

Le style Baroque se caractérise par la sophistication. Ses formes s’enrichissent progressivement, avec des embellissements ou des ornementations, avec des techniques d’improvisation et d’accompagnement, et enfin avec l’introduction de solistes dans l’orchestre. C’est précisément grâce à ces diversifications que les différents styles du Baroque sont nés et ont été classés selon le genre de musique : instrumentale, lyrique ou religieuse. Citons quelques uns des styles emblématiques de la période Baroque:

  • Le Concerto est la technique de dialogue qui oppose le soliste au reste de l’orchestre
  • L’Opéra est une oeuvre musicale mettant en scène des personnages chantant leurs propre rôle. C’est la forme musicale ayant obtenu le plus de succès et ceci poursuivra au-delà de la période baroque.
  • La Toccata est un genre de composition rythmique et virtuose pour les instruments à clavier
  • La Fugue est une forme d’écriture musicale qui utilise les méthodes du contrepoint et de l’imitation
  • La Sinfonia est une composition instrumentale qui se traduit par Symphonie, mais qui est antérieure à celle-ci
  • La Sonate est une composition instrumentale à plusieurs mouvements pour un instrument soliste accompagné par exemple d’un instrument à clavier.
  • La Suite de Danses est un ensemble ordonné de pièces instrumentales extraites d’un Opéra, d’un Ballet ou d’une pièce de Théâtre

 

La musique Baroque
Photo d’une salle d’Opéra

Conclusion

On retient du Baroque la naissance des formes et genres musicaux qui feront l’attrait des compositeurs sur les siècles suivants : Sonate, Concerto, Symphonies et surtout l’Opéra. Les pièces inégalables de Monteverdi, Vivaldi, Rameau, Bach ou Haendel, marquent avant tout l’apogée de chaque genre. Et ce, en contribuant naturellement au passage de l’époque Baroque vers l’époque Classique qui suivra. La mort du célèbre compositeur Jean-Sébastien Bach marque la fin d’un période riche et foisonnante.

 

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L’histoire du CNSMD de Paris

L’histoire du CNSMD de Paris

Le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (CNSMD de Paris) est un établissement public administratif chargé de la formation professionnelle en musique, en danse et en sciences et techniques du son. Le conservatoire fait partie des membres associés de l’Université Paris sciences et lettres. Comme de nombreux conservatoires de France, le CNSMD de Paris dispose d’une riche histoire. Découvrons-la ensemble.

 

Origine et acte de naissance

Louis XIV crée le Conservatoire Royal de Musique par un brevet délivré le 28 juin 1669. L’académie est reliée à la maison du roi. En outre, conformément à l’ordonnance du Conseil d’État du roi du 3 janvier 1784, l’École Royale de Chant et de Déclamation a été créée et prit place dans l’hôtel des Menus-Plaisirs. L’école se place  sous la houlette de François-Joseph Gossec. Ces deux institutions ont été parmi les premiers signes de la volonté de structurer et de formaliser l’enseignement du théâtre et de l’art musical en France.

Sous l’impulsion de Bernad Sarette, la Révolution ajoute l’École de Musique Municipale, en juillet 1792, à l’École Royale de Chant. Et ce, à partir du corps de musique de la Garde Municipale. Les deux entités ont réussi à établir, le 8 novembre 1793, la première ébauche d’une institution unique dédiée à la formation des musiciens. En plus de former des musiciens, la mission du Conservatoire est de concevoir une méthode pour chaque discipline. Mais aussi de participer aux fêtes nationales. L’Institut National de Musique, créé par décret de la Convention Nationale est doté d’un budget distinct. Et sera dirigé par François-Joseph Gossec.

Seulement deux ans plus tard, par une loi du 3 Août 1795 et selon le rapport d’un ami de Bernard Sarrette, Marie-Joseph Chénier, la Convention sous la présidence de Jean-Marie Heurtault de Lammerville décide de créer l’établissement du Conservatoire de Musique, en lieu et place de l’Institut National de Musique. La nouvelle structure est gérée par un comité de direction. Principalement composé de François-Joseph Gossec, Étienne Nicolas Méhul, André Grétry et Luigi Cherubini.

L’enseignement se limite aux disciplines instrumentales, en particulier les Cordes et les Vents. Dès la première année, le nombre d’étudiants est de 600.

Vous souhaitez apprendre la musique ? Découvrez dans cet article, les différents cursus musicaux en France qui ont pour but de former les musiciens amateurs.

 

 L’histoire du CNSMD de Paris
Portrait de François-Joseph Gossec

L’Empire du CNSMD de Paris

Bernard Sarrette est nommé directeur en 1800 et occupe ce poste durant tout l’Empire.

La mission de l’établissement s’est étendue et assure dorénavant la formation des futurs résidents de l’Opéra-Comique, du Théâtre-Italien et de la Comédie-Française. Une École de Déclamation est ainsi fondée le 3 mars 1806. Et ce, au sein du Conservatoire de Musique et porte le nom de Conservatoire de Musique et de Déclamation. Des cours de danse, de déclamation lyrique et dramatique, de “maintien théâtral” et de “mouvement du corps” viennent s’ajouter et compléter le plan d’enseignement.

En 1806, François-Antoine Habeneck fonde l’orchestre des étudiants avec lequel, jusqu’en 1815, il interprétera de nombreuses représentations lors des célèbres “exercices d’élèves”, dont les premières auditions françaises de multiples symphonies de Beethoven. Le Grand Prix de Rome et la Bibliothèque sont également établis durant le directorat de Bernard Sarette.

 L’histoire du CNSMD de Paris
Portrait de François-Antoine Habeneck

En temps de guerre

Suite aux précédents directeurs, ayant renforcé les disciplines et enseignements, Henri Rabaud, succédant à Gabriel Fauré, ouvre de nouvelles classes. Il fait appel à des personnalités de l’époque pour en prendre la direction : Paul Dukas, Marcel Moyse, Yves Nat et Charles Munch (ce dernier pour la direction d’orchestre, en 1939).

Plus tard, Claude Delvincourt se voit confier la difficile tâche de diriger l’établissement pendant l’occupation allemande et les troubles d’après-guerre. Afin d’éviter l’embrigadement d’élèves appelés au service du travail obligatoire, le nouveau directeur a créé l’Orchestre des Cadets en 1943. Et qui resta après la guerre l’un des fleurons de l’école.

De nombreux cours, s’ouvrent sous sa direction : Le cours de Saxophone en 1942, le cours élémentaire d’Histoire de la Musique en 1946, celui de Percussions en 1947, Pédagogie, Culture Générale et Esthétique (1947), Musique de Chambre et bien d’autres cours.

Delvincourt a également nommé des professeurs renommés, dont Pierre Fournier et André Navarra, Norbert Dufourcq, Lucette Descaves et Olivier Messiaen.

En 1946, Delvinvourt, mène à bien la séparation de la musique et de l’art dramatique, créant ainsi le Conservatoire National d’Art Dramatique. Le Conservatoire de Musique prend alors le titre de CNSMD de Paris, Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris.

 

L’histoire du CNSMD de Paris
Dessin à l’aquarelle d’un saxophoniste

Le CNSMD de Paris aujourd’hui

En 1945, Delvincourt souligne que l’étroitesse des locaux de la rue de Madrid devient de plus en plus sensible chaque année. C’est donc Marc Bleuse qui se charge de préparer, 40 ans plus tard, l’implantation du CNSMD de Paris. Dans le projet de Cité de la Musique, conjuré par le président Mitterrand en 1984. Et c’est Alain Louvier, qui a assuré le déménagement et l’installation de l’établissement à la Villette.

De Marc Bleuse et Alain Louvier à Xavier Darasse et Marc-Olivier Dupin, l’enseignement du CNSMD de Paris a continué à se diversifier durant cette période. Ce qui entraîna la division de l’organisation en neuf départements. Pour la plupart de création récente : Musique ancienne, Son, études chorégraphiques, Jazz et musiques improvisées, Pédagogie.

Cette rénovation pédagogique se traduit également par la création de nouveaux cours. Notamment : Nouvelles technologies, Direction de chœur grégorien, Polyphonie de la Renaissance, écriture du XXe siècle, Culture musicale, Ethnomusicologie et Musique de film. La création du Diplôme de Formation Supérieur en 1994 en est un autre exemple. Alain Poirier, mettra en œuvre de nombreux projets. Notamment la mise en place des trois cycles de LMD (licence-master-doctorat), afin de se conformer au plan défini dans la Déclaration de Bologne. Tout en conservant ses valeurs, le CNSMD de Paris a su se développer de façon remarquable. Et ce, tout au long de son histoire. La mise en place d’un programme d’enseignement supérieur européen au CNSMD de Paris est l’une des plus récentes preuves de cette adaptabilité, mise au service d’une meilleure reconnaissance des diplômes, d’une plus grande mobilité européenne des élèves et de la valorisation de la recherche. Après un bref passage de Pascal Dumay, nommé directeur du Conservatoire en 2009, Bruno Mantovani prit la relève de 1oût 2010 à Juillet 2019. Emilie Delorme lui succède le 1er janvier 2020.

En 1980, le deuxième Conservatoire National Supérieur apparait à Lyon. De nouvelles dispositions statutaires consolidées en 2009 concernant les deux établissements publics à caractère administratif de Lyon et de Paris, placés sous la tutelle du ministère de la Culture et de la Communication. 

 

 L’histoire du CNSMD de Paris
Conservatoire National Supérieur Musique et Danse de Lyon

Conclusion

Le CNSMD de Paris est né avec deux institutions très différentes : l’École Royale de Chant et de Déclamation et l’École de Musique Municipale. Au fur et à mesure, l’établissement a fini par se diversifier. Mais a surtout évolué pour arriver au Conservatoire que nous connaissons aujourd’hui. Le but premier du CNSMD de Paris aura toujours été de dispenser un enseignement musical de haut niveau. Cela en fait donc l’un des établissement de formation de la musique le plus sélectif de France.

 

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La musique de la Renaissance

La musique de la Renaissance

Le développement des échanges économiques et culturels, l’imprimerie, les nouveaux genres musicaux, la reconnaissance des compositeurs et de leurs œuvres, sont quelques unes des caractéristiques qui ont modelé la musique de la Renaissance. N’oublions pas également le développement important de l’organologie, soit les avancées et développements liés aux instruments de musique. Découvrez les particularités de la musique de la Renaissance.

 

Introduction de la musique dans la Renaissance

La période de la Renaissance s’étend du XVe au XVIIe siècle. Elle est marquée tout d’abord par la musique Médiévale à son commencement, puis ensuite par l’arrivée de la musique Baroque à la fin de la période. La musique de la Renaissance se définit par un soin de la mélodie : un type d’écriture bien particulier et sa prosodie caractéristique dans le cas de compositions vocales. Mais aussi par l’échelle et le tempérament des compositions.

Pendant cette période, la musique était plus largement diffusée dans les écoles ainsi que dans ce qu’on pouvait appeler des conservatoires. Différents styles de musique coexistaient, contrairement à ce qu’on peut parfois penser. À la Renaissance, divers instruments de musique ont été créés pour compléter ceux hérités du Moyen-Âge.
Dans la musique Médiévale, les accords étaient composés à partir des seules combinaisons des quartes, quintes et octaves. À la Renaissance, d’autres intervalles commencent à s’étendre : les tierces et les sixtes viendront élargir la palette harmonique des compositeurs.

Dans la création musicale, de nouvelles formes émergèrent alors et furent introduites en Italie : le contrepoint et la diminution ou l’ornementation improvisée. Le contrepoint est la superposition organisée de lignes mélodiques uniques avec des dissonances contrôlées. La diminution ou l’ornement improvisé est un processus d’écriture polyphonique qui consiste à raccourcir le chant et à orner la mélodie.

 

La musique de la renaissance
Peinture de trois musiciennes de la Renaissance

Paroles et système de notation

À la Renaissance, la musique était influencée par les chants religieux mais aussi profanes. La musique religieuse de cette période était dominée par des cantiques populaires et des chants grégoriens. Toutefois, la tendance humaniste de l’époque influença grandement les textes mis en musique.

C’est en Italie, en quittant progressivement le domaine du sacré, que le Madrigal, une forme de musique vocale, fit son apparition. C’est à ce moment-là que les chants se sont diversifiés avec des incursions humoristiques ou anecdotiques, où se mêlent histoires de danse et d’amour.

Le système de portée était différent de celui utilisé aujourd’hui, les notes étaient écrites en formes carrées, ovales ou de losanges. Cette notation est l’héritière des Neumes Grégoriennes. La notation blanche, un type d’écriture musicale inventée sous la Renaissance, fut utilisée pour écrire des œuvres contemporaines de l’époque : le Madrigal et les musiques mondaines, qui elles, n’étaient donc pas religieuses.

Pendant la Renaissance, pour enseigner et apprendre la musique, différentes écoles ont développé leurs propres systèmes d’écriture. Lorsque la musique instrumentale commence à devenir “tendance”, de nouvelles méthodes d’apprentissage s’imposent. Par exemple, c’est au XVIe siècle que les première tablatures apparaissent, afin, entre autre, de faciliter l’apprentissage.

Les instrumentistes à cordes sont ceux qui utilisent le système des tablatures. Cela leur permet de pouvoir jouer plus simplement et rapidement des œuvres, sans pour autant recourir à l’apprentissage complet à la théorie musicale. Chacune des lignes des tablatures représentent les cordes de l’instrument. Les tablatures facilitaient la lecture des partitions et contribuaient également à la réalisation d’œuvres polyphoniques novatrices pour l’époque.

 

La musique de la Renaissance
Partition avec le système de notation de la Renaissance

 

Les compositeurs de la Renaissance

À la Renaissance, les œuvres musicales se diffusent plus qu’auparavant et la période a connu un grand nombre de compositeurs notables :

  • Josquin des Prés : compositeur né en Picardie vers 1440. Son œuvre a plu et a ébahi un grand nombre de personnes, jusqu’aux célèbres Palestrina ou Roland de Lassus. Toutefois, Josquin des Prés tomba dans l’oubli pendant des siècles, jusqu’à ce que les compositeurs Charles Burney et François-Joseph Fétis n’attirent à nouveau l’attention sur lui vers la fin du XVIIIe siècle. Son style était très varié et expressif. Il composa des chansons profanes, des messes et des motets, mais son œuvre comporte aussi des pièces plus graves comme le Lamento sur la mort du compositeur Johannes Ockeghem.
  • Diego Ortiz : compositeur né vers 1510 à Tolède en Espagne. Ortiz est l’auteur du Tratado de Glosas, un recueil de Viole de gambe et de Clavecin, publié en espagnol et en italien en 1553. Ce recueil est d’une grande importance pour la technique d’ornementation et d’improvisation de la Renaissance. Et c’est aussi la première œuvre créée pour la Viole de gambe. À l’époque, ce recueil a connu un grand succès, qui vaut à son auteur la protection du Pape Jule III. Ortiz a également composé un recueil de 69 pièces de musique religieuse polyphonique.

La Viole Gambe est un des différents modèles de la Viole, un instrument du Moyen-Âge. Découvrez les autres instruments médiévaux.

 

  • Guillaume Dufay : compositeur belge né à Cambrai en 1474. En mars 1436, il interprète sa ballade Nuper rosarum flores. De là, Il acquiert une réputation incontestée et possède une autorité musicale reconnue et bénéfique sur toute l’Europe. Dufay a beaucoup servi au Vatican et dans multiples diocèses. Dufay fut l’un des plus grands musiciens de la première moitié du XVe siècle et l’un des premiers compositeurs de l’école Franco-Flamande.

 

  • Johannes Ockeghem : Ockeghem est compositeur Franco-Flamand né vers 1410. Ockeghem a apporté différents styles à ses œuvres profanes et religieuses. Il donne la priorité à la musique religieuse, essayant de transmettre une véritable impression de grandeur et de puissance. Nous gardons de lui 13 messes, le plus vieux requiem (ayant survécu), un credo isolé, une dizaine de motets et une vingtaine de chansons. Sa réputation traverse rapidement les frontières.

 

La musique de la Renaissance
Portrait de Guillaume DUFAY

Les instruments de musique de la Renaissance

Bien que nombreux instruments de musique aient été hérités du Moyen Âge, bon nombre ont aussi été créés à la Renaissance :

Les Cordes

Il existait de nombreux types d’instruments à cette période de la Renaissance :

  • la Viole de gambe, la Lyre, la Arpa doppia qui est une invention de la Renaissance, le Luth qui à l’époque était l’instrument phare, la Cithare, la Vihuela, et le Violon qui est apparu à Milan

Les Bois

  • la Flûte à bec, la Flûte traversière, la Chalemie, la Bombarde, lui aussi innové à cette époque, la Cornemuse, le Graïl également appelé Hautbois occitan ou Gralla.

Les Claviers

Leur succès était de renommée mondiale, mais ce sont les compositeurs de musique sacrée de cette époque qui préféraient les instruments à Clavier. Il y avait donc le Clavecin, le Varginal, l’Orgue et l’Orgue de Barbarie.

Les Cuivres et Percussions

Les Cuivres et Percussions étaient peu nombreux à l’époque. Toutefois, il en existait quelques-uns : le Cornet à bouquin, la Saqueboute et la Trompette pour les Cuivres et le Tambourin pour les Percussions.

 

La musique de la Renaissance
Peinture d’une musicienne de la Renaissance

Conclusion

La Renaissance a marqué la fin de l’époque Médiévale et du Moyen Âge, elle se traduisait également par une renaissance artistique. Le style de la Renaissance s’est essentiellement développé dans quatre pays ou régions d’Europe : au sud-ouest en Espagne, au nord-ouest en Angleterre, au sud en Italie et au nord dans les Pays-Bas franco-bourguignons où s’est développée l’École Franco-Flamande.

 

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Les différents types d’orchestre

Les différents types d'orchestre

Le terme “orchestre philharmonique“ vous a-t-il déjà interpellé? En connaissez-vous réellement la signification? Pour y répondre, intéressons-nous d’abord aux termes “symphonie“, “orchestre“ et “philharmonique“. Premièrement, le terme orchestre renvoie simplement à un groupe de musiciens instrumentaux. Dans la musique classique, il désigne spécifiquement un groupe de musiciens utilisant des instruments à cordes, bois, cuivres, percussions et parfois un chœur qui interprète des symphonies, des opéras, de la musique populaire ou d’autres compositions.
Il existe plusieurs orchestres à travers le monde qui se différencient en premier lieu par leur prestige mais aussi par leur taille. Un “orchestre “ fait également référence à un endroit particulier du théâtre où des musiciens se produisent sur scène. Quant aux termes “philharmonique“ et “symphonique“, les deux signifient “musique harmonieuse“ et s’utilisent comme des homonymes pour qualifier les différents orchestres.

 

 

Un peu d’histoire

Depuis des milliers d’années, les hommes assemblent différentes combinaisons d’instruments. Les origines des orchestres remontent à l’Égypte ancienne. Cependant, ce n’est qu’au cours des 400 dernières années que les musiciens ont commencé à former des groupes importants, plus connus aujourd’hui sous le nom d’orchestres.

Au temps de Mozart, vers 1770, les orchestres ont subi un changement radical. Pour la première fois, les compositeurs ont commencé à écrire pour des combinaisons d’instruments spécifiques. Pendant cette période, le Violon solo dirigeait la représentation depuis sa chaise (et parfois debout, tout comme l’orchestre) mais au fur et à mesure que les orchestres grandissaient, le chef d’orchestre a pris le pas sur le Violon solo.

Les chefs d’orchestres se tiennent debout et sont la plupart du temps sur un podium au milieu de l’orchestre afin qu’ils soient vus par tous les musiciens. Parmi les familles d’instruments et au sein de chaque groupe d’instruments, il existe une hiérarchie déterminée. Chaque groupe ou section instrumentale a un “chef” qui se charge de diriger et de jouer les solos. Les Violons sont divisés en deux groupes : premier Violon et second Violon. Le premier Violon principal est appelé Violon solo et est considéré comme le leader, non seulement de la section des cordes, mais aussi de tout l’orchestre, subordonné uniquement du chef d’orchestre.

Il est intéressant de noter que le Cor d’harmonie, bien que techniquement un instrument de la famille des Cuivres, joue parfois un rôle dans des ensemble de Bois. Comme quoi, c’est sur l’harmonie des sons et non pas sur des normes rigides concernant les familles d’instruments que les compositeurs et musiciens se sont accordés.

 

Les différents types d'orchestre
Dessin d’un chef d’orchestre

L’orchestre symphonique

“Symphonie“ signifie “sonner ensemble“, et pendant des siècles, ce terme avait pour signification “des sons mélangés qui sonnent bien ensemble“. Un orchestre symphonique peut être composé de plus de 100 musiciens, qui sont divisés en plusieurs familles : cordes, bois, cuivres et percussions. Le mot “symphonique” et le nombre de musiciens prédisposent ces ensembles à interpréter des pièces imposantes.

Ce type d’orchestre se défini comme un grand ensemble composé d’instruments à vent, à cordes, à cuivres et à percussion. Le tout est organisé pour interpréter de la musique dite “classique” mais également de la musique de film.

  • Les Bois comprennent la plupart du temps la Flûte, le Hautbois, la Clarinette et le Basson. Le Piccolo, le Cor Anglais, les Clarinettes en Mib ou Basse et le Contrebasson peuvent également y être ajouté.
  • Les instruments à Cordes comprennent la Harpe, le Violon, l’Alto, le Violoncelle et la Contrebasse.
  • Les Percussions comprennent un très grand nombre d’instruments. Mais citons entre autre les Timbales, la Caisse claire, la Grosse caisse, les Cymbales, le Triangle, le Célesta et le Piano quand il n’est pas soliste. Ces deux derniers instruments appartiennent à la sous famille des instruments à Clavier.
  • Les Cuivres sont la plupart du temps composés du Cor, de la Trompette, du Trombone et du Tuba.

    Saviez-vous que la Flûte fait partie des instruments de musique les plus accessibles à tous ? Découvrez les autres instruments 

Le nombre de musiciens par instrument peut varier et se calibre surtout à partir des Bois. On parle d’un orchestre “Bois par 2”, “Bois par 3” et même “Bois par 4”. Chaque instrument de la famille des bois se verra doté de deux musiciens, ou trois, ou quatre. Ces types de dimensionnement d’orchestre symphonique caractérisent généralement l’époque des oeuvres composées. À l’époque de Mozart par exemple, on utilisait des orchestres plus réduits, la plupart du temps “Bois par 2”. Chez Wagner, les dimensions des orchestres explosent et il n’est pas rare de voir des oeuvres “Bois par 4”.

 

Les différents types d'orchestre
Les différents instruments d’un orchestre Symphonique

L’orchestre philharmonique

Le mot philharmonique se compose des mots grecs “philos“ et “harmonikos“, désignant essentiellement l’ami ou l’amour de l’harmonie au sens musical du terme. Le mot “philharmonique“ a été utilisé par de nombreuses sociétés de musique. C’est principalement au cours du XIXe siècle que les philharmoniques ont été créées à travers le monde. Les sociétés musicales étaient des réels lieux d’échange (et parfois de conflits) pour les personnes érudites et férues de musique. Organiser des concerts était une activité essentielle des sociétés. Si un orchestre était formé sous le drapeau d’une société, il était naturel de donner à l’orchestre le nom de la société.

Au fil du temps, le terme philharmonique est apparu pour décrire un orchestre, et n’était pas nécessairement associé à une société philharmonique. Il est également couramment utilisé pour décrire de grands ensembles multi-instruments. Ainsi, un orchestre “ philharmonique “ complet compte 80 à 100 musiciens.

Vous aurez donc compris qu’il n’existe pas réellement de différences entre les types d’orchestres symphoniques et philharmoniques. Tout est question d’étymologie et d’histoire.

 

Les différents types d'orchestre
Photo d’un orchestre philarmonique

L’orchestre de chambre

Les orchestres de chambre emploient la plupart du temps moins de 40 musiciens. L’équilibre des sonorités étant parfois plus délicat, les compositeurs et musiciens doivent faire preuve d’une grande maîtrise. Comme son nom l’indique, l’orchestre de chambre joue…de la musique de chambre ! Des compositions écrites à l’origine pour des lieux réduits, qui accueillaient des représentations parfois confidentielles, à la cour ou dans des salons aristocratiques (ou…dans une chambre, souvent royale et de taille plus imposante que la moyenne !).

Les compositeurs contemporains ont toujours créé de la musique de chambre, mais le style a atteint son apogée au cours des 17ème et 18ème siècles alors que des compositeurs comme Haydn, Mozart et Vivaldi occupaient la scène. Les orchestres de chambre, en revanche, sont adaptés aux œuvres moins amples où l’accent n’est pas mis sur la puissance de l’orchestre, mais plutôt sur l’interaction des lignes et les délicats changements de timbre.

 

Les différents types d'orchestre
Photo d’un orchestre de chambre

L’orchestre d’harmonie

Un Orchestre d’Harmonie est un ensemble musical rassemblant trois familles d’instruments : les Cuivres, les Percussions et les Bois. L’Orchestre d’Harmonie se confond souvent avec l’Orchestre Symphonique ou Philharmonique qui eux accueillent une quatrième famille : les Cordes. On peut dire que dans l’Orchestre d’harmonie, la Flûte, la Clarinette, le Hautbois et le Saxophone sont utilisés à la place des instruments à Cordes.

Au départ, le répertoire de l’Orchestre d’harmonie était principalement constitué de musique militaire. Ensuite, il s’est enrichi de musique classique: ouverture d’opéra, concerto, messe. Avec plus d’un siècle d’expérience et une volonté de satisfaire un public diversifié, l’Orchestre d’Harmonie a élargi son répertoire pour inclure le Jazz, né à la Nouvelle-Orléans au début du XXe siècle, qui est une musique militaire mixte revisité par les Afro-Américains et les Créole.

Les musiques de films dans le répertoire de l’Orchestre d’harmonie ont fait une entrée remarquable et ce grâce à ces dramaturges du son, qui établissent un lien entre l’image et le sentiment. Enfin, au cours des dernières années, l’Orchestre d’Harmonie a élargi son style musical à des œuvres originales créé spécifiquement pour cette formation, qui mettent en évidence les caractéristiques de ces ensembles.

En France, la plupart des Orchestres d’Harmonie se compose d’amateurs de statut associatif. Toutefois, ils ont parfois composé de musiciens professionnels tels que les professeurs et les instrumentistes.

Les différents types d'orchestre
Photo de trois saxophonistes

Conclusion :

Vous connaissez maintenant la plupart des différents types d’orchestre. Certains orchestres imposants peuvent ne comporter qu’une seule famille d’instrument. Par exemple l’orchestre à cordes, qui peut aller jusqu’à une soixantaine de musiciens! La beauté de ces différents types d’orchestres, réside dans la diversité des couleurs et des répertoires qui les composent. Rendez-vous au concert, appréciez les différences de timbres et de masses, ce qu’elles vous procurent comme émotions. Rien n’est meilleur que d’écouter un orchestre vivre sur scène, les respirations, les mouvements et la puissance de la musique, créée à quelques mètres de vous par des musiciens d’exception.

 

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La musique du Moyen-Âge

La musique du Moyen-âge

Avant et pendant une grande partie du Moyen-Âge, la musique se transmettait principalement à l’oral de génération en génération. L’émergence de “codes” musicaux a été fortement favorisée par les difficultés de diffusion des mélodies, des chants et de la mémorisation. La sophistication croissante des oeuvres a également été déterminante. Ces codes musicaux vont permettre de conserver une trace : c’est le début des premières partitions. La musique, au cours du Moyen-Âge, évoluera, en passant par des formes simples puis beaucoup plus complexes.

 

Introduction de la musique au Moyen-Âge

L’appellation “Médiévale“ qui a pour signification “âge intermédiaire“, vient des auteurs italiens des XIVe et XVe siècles, qui étaient convaincus que leur époque n’était autre qu’une nouvelle Antiquité. Le Moyen-Âge ou période Médiévale illustrent une période qui les séparait donc, de l’Antiquité.

L’étude de la musique médiévale est difficile avant 400 à 500 après JC, car il n’en existe aucun témoignage exploitable. Avec le grand écart périodique qui sépare le début du christianisme de la fin du XIVème siècle, il est difficile, voire impossible de recenser tous les événements majeurs qui ont orienté le cours de l’histoire de la musique.

Le berceau de la musique occidentale se situe dans le Moyen-Age chrétien, puisqu’il commença par l’avènement du christianisme. Dès l’an 313, l’édit de Milan donna à la Chrétienté un statut de religion officielle à la Réforme protestante. Les pères de l’Église accordaient la pensée médiévale à dominante religieuse car ils considéraient que le chant se prêtait à la louange de Dieu.

La musique du Moyen-Âge comprend la musique religieuse et profane et se développe sur plus de 800 ans, dépassant même le Moyen-Âge pour aller jusqu’à la Renaissance. C’est pendant cette période de l’histoire que les notations musicales apparaissent pour la première fois.

Les premiers livres écrits manuellement comportant une écriture musicale, datent du VIIIème et IXème siècles. Les moines, qui seuls à l’époque, disposaient du savoir de la notation musicale, dessinaient au-dessus des textes pour chants, des silhouettes de mélodies nommées neumes. Les neumes ont petit à petit pris la forme de carrés ou de losanges.

De là, pour être de plus en plus précis au niveau de la hauteur du son, ils ont progressivement ajouté des lignes, allant d’une ligne jusqu’à quatre.

Curieux d’en savoir plus sur l’origine des partitions de musique ? Lisez notre article sur le sujet. 

 

La musique du Moyen-Âge

La musique religieuse Chrétienne : Le chant Grégorien

Le chant grégorien se définit comme un chant monodique (à une seule voix), chanté sans accompagnement ni soutien harmonique. Il est avant tout un chant de prière. À ce temps, les notation musicales n’existent pas encore, les mélodies doivent donc être apprises par cœur. 

L’arrivée des neumes changea cela et ces dernières servaient à indiquer les inflexions vocales et pouvaient être différentes selon les régions. La notation diastématique (l’utilisation de lignes pour positionner les notes) s’imposa peu à peu, puisqu’il fallut indiquer la hauteur et la valeur des neumes. De là, s’ajoutèrent peu à peu différentes clés selon l’ambitus de l’instrument utilisé.

Contrairement à l’utilisation des modes majeurs et mineurs d’aujourd’hui, il existait à l’époque huit modes caractérisés par :

  • l’ambitus : dans lequel se développe la musique
  • La teneur : autour de laquelle s’organise la mélodie
  • La finale : La note conclusive

Il existe deux styles parmi les caractéristiques du chant grégorien : le récitatif qui est le chant qui se rapproche des inflexions ascendantes ou descendantes et les compositions libres qui possèdent chacune sa propre mélodie.

Le récitatif et les compositions libres peuvent être de style syllabique (une note pour une syllabe), neumatique (une syllabe correspondant à un neume) ou mélismatique (passages chantés sur une seule syllabe).

Citons les psaumes, les répons et les antiennes (les formules de récitation diffèrent à chaque fois). Il existe également la psalmodie directe (versets chantés successivement sans ajout), psalmodie antiphonale (versets chantés alternativement par le chœur qui est divisé) et la psalmodie responsoriale (psaumes chantés par un soliste suivi du chœur)

 

La musique du Moyen-Âge

Les instruments du Moyen-Âge

Au Moyen-Âge, les instruments étaient très populaires dans la musique profane mais quelques-uns étaient plus utilisés que d’autres par les Troubadours. A contrario, la musique religieuse était principalement vocale.

La Viole

La Viole est un instrument à cordes frottées qui se joue avec un archet. Comparé au Violon, la Viole à quelques différences qui se jouent au niveau du nombre de cordes mais aussi à la façon dont le joueur la tient : La Viole possède 6 cordes et se tient entre ou sur les genoux.
Il existe différents modèles de Violes nommés en fonction de leur taille : la Viole de Gambe alto, la Viole de Gambe ténor, la Contrebasse de Viole de Gambe etc…

La Chalemie

La Chalemie est un instrument à vent et à anche double, appartenant à la famille des Hautbois. Cet instrument était très utilisé à cette époque. Sa popularité était due à son timbre puissant qui accompagnait idéalement la Cornemuse. La combinaison de ces deux instruments produisait un son riche en harmoniques, c’est pourquoi ils étaient souvent combinés.

La Chalemie émet un son fort et est jouée selon la technique de la respiration circulaire. Les Troubadours et les autres musiciens en jouaient les plus fréquemment à l’extérieur, car leur son puissant accompagnait les festivals et les fêtes organisées en plein air.

La Guiterne

La Guiterne, un instrument à cordes pincées, avait un corps très peu profond et était fait de la même pièce que le manche. Il avait la forme d’une demi-poire sur laquelle trois ou quatre cordes généralement faites de boyaux étaient attachées. Les Guiternes avaient une richesse harmonique élevée et pouvaient généralement offrir des frappes directes et précises.

Au Moyen-Âge, elle était utilisée et considérée comme instrument de sérénade mais possédait tout de même un côté noblesse. En effet, des personnes de haut rang telles que les princes, avaient à leurs dispositions, leurs propres joueurs de Guiterne qu’ils jouaient lorsque les princes recevaient de la visite.

Le Bendir

Le Bendir est un instrument à percussion qui est toujours d’actualité. Il s’agit d’un tambour sur cadre mesurant environ 400 mm de diamètre. Le cadre fait de bois et recouvert de peau de chèvre, était frappé par la force des doigts et des paumes des Troubadours.

Le Bendir possède aussi un timbre de cordes en boyau fixé tout le long de la peau qui diffuse un son bourdonnant. Le joueur doit placer l’instrument à l’horizontale et peut ainsi le jouer debout ou assis.

 

La musique du moyen-âge

Guiddo d’Arezzo : l’inventeur de la notation musicale moderne

Guiddo d’Arezzo est un moine bénédictin italien né en 992. Il est l’inventeur du système de notation musicale sur portée que nous utilisons aujourd’hui.

Nous connaissons peu de choses à son sujet, mais nous savons qu’il était moine et professeur de musique à l’école de la Cathédrale d’Arezzo en Italie.

Guido d’Arezzo est une légende du monde musical de l’époque. Un grand nombre de manuscrits conservés ont tendance à affirmer l’importance qu’on lui portait. Pédagogue reconnu et axé sur la pratique, il a essayé d’étendre l’usage des lignes, notamment par l’adjonction de couleurs. De plus, il critiquait l’habitude de placer plusieurs neumes par interligne.

À cette distinction des hauteurs du son, dont il n’est pas l’auteur mais qui le préoccupe, il ajouta un nouveau procédé technique. Il donna un nom à chacune des notes de l’hexacorde inspiré par l’hymne à Jean-Baptiste (ut, ré, mi, fa, sol, la). Aujourd’hui DO remplace UT.

 

La musique du Moyen-Âge

 

Conclusion

Le Moyen-âge, considéré comme « l’origine » de notre musique occidentale est une période très vaste, allant du Vème au XVème siècle. Cette période a conduit à la mise en place d’idées, de structures et d’institutions qui dureront des siècles. Ici se sont créées et développées de nouvelles formes de la musique. Au cours des derniers siècles, l’ensemble du système musical est mis en place avec la phonologie, les symboles et le rythme.

 

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L’Opéra : ses débuts

l'opéra : ses débuts

L’Opéra, parfois perçu comme une pièce de théâtre mise en musique, est un art particulièrement riche qui regroupe plusieurs disciplines artistiques, telles que la musique, la danse, le chant, la poésie et les arts picturaux et vestimentaires. Opéra, qui signifie “Œuvre“ en italien, suggère la quintessence de ce que représente le genre pour ses créateurs : la perfection et la réunion de tous les arts dans une même création. Très souvent, les sujets prennent part dans la tragédie ou le drame. Tout comme le théâtre, l’Opéra est divisé en plusieurs actes et les textes y sont chantés et non récités. Découvrez les débuts de l’Opéra.

 

La naissance de l’Opéra

Pour retrouver les débuts de l’Opéra, nous devons remonter jusqu’à l’Antiquité. En effet, à cette époque, en Grèce antique, chanter faisait partie des habitudes des Grecs. Pendant les représentations théâtrales, un chœur, que l’on nommait Coryphée, intervenait lors des discussions des sentiments. Par la suite, au Moyen- Âge durant les messes, certains versets de la Bible étaient mis en scène et en musique. Et c’est enfin en Italie que nous retrouvons un des premiers éléments de l’Opéra : Le récitatif.

À la Renaissance, des pièces polyphoniques d’inspiration profane, du nom de madrigal italien, étaient très appréciées de la population. Toutefois, la compréhension des paroles des chanteurs était difficile puisqu’ils interprétaient à la fois un texte conséquent et une mélodie riche. La solution apportée, qui fut trouvée par un groupe de musiciens du nom de “La Camerata Florentina “, était de réciter le texte avec très peu d’accompagnement musical. De là est né le récitatif.
Claudio Monteverdi est celui qui a composé en 1607 l’un des tout premiers Opéras de l’histoire en s’inspirant des idées de “La Camera Florentina” : l’Orféo. Avant lui, Jacopo Peri composa Dafne à Mantoue en 1598. À l’époque de Monteverdi, la musique était au service du texte, qui était une priorité. L’Opéra fut un grand succès national : Il arrivait aux chanteurs d’être suspendu par des harnais, des machines faisaient apparaitre de larges décors et des fumigènes étaient utilisés.

Peu à peu, Monteverdi ainsi que ses élèves et ses successeurs, vont donner de l’importance à la musique. Elle devient l’interprète des sentiments. Les mots étaient donc répétés et les syllabes allongées.

C’est en 1700 que cette façon de chanter devient un des éléments les plus importants de l’Opéra. On l’appela Aria, aujourd’hui appelée Air.

L’Opéra en France : 

L’histoire, les transformations et les évolutions de l’Opéra diffèrent selon les pays, suivant les goûts et traditions locales. Grâce au cardinal Mazarin, c’est en 1645 que l’Opéra fait son entrée en France. La troupe originaire de Venise, emmené par Mazarin, joua La Finta Pazza à la cour de Louis XIV. La représentation a eu un franc succès. Le premier Opéra Français vit le jour seize ans plus tard : Pomone, de Robert Cambert et Pierre Perrin.

Grâce à Jean-Baptiste Lully, musicien de Louis XIV, la première école d’Opéra ouvra ses portes en France au début du XVIIème siècle. Les compositions de Jean-Baptiste Lully constituaient une réelle source d’inspiration pour des compositeurs de renom tels que Piccinni, Gluck et Jean-Chrétien Bach.

Au XIXe siècle, l’Opéra était au cœur des grands succès musicaux en France et conquis les autres pays comme la Russie et l’Allemagne.

Le récitatif est l’un des deux styles les plus caractéristiques du Chant Grégorien. Découvrez-en d’avantage en lisant notre article sur la musique du Moyen-Âge 

 

L'opéra : ses débuts

Les décors et les costumes de l’Opéra

Au début du XVIIIème siècle, les éléments du décor n’étaient perçus que comme des éléments pour situer l’action des Opéras, mais c’est à la fin du XVIIIème que l’on commença à considérer celui-ci comme un élément fondamental du spectacle.

À la fin du XVIIIème siècle, la représentation scénique avait une place dominante dans les opéras de la période révolutionnaire. Les décors devaient être imposants, plus spectaculaires visuellement et plus prosaïques pour supporter les nombreux figurants sur scène. Avant cela, dans les dernières décennies de l’Ancien Régime, les costumes et les décors étaient des mises en scène des facteurs de nouveautés théâtrales.

Albert Alfred-Marie-Vincent était dessinateur de costumes. Il réalisa de nombreuses estampes d’artistes en costume de scène entre 1820 et 1840 pour les Opéras tels que Les Huguenots et Cendrillon. Ayant surtout une activité liée au théâtre à l’Opéra, il illustra les Bals de l’Opéra et de la Renaissance et a également dessiné des costumes pour l’Opéra-Comique et le Théâtre-Français.

Le décor, le costume et la performance scénique sont liés à la même cause : le désir d’éblouir le public et de les émouvoir. Cette exigence a conduit au développement de l’Opéra et surtout l’Opéra-Comique, comme un art complet.

 

L'opéra : ses débuts

Pomone : Le premier Opéra français

Premièrement, l’un des premiers musiciens à composer des opéras en français est Robert Cambert, compositeur né à Paris en 1627, considéré aujourd’hui comme le “père“ de l’Opéra français. Il collabore avec le poète Pierre Perrin qui obtient le privilège de l’académie royale de Musique créée en 1669.
Pour l’inauguration du premier théâtre lyrique parisien en 1671, ils composèrent ensemble l’opéra Pomone. Le jour de la première représentation, les billets se vendirent jusqu’à 15 livres. L’année qui suivi, Cambert, évincé de la scène lyrique, poursuivi sa carrière en Angleterre pour y recréer certaines œuvres qu’ils avaient composées avec Perrin.

L’œuvre connu un réel succès et resta à l’affiche durant plusieurs mois. Elle ne connut pas moins de 146 représentations, sur treize mois. Les rôles principaux étaient tenus par Mlle Cartilly (Pomone) et François Beaumavielle (Vertumne).

Pomone est divisé en 5 actes et un prologue :

    • Prologue : La Nymphe de la Seine et Vertumne, Dieu champêtre, admirent la puissance de Louis XIV et rendent hommage à la beauté de Paris et de la Seine
    • Acte I : Les vergers de Pomone
    • Acte II : Un parc de chênes
    • l’Acte III : Rochers et verdure
    • Acte IV : Jardin et berceau de Pomone
    • l’Acte V : Palais de Vertumne

 

L'opéra : ses débuts

Les différents types d’Opéra

L’Opéra ne cesse d’évoluer et se présente sous différentes formes. Tout dépend du caractère de l’histoire racontée. Il peut s’agir d’une comédie ou d’un drame.

L’Opéra-seria

L’Opéra-seria qui est un genre italien était très “tendance” au cours du XVIIIème siècle. L’Opéra-seria est une œuvre codifiée, composée d’une ouverture et de 3 actes. Les compositeurs s’inspirent souvent de la mythologie gréco-romaine comme thème. Tamerlano de G.F. Haendel compte parmi les œuvres les plus populaires.

La Tragédie Lyrique

La Tragédie Lyrique fut le genre le plus joué en France. Elle à connu son succès entre le XVIIème et XVIIIème siècles et ce grâce à Jean-Baptiste Lully qui voulait se différencier de l’Opéra italien. Toutes les disciplines telles que la musique, le texte, et la danse ont une place importante dans la Tragédie Lyrique.
Tout d’abord, les Tragédies Lyriques sont généralement composé d’une ouverture, d’un prologue et de 5 actes, les solistes, les récits, les chœurs et les danses ont chacun un rôle à jouer. L’Opéra-Ballet détrônera la Tragédie Lyrique à la suite du décès de Louis XIV.

L’Opéra-Ballet

Ce genre d’opéra est apparu au XVIIème siècle. Il comprend 4 ou 5 actes tous indépendants des uns des autres mais basé sur le même thème. C’est une œuvre conçue pour divertir le public, la danse a un rôle très important et l’histoire a un aspect plus simple. Parmi les œuvres les plus célèbres du genre opéra-ballet, il y a les Indes Galantes de Rameau.

Le Grand Opéra

Tout d’abord, le Grand Opéra est un genre français qui a vu le jour à Paris au XIXème siècle et qui a rencontré son succès entre les années 1830 et 1870. Il est composé de 4 ou 5 actes ainsi que d’un grand Ballet. Cette œuvre réunit des chœurs, plusieurs solistes et un grand orchestre c’est ce qui fait sa particularité.
Les thèmes de ce genre sont souvent dramatiques. L’histoire met en œuvre des scènes macabres et horrifiantes. Parmi les œuvres du grand opéra il y a Les Huguenots de Giacomo Meyerbeer.

L’Opéra-Bouffe

L’Opéra-Bouffe est apparu en 1855 et ce grâce à Jacques Offenbach qui a réalisé des œuvres comiques et légères. Le genre Opéra-Bouffe met en avant plusieurs protagonistes. Les Brigands, de J. Offenbach figure sur la liste des Opéra-Bouffe les plus connus.

L’Opéra Wagnérien

Le compositeur Allemand Richard Wagner est l’un des plus emblématiques compositeurs d’Opéra. Son style est basé sur le leitmotiv, la mélodie continue et le chromatisme, le tout exécuté par un orchestre aux dimensions impressionnantes. Pour jouer pleinement son rôle, l’orchestre utilise des instruments parfois peu répandus comme le Tuba wagnérien. Le style Wagnérien nous rapproche d’un monde légendaire, peuplés de dieux, d’êtres fantastiques, de chevaliers, de princesses mais aussi de la sagesse qui reflète la condition humaine, sur la passion émotionnelle et sur le sacré. 

Parmi les œuvres les plus célèbres de Wagner, L’Or du Rhin, composée en 1854 et Le Vaisseau fantôme, composée en 1843.

 

l'opéra : ses débuts

Conclusion

L’Opéra est né de la volonté de fusionner plusieurs arts : la musique, le théâtre, les arts visuels et la danse. Il connut une riche et lente évolution, mais ne fût jamais totalement abandonné. Grâce à l’apport de Wagner, l’Opéra a également inspiré la naissance du cinéma, qui lui a pris le “relais”. C’est avant tout une œuvre qui invite le spectateur à rêver, rire, prendre peur, pleurer mais aussi réfléchir sur sa propre condition.

 

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La musique de l’Antiquité

La musique de l'Antiquité


La musique semble avoir toujours existé : battements de mains, choc de pierres ou de morceaux de bois, le rythme fut le point de départ de cet art plusieurs fois millénaire. Depuis ses débuts, elle a suivi bien de chemins différents. Pour les hommes de l’Antiquité, la musique fut considérée comme venant des dieux. Les Grecs lui ont accordé bien plus d’importance qu’à d’autres arts majeurs comme la poésie, la danse et la médecine.

Grèce antique : Introduction à la musique classique

Ce qu’on nomme Antiquité commence du IIIe millénaire avant notre ère jusqu’au IVe siècle après Jésus-Christ, soit plus de 3000 ans d’Histoire. Les grecs ont été les premiers théoriciens de la musique. C’est le philosophe Pythagore et ses disciples : Philolaos de Crotone, Damon d’Athènes et Hippase de Métaponte, qui mirent en évidence le rapport entre les sons et les nombres. Ils créèrent le premier système musical de 7 notes. Il est dit que les égyptiens utilisaient déjà une gamme de 7 notes qu’ils avaient associées aux 7 planètes connues.

Pour tenter de restituer le système musical grec, nous disposons de quelques morceaux de musiques notées, mais aussi d’une description de la théorie et de la notation propre à la musique de cette époque. La table d’Alypius d’Alexandrie est aussi une base d’informations importantes car elle permet une conversion du solfège ancien vers le nôtre. Les Grecs utilisaient un système de notation instrumentale utilisant 15 signes spéciaux et un système de notation vocale utilisant les 24 lettres de l’alphabet ionien. Il y avait aussi des signes indiquant la durée, placé au-dessus des syllabes.
Ces notations étaient néanmoins peu utilisées. La musique se transmettait essentiellement à l’oral, de ce fait très peu de partitions ont pu arriver jusqu’à nous.

Malgré le rôle important que jouait la musique chez les Grecs, nous avons peu de témoignages concrets, uniquement des lambeaux de pièces difficilement exécutables :

  • Hymnes delphiques à Apollon (IIe siècle avant. Jésus-Christ.)
  • Epitaphe de Seikilos (IIe-IIIe siècle après Jésus-Christ)

Le fondement du système musical grec repose sur le tétracorde, formé par une succession de 4 sons conjoint dont les 2 extrêmes sont à un intervalle de quarte (2 tons et 1 demi-ton).

Les notes intermédiaires occupent des positions variées selon le genre du tétracorde :

  • Diatonique (½ ton, ton , ton)
  • Chromatique (½ ton , ½ ton , 1 ½ ton)
  • Enharmonique (¼ ton, ¼ ton, 2 tons)

La musique des Grecs était purement mélodique, ils ne connaissaient ni l’harmonie, ni la polyphonie.

 

La musique de l'Antiquité

L’histoire du Solfège remonte à bien des siècles. Découvrez son origine mais aussi son évolution 

 

Les instruments de l’antiquité

Comme dans d’autres civilisations de l’antiquité, on trouve l’usage de la voix ainsi que 3 familles d’instruments :

  • Les instruments à cordes (Cordophones)
  • À vent (Aérophones)
  • À percussion (Idiophones)

Les instruments Cordes

L’instrument à cordes emblématique des grecs est la LYRE. La Lyre est un instrument qui comportait 3, 5 ou encore 7 cordes et dont la caisse de résonance était composée d’une carapace de tortue travaillée et d’une peau de bœuf tendue. Les cordes étaient en tendons.

Le BARBITOS est une Lyre plus grande et plus grave. Elle fut jouée entre autres par Alcée, Sappho et leurs disciples. On en jouait régulièrement pour honorer Dionysos.

La Lyre a peu à peu évolué vers la CITHARE. Ressemblant à la Lyre, le nombre de corde de la Cithare peut monter jusqu’à 15 voire 18. La caisse de résonance est en bois, prolongée par des bras coudés le plus souvent en ivoire.

La HARPE, qui est un des instruments à cordes les plus anciens, hérité des égyptiens.

Le PANDORE se compose de 3 cordes, en nous rappelant le Luth : il se joue avec un plectre (ancêtre du médiator) et la note est obtenue en déplaçant la main gauche sur les cordes. On l’appelle aussi TRICHORDE.

Les instruments à Vent

Le principal instrument à vent des Grecs est l’AULOS, qui comporte deux chalumeaux en roseau. Contrairement à la flûte de cette époque, l’instrument se joue à l’aide d’une anche.

l’Aulos évoluera et finira par créer d’autres types instruments : L’ASCAULE est équipé d’une outre gonflée d’air et le MONAULE, Aulos à un seul chalumeau.

Les instruments à Percussion

Les SISTRES sont constitués de pièces métalliques qui s’entrechoquent.

Les TYMPANUMS sont des tambourins, constitués d’un cercle de bois couvert de peaux tendues sur les 2 côtés au moyen d’un lacet.

Et les CROTALES qui sont deux disques métalliques que l’on entrechoque.

 

La musique de l'Antiquité

Une poétesse : Sappho

Sappho est une poétesse Grecque de l’Antiquité qui a vécu au VIIème siècle et avant Jésus-Christ. Comme les poètes de l’époque, elle était également musicienne et jouait de la Lyre, plus précisément du Barbitos. Elle enseignait à ses élèves, la grâce, l’art lyrique, l’amour par des codes spécifiques, notamment la métrique, ce qui fera d’elles, des jeunes femmes accomplies

Sappho était très célèbre et appréciée dans l’Antiquité. Dans une épigramme qui fut attribuée à Platon, l’auteur la qualifie de “dixième Muse“.
Sappho a fait un grand nombre d’odes, d’épigrammes, d’élégies, d’épithalames. Elle aurait composé neuf livres de poésie lyrique, cependant, il ne nous reste d’elle que quelques rares morceaux et des fragments d’oeuvres. Un seul poème est arrivé jusqu’à notre époque dans son intégralité : Ode à Aphrodite.

L’Ode à Aphrodite est une “prière “ adressée par Sappho à la déesse Aphrodite pour que la jeune fille qu’elle désire réponde à son amour.
Son thème favori semble être la passion amoureuse. Elle ne cachait pas dans sa poésie son amour des jeunes filles et son désir pour elles. Dans sa poésie s’exprime un amour sacré pour ces jeunes femmes qui la délaisseront vers un autre séjour, quittant l’île et sa compagnie pour toujours.

D’après Plutarque dans son traité De la musique, Sappho aurait inventé le mode mixolydien, l’un des trois principaux modes de la musique grecque antique.

 

La musique de l'Antiquité

Musique de la Rome antique

Comparé à la musique de l’antiquité grecque, celle de la Rome antique est beaucoup moins connue. Assurément, les sources en rapport avec la musique de la Grèce antique et les informations, tels que les théories musicales de Pythagore et d’Aristoxène sont nombreuses. À l’inverse, peu de choses ont survécu sur la musique de la Rome antique.

Il semble que les Romains n’avaient pas d’attache particulière à cet art. Ils n’ont jamais consigner leur musique et ont dû emprunter la notation musicale des Grecs.

Malgré cela, les Romains ont assez apprécié la musique. De plus ils ont eu accès à un bon nombre d’instruments tels que :

  • La Tuba latine faisait partie de la famille des Cuivres, comme le Tuba moderne. Elle ressemblait fortement au Cor d’harmonie d’aujourd’hui. Elle possédait une longue trompe en bronze munie à son extrémité d’un pavillon conique amovible
  • Pour accompagner les danses rythmiques de certains rites, ils utilisaient les cymbales en cuivre, le sistre mais aussi les timbales et les castagnettes
  • Le corps du buccin était un instrument qui ressemblait à la lettre G, faisant partie de la famille des Cuivres
  • La Lyre, le Luth et la Cithare

 

La musique dans l'antiquité

 

Conclusion

Dans la musique moderne, l’harmonie et le timbre ont pris une très grande place, contrairement à celle de la Grèce antique qui durant des siècles n’a consisté que dans le rythme et dans la mélodie. Toutefois, deux des théoriciens de l’antiquité : Aristoxène et Ptolémée, ont traité de l’harmonie. Mais celle-ci, telle que l’un et l’autre l’entendaient, n’a que peu de choses en commun avec ce que nous appelons aujourd’hui l’harmonie, c’est-à-dire la formation et l’enchaînement des accords.

 

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